À la dé­cou­verte du jardin d’Al­lard

Joyau na­tu­rel et pa­tri­mo­nial de la sous­pré­fec­ture, le jardin d’Al­lard re­cèle bien des se­crets

Le Pays Roannais (Montbrison) - - Faits Divers - Justice - Jacques Ma­rion

Le mu­sée d’Al­lard pro­po­sait une vi­site dé­cou­verte du jardin d’Al­lard, en com­pa­gnie d’un jar­di­nier de la Ville, jeu­di 15 juin.

Maud Mu­ri­gneux, du mu­sée d’Al­lard, a com­men­cé la vi­site par une pré­sen­ta­tion de Jean­Bap­tiste d’Al­lard. Le gen­til­homme, né à Mont­bri­son en 1769, crée un ca­bi­net d’his­toire na­tu­relle et de cu­rio­si­tés com­por­tant jus­qu’à 16.000 ob­jets dans son hô­tel par­ti­cu­lier, ac­tuel mu­sée d’Al­lard.

Le jardin, dé­crit avec force dé­tails dans les rap­ports de son in­ten­dant, voit le jour suite à un voyage à Ver­sailles. Il dis­pose d’une oran­ge­rie (où s’épa­nouissent d’ailleurs de nom­breux arbres frui­tiers) ain­si que d’une serre chaude pour pro­té­ger les es­pèces fra­giles.

Dans le jardin se trouvent des vignes, des ruches, des ani­maux avec une basse­cour, des co­chons, chèvres… La su­per­fi­cie to­tale est de l’ordre de trois hec­tares avec des champs. Le jardin est par ailleurs agré­men­té de pa­godes.

San­drine Mon­ta­gnier a lu un ex­trait de compte ren­du de l’in­ ten­dant, Mon­sieur Bruges da­té de juillet 1819, té­moi­gnant de l’at­ten­tion que Jean­Bap­tiste d’Al­lard por­tait à son jardin, à cha­cune des va­rié­tés pré­sentes et à cha­cun de ses ani­maux. À son dé­cès, le jardin fut lé­gué à la Ville. Son ou­ver­ture au pu­blic en 1857, an­née que l’on re­trouve sur le por­tail d’en­trée en face du bar Le Gla­cier, fit l’ob­jet de cinq jours de fes­ti­vi­tés.

Les arbres bien­tôt éti­que­tés

« Le parc s’étend au­jourd’hui sur 1,5 hec­tare et l’en­tre­tien né­ces­site deux per­sonnes en per­ma­nence, a ex­pli­qué le res­pon­sable du parc d’Al­lard, Ri­chard Ser­vit, des es­paces verts de la Ville. Nous de­vons ef­fec­tuer quinze tontes par an. Il y a aus­si la pré­ser­va­tion et l’en­tre­tien des arbres et plantes dont cer­taines sont rares. Un tra­vail de mise en va­leur par l’éti­que­tage des arbres va être en­tre­pris. Une cin­quan­taine de vé­gé­taux de­vrait re­ce­voir leur éti­quette dès cette an­née, men­tion­nant leur es­pèce et leur ori­gine. » Le grand cèdre est im­po­sant mais ne date que de 1959, l’un des arbres les plus an­cien étant le cy­près chauve, près du bas­sin ; “chauve” parce qu’il perd ses ai­guilles en hi­ver.

Les pois­sons bien­tôt de re­tour dans les bas­sins ?

Un autre pro­jet est de re­mettre des pois­sons dans le bas­sin avec la créa­tion d’une pas­se­relle, à l’étude. Autre lieu re­mar­quable : la butte dans le parc des chèvres. Elle est due à un dôme sous­ter­rain qui ser­vait à conser­ver la glace tout au long de l’an­née, d’où le nom du « Gla­cier », en face du parc, la grotte à proxi­mi­té ayant fait of­fice d’en­trée vers ce dôme.

De­puis deux ans dé­jà, plus au­cun désher­bant n’est uti­li­sé dans le jardin. Tout se fait na­tu­rel­le­ment ou par brû­lage des mau­vaises herbes. ■

Des ruches, des vignes, des co­chons et même des pa­godes

DES ES­PÈCES RE­MAR­QUABLES. Le res­pon­sable du jardin, Ri­chard Ser­vit, a pré­sen­té des es­pèces re­mar­quables et a fait le lien entre ce qui exis­tait à l’époque de Jean-Bap­tiste d’Al­lard et au­jourd’hui.

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