Une troi­sième condam­na­tion

Un Mont­bri­son­nais fait des pro­po­si­tions sexuelles à un mi­neur

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Vie Départementale - Pascal Jacquet

Un jeune homme de Mont­bri­son, ha­bi­tant au­jourd’hui Saint-Ger­main-La­val, a été condam­né à deux ans de pri­son ferme pour cor­rup­tion de mi­neur de moins de 15 ans, pro­po­si­tions sexuelles et dé­ten­tion d’images pé­do­por­no­gra­phiques.

Sé­bas­tien Pey­rard, 32 ans, re­con­naît une at­ti­rance pour les mi­neurs âgés entre 10 et 15 ans. Un dé­sir sexuel, pas un sen­ti­ment amou­reux.

Du 1er au 18 jan­vier der­nier à Mont­bri­son, il est ren­tré en contact avec un jeune gar­çon de 14 ans 1/2, proche de son en­tou­rage, via Fa­ce­book. Après quelques mes­sages, en pri­vé, il lui en­voie une pho­to de son sexe en érec­tion, lui ré­cla­mant d’en faire au­tant. Le jeune gar­çon s’exé­cute et ré­pond en­core fa­vo­ra­ble­ment à la de­mande d’une pho­to avec un stylo in­sé­ré dans l’anus. C’est le grand frère de l’ado­les­cent qui dé­cou­vri­ra les échanges quelques jours plus tard. Pré­ve­nue, la po­lice in­ter­pelle Sé­bas­tien Pey­rard et le place en garde à vue. Ce­lui­ci af­firme « s’être fait sé­duire. »

Le tren­te­naire est dé­jà connu de la jus­tice pour des faits si­mi­laires ou plus graves. En 2003, il a été condam­né par le tri­bu­nal des en­fants à trois ans de pri­son pour une ten­ta­tive de viol sur son pe­tit frère. En 2009, il écope de quatre ans de pri­son dont deux avec sur­sis mise à l’épreuve avec obli­ga­tions de soins pour une agres­sion sexuelle sur mi­neur.

Les ex­perts psy­chiatres disent de lui qu’il fait preuve de dé­ta­che­ment émo­tion­nel, d’au­cune prise de conscience de ses actes, par­lant sim­ple­ment de « conne­ries ». Sé­bas­tien Pey­rard leur a af­fir­mé : « Le dé­lin­quant, c’est ce­lui qui se fait prendre. » Les psy­chiatres voient en­core en lui « un su­jet dan­ge­reux mais cu­rable, po­ten­tiel­le­ment ré­ci­di­viste ». Le pré­sident de l’au­dience re­lève que « le sui­vi psy­chia­trique et les soins ne servent à rien vi­si­ble­ment ».

« Un su­jet dan­ge­reux mais cu­rable »

À la barre, Sé­bas­tien Pey­rard reste presque muet. Son avo­cat af­firme qu’il « n’a rien d’un pré­da­teur ». Le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique dé­nonce, lui, « une sur­vi­vance de fan­tasmes pé­do­philes qui est une in­quié­tude ma­jeure ». Il re­quiert à l’en­contre de Sé­bas­tien Pey­rad deux ans de pri­son ferme avec un sui­vi so­cio­ju­di­ciaire avec obli­ga­tion de soins de cinq ans. Le tri­bu­nal le sui­vra dans ses ré­qui­si­tions.

Sé­bas­tien Pey­rard est re­par­ti libre du tri­bu­nal, avec un ren­dez­vous de­vant le juge d’ap­pli­ca­tion des peines, pour un éven­tuel amé­na­ge­ment de sa peine. ■

Dé­jà condam­né pour ten­ta­tive de viol sur son pe­tit frère

PHO­TO D’ILLUS­TRA­TION.

IMAGES POR­NO­GRA­PHIQUES. sa vic­time via Fa­ce­book. L’agres­seur avait échan­gé avec

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