Vi­gi­lante sur les dé­penses

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Vie Départementale -

Les ré­ponses de Ma­rie-An­drée Por­tier, di­rec­trice du centre hos­pi­ta­lier du Fo­rez.

■ Les syn­di­cats re­grettent le manque de dia­logue so­cial. Que leur ré­pon­dez-vous ? Nous pre­nons soin de les consul­ter sur tous les dos­siers et avons ins­tau­ré un dia­logue in­di­vi­duel avec cha­cun mais nous ne pou­vons pas ré­pondre fa­vo­ra­ble­ment à tous leurs sou­haits. Quand on est per­fu­sé par l’Agence ré­gio­nale de san­té (ARS), il faut faire at­ten­tion aux dé­penses.

Quelle est la si­tua­tion fi­nan­cière du CH du Fo­rez ?

Je suis très in­quiète pour 2017. Nous sommes fi­nan­cés à l’ac­ti­vi­té or elle n’est pas bonne en ce dé­but d’an­née. Nous avons per­du 390.000 € en trois mois.

Dif­fi­cile, dans ces con­di­tions, d’en­vi­sa­ger conser­ver la sté­ri­li­sa­tion en in­terne ?

■ Les sites de Feurs et Mont­bri­son ont fait l’ob­jet d’une ins­pec­tion au cours des deux der­nières an­nées. D’im­por­tants écarts à la norme ont été poin­tés du doigt. Et nous ne pour­rons pas in­ves­tir pour les ré­sor­ber. L’hy­po­thèse la moins coû­teuse semble être l’ex­ter­na­li­sa­tion en lien avec le CHU de SaintÉ­tienne, pres­ta­taire lo­gique. Mais nous sommes en train d’étu­dier les chiffres.

La chi­mio­thé­ra­pie est-elle aus­si me­na­cée ?

Nous tra­vaillons avec l’Ins­ti­tut de can­cé­ro­lo­gie Lu­cienNeu­wirth pour gar­der une chi­mio­thé­ra­pie de proxi­mi­té. Mais il n’y a pas, ac­tuel­le­ment, d’on­co­logue sur le mar­ché. Nous n’avons ob­te­nu au­cune ré­ponse lors de la pu­bli­ca­tion de poste. Il va donc fal­loir nous organiser dif­fé­rem­ment.

La ti­tu­la­ri­sa­tion des contrac­tuels re­lève éga­le­ment du casse-tête…

■ Oui parce que la ti­tu­la­ri­sa­tion est as­sor­tie d’une prime de ser­vice, l’équi­valent d’un trei­zième mois dans le pri­vé. Ce­la re­pré­sente un sur­coût pour le CH. Par consé­quent, nous ne pou­vons pas pas­ser tout le monde d’un coup en stage. C’est une po­li­tique qui doit être me­née pro­gres­si­ve­ment, d’au­tant plus quand on est dé­fi­ci­taire.

Avec de telles dif­fi­cul­tés, le CH du Fo­rez a-t-il en­core un ave­nir ?

Bien sûr ! D’autres éta­blis­se­ments ont réus­si là où nous échouons pour le mo­ment. Un exemple ? Nous ne sommes pas bons sur les du­rées d’hos­pi­ta­li­sa­tion. L’in­di­ca­teur de per­for­mance sur la du­rée moyenne de sé­jour, sur le plan na­tio­nal, est de 0,92 quand nous avons at­teint 1,62 sur cer­tains ser­vices en mars 2017. Pour­tant, tous les éta­blis­se­ments sont confron­tés aux mêmes contraintes. Mais nous ne res­tons pas là les bras bal­lants. Il faut mieux équi­li­brer nos dé­penses et nos re­cettes et il n’y a au­cune rai­son qu’on ne puisse pas faire chan­ger les choses. L’ARS veut conser­ver une offre de proxi­mi­té sur les deux sites. ■

DI­REC­TRICE. Por­tier. Ma­rie-An­drée

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