Tout l’art de don­ner vie à un re­gard

L’ar­tiste roan­naise Éve­lyne Rous­sel évoque sa pas­sion pour la pein­ture et ses su­jets de pré­di­lec­tion

Le Pays Roannais (Roanne) - - Roanne Vivre Sa Ville - Com­ment dé­cri­vez-vous votre style ? ➔ Pra­tique. Pro­pos re­cueillis par Vé­ro­nique Chas­sain

Com­mer­çante pen­dant de nom­breuses an­nées à Roanne, na­tive de la ré­gion, Éve­lyne Rous­sel s’adonne de­puis six ans à la pein­ture. Un tra­vail ar­tis­tique axé prin­ci­pa­le­ment sur les re­gards.

QComment êtes-vous ve­nue à la pein­ture ?

■ ues­tions à cette ar­tiste au riche par­cours.

De pa­rents ju­ras­siens, je suis na­tive de Roanne où j’ai gran­di. J’ai eu très vite en­vie de faire de la dé­co­ra­tion mais, à l’époque, il fal­lait faire les beaux­arts et mon père s’y est op­po­sé. Je me suis donc lan­cée dans la coif­fure et me suis ins­tal­lée au Co­teau très jeune, à l’âge de 23 ans, où je suis res­tée une quin­zaine d’an­nées. Ma­man de deux en­fants, j’ai ou­vert à la même époque cinq sa­lons de coif­fure, pé­riode à la­quelle j’étais éga­le­ment ad­jointe au com­merce à la Ville de Roanne. Ce fut une pé­riode in­tense mais Éve­lyne Rous­sel, ar­tiste - peintre roan­naise, s’ins­pire prin­ci­pa­le­ment des re­gards pour les­quels elle se pas­sionne.

très in­té­res­sante. J’ai conti­nuel­le­ment be­soin de me res­sour­cer avec d’autres pro­jets. J’ai peur tout le temps mais c’est mon adré­na­line, mon mo­teur ! Du­rant ma car­rière, j’ai éga­le­ment ani­mé une émis­sion ra­dio sur ra­dio 3D bap­ti­sée « Les Bat­

tants ». J’ai for­mé beau­coup de jeunes dans la coif­fure avec tou­jours un cer­tain ni­veau d’exi­gence, ce qui leur a plu­tôt bien réus­si. J’ai d’abord dé­bu­té la pein­ture sur verre fa­çon « vi­trail ». Je me suis mise en­suite à la pein­ture sur toile trois, quatre an­nées

avant de cé­der mes com­merces pour faire une tran­si­tion en dou­ceur.

C’est une pein­ture plu­tôt mo­derne, très co­lo­rée. Je suis pas­sion­née par les re­gards. Je peins beau­coup de por­ traits d’hommes et de femmes mais aus­si d’ani­maux. Je pars d’une pho­to qui m’ins­pire. Il y a des phy­siques in­té­res­sants à peindre. Les ani­maux sont plus fa­ciles à peindre car ils ne se plaignent pas quand ce­la ne leur res­semble pas !

« J’ai be­soin de peindre tous les jours » J’ai be­soin de peindre quo­ti­dien­ne­ment. J’ai réa­li­sé en­vi­ron trente à qua­rante toiles de­puis mes dé­buts. La pein­ture m’a per­mis de conser­ver un rythme à la ces­sion de mon com­merce. J’ex­pose au­jourd’hui chez les par­ti­cu­liers, dans des res­tau­rants et j’ai par­ti­ci­pé tout ré­cem­ment et pour la pre­mière fois à une ex­po­si­tion or­ga­ni­sée par l’ordre in­ter­na­tio­nal des Anyse­ tiers à l’Es­pace Con­grès.

Quels ar­tistes vous ins­pirent ?

Ma soeur aî­née peint très bien. C’est elle qui me coache, elle a un re­gard très bien­veillant. Cô­té ac­tua­li­té, j’ex­po­se­rai à par­tir du 15 sep­tembre pen­dant une se­maine au Châ­teau de Beau­lieu à Riorges, une ex­po­si­tion au­tour des re­gards ! Je tra­vaille donc beau­coup ac­tuel­le­ment en vue de cette ex­po­si­tion.

En tant que com­mer­çante, vous aviez l’ha­bi­tude d’af­fi­cher en vi­trine une ci­ta­tion quo­ti­dienne, ex­pli­quez-nous les rai­sons…

J’avais vu ce­la dans une sta­tion de ski. J’ai trou­vé l’idée ori­gi­nale, je trou­vais l’ins­pi­ra­tion sur in­ter­net et ce­la ani­mait la rue. Ça a d’ailleurs fait ren­trer beau­coup de cha­lands dans le sa­lon de coif­fure qui ap­pré­ciaient cette am­biance ! ■ clai­re­me­lay@orange.fr Fa­ce­book : page Éve­lyne Rous­sel

PHO­TO : E.R.

PEIN­TURE.

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