De Lyon à Roanne, re­gards croi­sés

Le Pays Roannais (Roanne) - - Vie Régionale L'actu -

Ils ont vé­cu à Lyon des an­nées et viennent ou re­viennent s’ins­tal­ler à Roanne. Ils évoquent les atouts et les contraintes de leur nou­veau cadre de vie. Et donnent des pistes pour sé­duire leurs an­ciens voi­sins.

Après 25 ans pas­sés en ban­lieue lyon­naise, Ca­ro­line et Serge sont re­ve­nus à leur ter­ri­toire na­tal de­puis jan­vier. Par­mi les mo­ti­va­tions : « l’en­vie d’un autre cadre de vie » , « de tran­quilli­té » , « d’un ex­té­rieur ». Le coût de l’im­mo­bi­lier aus­si. « Pour une pe­tite mai­son, il faut s’ex­pa­trier » , sou­rit Ca­ro­line. Leur nid, c’est au coeur de Roanne qu’ils l’ont trou­vé. Serge fait les tra­jets quo­tid ie n s e n t ra i n ju s q u’ à Lyon. « Au dé­but, il y al­lait DÉMÉNAGEMENT. Ca­ro­line vit à Roanne de­puis jan­vier.

en voi­ture, c’était l’hor­reur. Fi­na­le­ment, avec le train, il ne met pas beau­coup plus de temps que moi, quand je de­vais par­cou­rir les 7 km entre mon an­cien do­mi­cile et mon an­cien tra­vail ». Ca­ro­line a en ef­fet stop­pé son ac­ti­vi­ té pro­fes­sion­nelle et en­vi­sage une re­con­ver­sion en Roan­nais. L’em­ploi est le seul bé­mol de ce déménagement. « Après des pre­miers contacts, je sens que ça peut être com­pli­qué ».

« Mi­ser sur la culture »

Le tra­vail, c’est éga­le­ment l’une des in­ter­ro­ga­tions d’Isa­belle. « Le pro­blème, ici, c’est l’em­ploi », ana­lyse­t­elle. Avec son com­pa­gnon lyon­nais, chef d’en­tre­prise, et leur pe­tite fille, ils se sont ins­tal­lés à Roanne, sa ville d’ori­gine, de­puis juillet. Lui jongle entre tra­jets et té­lé­tra­vail. Isa­belle, en pause pro­fes­sion­nelle pour s’oc­cu­per de son en­fant, sa­voure ici « une qua­li­té de vie », « un en v i r o n n e m e n t re po ­ sant ». « Il n’y a pas cette course à l’écha­lote, ce s t re ss pe r m a n e n t . Le s gens sont plus dé­ten­dus ». Et de don­ner des pistes pour sé­duire les Lyon­nais : « Ils ne connaissent pas Roanne ! Pour les at­ti­rer, il faut ac­cen­tuer la communication, en mi­sant no­tam­ment sur la culture. Un déménagement, ça ne se fait pas sans un peu d’ap­pré­hen­sion : moi j’ai pu avoir peur de m’en­nuyer. On peut craindre de de­voir ro­gner sur une vie cultu­relle, et pour­tant, il y a plein de choses à faire ici ». Autre axe à dé­ve­lop­per : le désen­cla­ve­ment, qui doit pas­ser par l’ar­ri­vée du TGV. « Fon­da­men­tal ». ■

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.