De vifs hom­mages à Clé­men­ceau, le hé­ros

Le Pays Roannais (Roanne) - - Il y a 100 ans... l' Armistice -

De no­vembre à dé­cembre 1918, les adresses vont se mul­ti­plier et rendent hom­mage au « Père la Vic­toire », Georges Clé­men­ceau.

À Ma­bly le 17 no­vembre 1918 : « À la suite d’une al­lo­cu­tion pa­trio­tique faite par Mon­sieur Bu­chet, ad­joint au maire, au dé­but de la séance, l’adresse sui­vante a été en­voyée à M. Clé­men­ceau, pré­sident du Conseil des mi­nistres : “Mon­sieur le pré­sident du Conseil, au mi­lieu de l’im­mense concert de louanges qui vous ar­rive de toutes parts, veuillez prê­ter l’oreille à la faible voix du conseil mu­ni­ci­pal de Ma­bly, pe­tite com­mune des en­vi­rons de Roanne. Réuni en séance or­di­naire, il est heu­reux de vous adres­ser, ain­si qu’à Mon­sieur le ma­ré­chal Foch, son tri­but d’ad­mi­ra­tion et de re­con­nais­sance”. »

À Saint­Jean­le­Puy, le 17 no­vembre 1918, le conseil as­so­cie Clé­men­ceau et Jeanne d’Arc : « Le conseil réuni hors séance et avant de se sé­pa­rer adresse ses hom­mages bien res­pec­tueux aux membres du Gou­ver­ne­ment de la Ré­pu­blique fran­çaise et ses bien vifs re­mer­cie­ments à notre hé­roïque ar­mée et à nos va­leu­reux al­liés ; adresse aus­si un sou­ve­nir ému aux glo­rieux sol­dats morts, bles­sés ou mu­ti­lés pour la dé­fense de la Pa­trie, ain­si que l’ex­pres­sion de son en­tière sym­pa­thie aux fa­milles éprou­vées par la guerre. En­fin, le conseil prie Mon­sieur Clé­men­ceau, pré­sident du conseil, d’agréer l’hom­mage de ses fé­li­ci­ta­tions en­thou­siastes pour avoir su, par son in­las­sable éner­gie, or­ga­ni­ser la Vic­toire et com­mu­ni­quer à tous les Fran­çais de l’ar­rière aus­si bien qu’aux chefs et sol­dats de notre vaillante ar­mée, son ar­dent pa­trio­tisme, qui comme au temps de Jeanne d’Arc, as­sure le triom­ phe de la jus­tice, du droit et de l’hu­ma­ni­té sur la bar­ba­rie. »

Et à Mai­zilly, le 24 no­vembre 1918 : « Le conseil adresse à Mon­sieur Clé­men­ceau, pré­sident du Conseil et mi­nistre de la guerre, ses fé­li­ci­ta­tions les plus sin­cères et ses re­mer­cie­ments pour l’éner­gie, le pa­trio­tisme éclai­ré dont il a don­né des preuves nom­breuses de­puis son ar­ri­vée au mi­nis­tère de la guerre et grâce aux­quels, avec l’aide de nos fi­dèles al­liés, la science de nos généraux, l’hé­roïsme de nos poi­lus voit son sol dé­bar­ras­sé de ces hordes de souillards et pour­ra avec confiance en­tre­voir un ave­nir de pros­pé­ri­té et de paix. » ■

« Notre sol dé­bar­ras­sé de ces hordes de souillards »

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