ANEC­DOTES ET CONFI­DENCES

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Dossier -

AMOUR DI VIN.

À mi­di, chaque pa­tient, y com­pris les femmes en couches, re­çoit une ra­tion de vin. Les hommes ne sa­chant s’en conten­ter pro­fitent de leurs sor­ties pour se rendre au ca­fé voi­sin, Le Bon ac­cueil. Leur idée : rap­por­ter une bou­teille à leur ca­ma­rade de cham­brée afin de par­ta­ger le ca­non. L’un d’eux croit un jour trou­ver le sub­ter­fuge im­pa­rable : dis­si­mu­ler le fla­con à l’aide d’élas­tiques sous son pan­ta­lon. « Mais la soeur Saint-Gé­rard était fi­naude… », sou­rit An­drée Bes­son. ■

CA­CHEZ CE MORT QUE JE NE SAU­RAIS VOIR.

Le per­son­nel étant ré­duit au strict mi­ni­mum du­rant la nuit (une veilleuse par ser­vice ; en cas de pro­blème, on ré­veille une soeur ou, pour une ur­gence plus grave en­core, le doc­teur Col­lard), les ma­lades dé­cé­dés ne sont pas im­mé­dia­te­ment conduits à la morgue. On se contente de ti­rer les ri­deaux des lits à bal­da­quins ou de dis­po­ser un pa­ravent au­tour du dé­funt pour at­tendre le pe­tit ma­tin. ■

PRIÈRE D’OB­TEM­PÉ­RER.

Sou­mises au rythme des prières quo­ti­diennes (le pre­mier of­fice a lieu à six heures, té­moigne soeur Ma­rie-Pierre), les Au­gus­tines se rendent seules en se­maine à la cha­pelle mais le di­manche les agents de ser­vice doivent as­sis­ter à la messe. La tribune, ac­ces­sible via les ser­vices ad­mi­nis­tra­tifs à l’étage, leur est ré­ser­vée. ■

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