Ça va mal fi­nir avec Re­né Me­nu…

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Portes Du Forez -

Re­né Me­nu, conduc­teur SNCF à la re­traite, ha­bite Saint­Mar­cel­lin de­puis 35 ans. Il a pu­blié fin 2016 un re­cueil de dix nou­velles com­pi­lées dans un livre in­ti­tu­lé : Ça va mal fi­nir. Ba­sée sur les dé­boires qui ponc­tuent l’exis­tence de tout un cha­cun, cette pu­bli­ca­tion dé­li­cieu­se­ment cy­nique est le fruit d’une ima­gi­na­tion nour­rie. L’au­teur s’est ins­pi­ré d’évé­ne­ments contem­po­rains. Ren­contre.

Comment vous est ve­nue l’idée d’écrire ?

Par ha­sard. J’ai tou­jours ai­mé ra­con­ter des his­toires et mettre en scène des per­son­nages. Je ne suis pas un grand lec­teur con­trai­re­ment à ma femme. Je lis sur­tout des ro­mans his­to­riques ou des livres tech­niques no­tam­ment sur la Se­conde Guerre mon­diale avec une pas­sion plus par­ti­cu­lière pour les sous­ma­rins. Une des nou­velles de mon re­cueil est d’ailleurs consa­crée à ce su­jet. L’écri­ture n’est pas quelque chose d’ex­cep­tion­nel. Il faut avoir l’en­vie et s’y ac­cro­cher, c’est tout. Je prends en note des idées et mes sou­ve­nirs d’en­fance à Saint­Bon­net­le­Châ­teau. À la re­traite, j’ai ar­rê­té le vé­lo et je me suis lan­cé dans l’écri­ture d’un pre­mier ro­man. Je l’ai naï­ve­ment en­voyé aux grandes mai­sons d’édi­tion. Il a été re­fu­sé. Sans me dé­cou­ra­ger, j’ai alors dé­ci­dé d’écrire de pe­tites his­toires.

Par­lez-nous de votre livre ?

C’est un re­cueil de dix nou­velles. Elles n’ont au­cun rap­port les unes avec les autres. En re­vanche, j’ai choi­si de toutes les si­tuer dans les an­nées 60, l’époque de ma jeu­nesse, sauf une qui est fu­tu­riste. Je me suis ins­pi­ré de gens simples que j’ai connus pour créer les per­son­nages et de lieux que j’ai fré­quen­tés. Je parle du quo­ti­dien et des ac­ci­dents de la vie. Mes his­toires fi­nissent tou­jours mal : crise car­diaque, fait de guerre, meurtre, am­pu­ta­tion… C’est pour­quoi l’édi­teur a pro­po­sé le titre « Ça va mal fi­nir » pour le livre. Chaque nou­velle est illus­trée d’une pe­tite vi­gnette. J’ai réa­li­sé moi­même ces cro­quis. Je suis peintre ama­teur mais je n’ex­pose pas. C’est seule­ment un plai­sir per­son­nel.

Quels sont vos pro­jets ?

Pour l’ins­tant je suis « sec ». Je n’ai plus d’ins­pi­ra­tion. Mais il me reste en­core trente nou­velles dé­jà écrites. Je n’ai pas aban­don­né non plus l’idée de mon ro­man. Je le ré­écris sans cesse. J’ap­prends tous les jours dans le do­maine de l’écri­ture et aus­si sur le fonc­tion­ne­ment de l’édi­tion. En fait ce­la prend du temps et il faut don­ner beau­coup de soi pour se faire connaître en tant qu’au­teur. ■

RE­NÉ ME­NU. Dix nou­velles qui fi­nissent mal pour une car­rière qui com­mence bien.

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