Les al­ler­gies font tou­jours le prin­temps

Alerte orange aux pol­lens de gra­mi­nées dans le dé­par­te­ment, après le pic des bou­leaux en avril

Le Pays Roannais (Roanne) - - La Une - Florent Ley­bros florent.ley­bros@cen­tre­france.com

Prin­temps et beaux jours obligent, les al­ler­gènes pointent le bout de leur nez au grand désar­roi des al­ler­giques. État des lieux dans le dé­par­te­ment.

«Yeux qui grattent, pe­tite toux, nez qui coule… Le rhume mais au prin­temps quoi », les symp­tômes pré­sen­tés par le phar­ma­cien de Riorges Jean­Mi­chel Seitz re­viennent fré­quem­ment chez les Li­gé­riens de­puis l’ar­ri­vée du prin­temps. Après le pic des pol­lens de bou­leaux dé­but avril, ce­lui des gra­mi­nées a pris le re­lais ces der­niers jours. Le dé­par­te­ment de la Loire est même en vi­gi­lance orange (ni­veau éle­vé de 4 sur 5) jus­qu’au 18 mai au moins, d’après les der­niers chiffres pu­bliés par le Ré­seau na­tio­nal de sur­veillance aé­ro­bio­lo­gique (RNSA), qui pos­sède une sta­tion à Saint­Étienne.

Les pol­lens de chêne et de ru­mex, éga­le­ment chif­frés, sont quant à eux res­pec­ti­ve­ment de ni­veau 2 et 1 pour la même pé­ Avec les beaux jours, les dif­fé­rents pol­lens mènent la vie dure aux al­ler­giques.

riode. Sur le ter­rain, même si Jean­Mi­chel Seitz ne re­çoit pas plus de clients que les an­nées pré­cé­dentes, de nom­breuses per­sonnes dé­filent néan­moins dans sa phar­ma­cie de­puis le dé­but du prin­temps. « Les gens viennent nous voir en pre­mier re­cours. On ne peut pas les diag­nos­ti­quer, mais on peut leur don­ner une se­maine de traite­

ment, en gé­né­ral du col­lyre pour les yeux, et du col­lu­toire pour la gorge ir­ri­tée. Si ce n’est pas ef­fi­cace, on les ren­voie vers un mé­de­cin », ex­plique ce­lui qui est aus­si vice­pré­sident de la chambre syn­di­cale des phar­ma­ciens de la Loire.

Plu­sieurs re­cours s’offrent donc avant d’al­ler consul­ter un al­ler­go­logue. « Il peut pro­po­ser

un trai­te­ment de dé­sen­si­bi­li­sa­tion, mais c’est vrai­ment des­ti­né à ceux qui ont des réac­tions fortes et sont gê­nés pen­dant six mois de l’an­née. Il existe toute une pa­no­plie de trai­te­ments avant, comme la cor­ti­sone. Le pro­blème dans le Roan­nais, c’est qu’il n’y a plus d’al­ler­go­logue (*). Les gens sont obli­gés d’al­ler à Saint­Étienne au plus proche », dé­plore Jean­Mi­chel Seitz. À sa­voir qu’au ni­veau na­tio­nal, le nombre d’al­ler­giques est pas­sé de 2 % en 1970, à ac­tuel­le­ment 25 %, et pour pro­ba­ble­ment at­teindre 40 à 50 % en 2050. L’une des ex­pli­ca­tions porte sur la pol­lu­tion de l’air qui ouvre les pol­lens et le ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique. En at­ten­dant pour les al­ler­giques, il est évi­dem­ment conseillé d’évi­ter d’être en contact avec les al­ler­gènes en pri­vi­lé­giant une ba­lade en centre­ville plu­tôt que dans les prés, idéa­le­ment par temps de pluie et le ma­tin. Vu comme ça, c’est plus fa­cile à dire qu’à faire… ■

(*) Un ca­bi­net a ou­vert lun­di 14 mai à Roanne, au 9 rue d’Al­bon.

« Le pro­blème dans le Roan­nais, c’est qu’il n’y avait plus d’al­ler­go­logue »

PHO­TO RDC ÉRIC MALOT

AL­LER­GIES.

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