Les lé­sions dan­ge­reuses

Foot­bal­leurs, bas­ket­teurs, joueurs de rug­by mais aus­si ath­lètes, cy­clistes, na­geurs…

Le Pays Roannais (Roanne) - - La Une - Dos­sier Ben­ja­min Ber­thol­let ben­ja­min.ber­thol­let@cen­tre­france.com

■ BLES­SURE. Re­dou­tée, elle fait par­tie du quo­ti­dien de tous les spor­tifs, ama­teurs comme pro­fes­sion­nels. Un foot­bal­leur du Roan­nais ra­conte ses trois rup­tures des « croi­sés ». ■ RE­MÈDE. Comme le rap­pellent deux spé­cia­listes, la pré­pa­ra­tion phy­sique et la dié­té­tique jouent un rôle cru­cial dans la pré­ven­tion et la ré­cu­pé­ra­tion post­trau­ma­tique.

La bles­sure se ma­ni­feste sous plu­sieurs formes et im­pacte plus ou moins le quo­ti­dien des spor­tifs. La ges­tion de cet état est à la fois phy­sique et men­tale, peu im­porte le de­gré de gra­vi­té.

Elle fait par­tie du quo­ti­dien de tous spor­tifs : ama­teurs ou pro­fes­sion­nels. Elle en­gendre peur, an­goisse et met à rude épreuve le men­tal. La bles­sure phy­sique concerne toutes les dis­ci­plines. Et tous les sports ont leur pa­tho­lo­gie. La fa­meuse rup­ture des li­ga­ments croi­sés de­meure la han­tise du foot­bal­leur ou en­core des joueurs de rug­by. « Après, il y en a dans tous les sports », as­sure Vincent Ca­ve­lier mé­de­cin du sport. « J’ai au­tant de cla­vi­cules cas­sées chez les cy­clistes que chez les foot­bal­leurs. »

Tri­cher pour sup­por­ter le manque

La bles­sure ne fait pas de dis­tinc­tion. Pour Vincent Ca­ve­lier, le mal le plus cou­rant du spor­tif ama­teur reste l’en­torse. « Celle de la che­ville est la plus clas­sique », constate­t­il. La bles­sure pré­sente un cô­té fa­ta­liste, la faute à pas de chance. Mais tout ne peut pas se ré­su­mer à ça. « La fa­tigue consti­tue le fac­teur le plus im­por­tant de bles­sure », as­sure le mé­de­cin du sport. Le deuxième se trouve dans la déshy­dra­ta­tion. « Ce­la joue sur la vi­gi­lance. » Il y a aus­si les pro­blèmes mor­pho­lo­giques de chaque ath­lète.

Comme n’im­porte quel élé­ment de vie, la bles­sure doit se gé­rer. « Il faut al­ler au bout de la gué­ri­son », sou­ligne le mé­de­cin. « Le spor­tif pro­fes­sion­nel sait qu’il doit s’ar­rê­ter. Pour l’ama­teur… c’est ça le gros pro­blème. Il ne sait pas stop­per ou di­mi­nuer. »

La na­ture de la bles­sure joue aus­si un rôle. Vincent Ca­ve­lier cite ain­si l’exemple de la lé­sion mus­cu­laire. « Pour une en­torse, les spor­tifs vont se faire soi­gner. En cas de lé­sion mus­cu­laire, ils sont moins rai­son­nables. » Le res­sen­ti s’avère alors trom­peur. « Dans la vie de tous les jours, ils n’ont pas for­cé­ment mal… » Le corps mé­di­cal pré­co­nise au mi­ni­mum entre 4 et 6 se­maines d’ar­rêt pour ce type de bles­sure.

L’ab­sence de pra­tique en­traîne au­to­ma­ti­que­ment un manque. « Alors on triche pour que ça aille bien dans la tête », in­dique Vincent Ca­ve­lier. « On change d’ac­ti­vi­té et on fait du phy­sique sans sol­li­ci­ter l’en­droit de la bles­sure. » Bref du sport tou­jours du sport même dans la bles­sure. ■

PHO­TO : F. LONJON

PHO­TO D’IL­LUS­TRA­TION

CLAS­SIQUE. La na­ture de la bles­sure in­flue sur le pra­ti­quant. « Pour une en­torse, les spor­tifs vont se faire soi­gner. En cas de lé­sion mus­cu­laire, ils sont moins rai­son­nables », juge Vincent Ca­ve­lier.

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