Cinq pré­ve­nus à la barre pour un tra­fic de can­na­bis

Le Pays Roannais (Roanne) - - Justice - Pas­cal Jac­quet

Suite à un contrôle de la gen­dar­me­rie à Vou­gy en oc­tobre 2016, les mi­li­taires ont dé­man­te­lé un tra­fic qui pros­pé­rait en Roan­nais.

Pour les quatre pré­ve­nus pré­sents à la barre du tri­bu­nal, le terme « tra­fic » est ex­ces­sif. Si tous concèdent avoir été des consom­ma­teurs de stu­pé­fiants, ils as­surent avoir re­ven­du des pe­tites quan­ti­tés pour sim­ple­ment fi­nan­cer leur propre consom­ma­tion.

Le par­quet tente bien de dé­fi­nir, là « une tête de ré­seau », ici « une nour­rice », mais le qua­tuor se dé­fend en re­la­ti­vi­sant les quan­ti­tés de pro­duits stu­pé­fiants échan­gées. Tout au plus, une pla­quette de 94 g de ré­sine de can­na­bis se­ra re­trou­vée lors d’une per­qui­si­tion chez l’un des pré­ve­nus, ain­si que du ma­té­riel né­ces­saire à la re­vente, comme des ba­lances de pré­ci­sion.

Jus­qu’à un an de pri­son ferme re­quis

L’en­quête dé­ter­mi­ne­ra que tous dis­po­saient de cinq à vingt clients, pour des ventes al­lant de 5 à 50 g par mois du­rant trois ans en Roan­nais. « Du dé­pan­nage », as­surent­ils. Cer­tains se trouvent en ré­ci­dive lé­gale ; tous af­firment avoir ar­rê­té les stu­pé­fiants de­puis.

Pour le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique, il s’agit « d’un pe­tit tra­fic qui n’a rien de pla­né­taire, ni de na­tio­nal. » Il re­quiert des peines al­lant de deux ans dont un avec sur­sis mise à l’épreuve à six mois avec sur­sis.

Le tri­bu­nal ren­dra son dé­li­bé­ré le 7 novembre pro­chain. ■

« Un pe­tit tra­fic qui n’a rien de pla­né­taire »

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