Au­cun bruit ni au­cun sif­flet face à Rennes

Après la dé­route à Mar­seille, les Verts re­çoivent Rennes à huis clos di­manche (17 heures)

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Sports La Gazette Des Verts - Ro­dolphe Mon­ta­gnier ro­dolphe.mon­ta­gnier@cen­tre­france.com

La Ligue de foot­ball pro­fes­sion­nel (LFP) a in­fli­gé un match à huis clos to­tal à l’ASSE après un in­ci­dent grave sur­ve­nu lors du der­by. Les Verts re­ce­vront Rennes dans le si­lence. À moins que les sup­por­ters ne dé­cident de ma­ni­fes­ter en de­hors de l’en­ceinte.

Ch­ris­tophe Gal­tier s’était plaint des sif­flets qui n’avaient pas tar­dé à des­cendre des tra­vées du stade Geof­froy­Gui­chard après la ré­cep­tion de Nantes (1 à 1), il y a quinze jours, il va être sou­la­gé. Di­manche, pas un bruit, pas un son, pas même une simple re­mon­trance ne tom­be­ra des gra­dins du « Chau­dron » qui son­ne­ra creux : la Ligue de foot­ball pro­fes­sion­nel (LFP) a en ef­fet in­fli­gé un match à huis clos to­tal à l’ASSE. Seuls les mé­dias et les of­fi­ciels, de la LFP et des deux équipes, pour­ront as­sis­ter à cette ren­contre de la 34e jour­née de Ligue 1.

En at­tente de la dé­ci­sion d’un ap­pel de­vant la FFF

Cette sanc­tion a sur­pris tout le monde parce qu’elle in­ter­vient suite au com­por­te­ment de sup­por­ters sté­pha­nois lors du der­nier der­by face à l’Olym­pique lyon­nais. Ce soir­là, rares étaient ceux qui sa­vaient qu’au­de­là de l’usage d’en­gins py­ro­tech­niques, un jet de pro­jec­tile avait en­traî­né la bles­sure du sta­dium ma­na­ger de l’ASSE. Sa­muel Rus­tem a été tou­ché à un oeil après être ve­nu rac­com­pa­gner An­tho­ny Lopes à la fin du match ; une bles­sure grave qui a même fait craindre le pire pour l’or­gane de l’in­té­res­sé.

Le club a dé­po­sé une plainte dans cette af­faire mais es­ti­mant que la dé­ci­sion de la LFP est néan­moins « in­adap­tée car elle pé­na­lise l’en­semble des sup­por­ters de fa­çon in­juste », elle a éga­le­ment fait ap­pel de la sanc­tion avant de fi­na­le­ment re­ti­rer son ap­pel. La pro­cé­dure n’était pas sus­pen­sive. Au­tre­ment dit, tant que la com­mis­sion su­pé­rieure d’ap­pel de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de foot­ball (FFF) n’avait pas ren­du de dé­ci­sion, cette ren­contre res­tait à huis clos alors...

Si jouer dans un stade vide n’est ja­mais une par­tie de plai­sir pour les joueurs, ce si­lence im­po­sé tombe fi­na­le­ment plu­tôt bien pour Sté­phane Ruf­fier et ses co­équi­piers. Compte te­nu du spec­tacle af­fli­geant pro­po­sé di­manche der­nier au stade Vé­lo­drome par des Sté­pha­nois dé­pas­sés dans tous les sec­teurs du jeu et sur­tout dans l’en­vie (lire le Billet vert ci­des­sous), il est peut­être pré­fé­rable qu’ils ne se re­trouvent pas trop vite cer­nés par leurs propres sup­por­ters.

L’ASSE et Rennes à pré­sent dé­cro­chés

Ça n’ar­ri­ve­ra pas dans l’im­mé­diat à Cheikh Mben­gué et Ke­vin Mon­net­Pa­quet, ren­trés bles­sés dans la sor­tie de route sur la Ca­ne­bière. Pro­ba­ble­ment pour plu­sieurs se­maines pour le pre­mier, tou­ché à un mol­let, alors que le se­cond de­vait pas­ser une ima­ge­rie à ré­so­nance ma­gné­tique (IRM) pour sa­voir de quoi souffre son ge­nou meur­tri dans un contact avec Yo­han Pe­lé, le gar­dien de l’OM. Rien ne dit que Loïc Per­rin, à nou­veau for­fait le week­end pas­sé, puisse ef­fec­tuer son re­tour pour la ré­cep­tion de Bre­tons qui n’ont plus que deux points de re­tard sur les Fo­ré­ziens. Dé­sor­mais les uns comme les autres éloi­gnés de la lutte pour les places eu­ro­péennes. ■

PHO­TO : YAN­NICK PARIENTI - OM. NET

OM/ASSE. L’an­cien Vert Ba­fe­tim­bi Go­mis a don­né beau­coup de mal à Léo La­croix et à toute la dé­fense sté­pha­noise.

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