Des ana­lyses confirment la non-confor­mi­té du re­jet

Le Pays Roannais (Roanne) - - Vie Régionale L'actu - Lau­rie Lyo­thier lau­rie.lyo­thier@cen­tre­france.com

Rien de sur­pre­nant dans les ré­sul­tats d’ana­lyses pra­ti­quées suite au dé­ver­se­ment d’une sub­stance sus­pecte dans un ruis­seau à Ma­bly par la so­cié­té Isonat, ba­sée dans la zone d’ac­ti­vi­tés de Bon­vert.

L’en­tre­prise in­cri­mi­née avait re­con­nu un « re­jet ef­fec­tué de ma­nière ex­cep­tion­nelle et ac­ci­den­telle » (lire Le Pays du

25 oc­tobre). Les ré­sul­tats du pré­lè­ve­ment réa­li­sé le

17 oc­tobre der­nier ne font donc que confir­mer la non­confor­mi­té de ce dé­ver­se­ment dans le Fuyant, ruis­seau s’écou­lant à l’ar­rière de l’usine Isonat, spé­cia­li­sée dans la fa­bri­ca­tion d’iso­lants éco­lo­giques.

Seuils li­mites at­teints

Ce sont les ser­vices de la Roan­naise de l’eau qui ont pro­cé­dé à ces re­cherches scien­ti­fiques à par­tir d’un échan­tillon du li­quide qui s’était dé­ver­sé par un bas­sin d’eau de pluie. Ces ana­lyses dé­montrent le dé­pas­se­ment de deux va­leurs li­mites. D’un cô­té les ma­tières en sus­pen­sion, 6,5 fois au­des­sus du seuil avec 228 mg/litre ; de l’autre, la de­mande chi­mi­ que en oxy­gène at­tei­gnant 1.200 mg/litre, soit 9,6 fois la va­leur maxi­male.

« Ni mé­taux lourds, ni pro­duits chi­miques »

Des ré­sul­tats pas tout à fait iden­tiques à ceux re­le­vés par l’en­tre­prise el­le­même. « Nous avons fait nos propres ana­lyses, af­firme Da­vid Cou­du­rier, di­rec­teur d’Isonat. Les re­tours que j’en ai eus, c’est qu’au­cune pré­sence de mé­taux lourds ou de pro­duits chi­miques n’a été dé­tec­tée. Il s’agit en fait de fibres de bois. En re­vanche, il y a quelques traces d’hy­dro­car­bures, mais qui pro­viennent d’ailleurs car nous n’en uti­li­sons pas dans notre pro­cess. » Et de re­con­naître à nou­veau que « les dé­chets re­je­tés n’au­raient pas dû se trou­ver là ».

Par­mi les me­sures prises par Isonat de­puis l’in­ci­dent, un contrôle des ins­tal­la­tions a été réa­li­sé. Quant au bas­sin d’eau de pluie dans le­quel l’écou­le­ment s’était pro­duit et qui avait im­mé­dia­te­ment fait l’ob­jet d’un pom­page, il n’est plus en fonc­tion­ne­ment. ■

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