Éliane et Joël Lon­ge­fay, dans la course de­puis tou­jours

Che­villes ou­vrières his­to­riques d’une épreuve qui passe sous leurs fe­nêtres

Le Pays Roannais (Tarare) - - Auto 56e Course De Côte De Marchampt - Lu­do­vic Daim

Joël Lon­ge­fay a connu les 55 édi­tions de la course de côte de Mar­champt, dont 50 dans l’or­ga­ni­sa­tion où il a été re­joint par son épouse, il y a 35 ans.

Joël Lon­ge­fay les a toutes connues les 55 édi­tions de la course de côte de Mar­champt. Le circuit pas­sait de­vant la ferme de ses pa­rents qui te­naient dé­jà la bu­vette au pont de Vé­ry quand les bo­lides mon­taient jus­qu’à Cla­vei­solles.

Les pa­rents te­naient dé­jà la bu­vette dans les an­nées 60

Lui et sa femme Éliane ha­bitent tou­jours Le Bon Claude au bord de cette RD9 tor­tueuse qui in­vitent aux em­bar­dées fu­rieuses. Mais Joël Lon­ge­fay, vi­ti­cul­teur au­jourd’hui re­trai­té, homme de bonne vo­lon­té, comme beau­coup de gens sur ces pre­miers contre­forts du Haut Beau­jo­lais, ne s’est pas conten­té de re­gar­der pas­ser. Il a don­né la main. Gy­ro­broyage des pas­sages spec­ta­teurs, pose des glis­sières de sé­cu­ri­té, dé­mar­chage pub. 50 ans qu’il est dans l’oga­ni­sa­tion re­joint par son épouse qui as­sure la comp­ta­bi­li­té d’un évé­ne­ment por­té par l’As­so­cia­tion spor­tive au­to­mo­bile du Beau­jo­lais mais dont les re­tom­bées pro­fitent aus­si tra­di­tion­nel­le­ment aux as­so­cia­tions de Mar­champt. Un dé­voue­ment qui confine à la dé­vo­tion et per­met d’ac­com­plir des mi­racles, comme lors de l’édi­tion 2000.

Un violent orage le sa­me­di soir dé­verse 100 mm d’eau en deux heures, ra­vi­nant les che­mins de ter­ re, af­fais­sant les ta­lus sur l’as­phalte, inon­dant le parc des concur­rents. Joël Lon­ge­fay a sor­ti son trac­teur et sa lame pour dé­ga­ ger la route. Il a fait ap­pel au can­ton­nier de la com­mune qui est ve­nue avec la ba­layeuse. Les pom­piers, dont M. Lon­ge­fay était le chef de corps, sont in­ter­ve­nus pour la­ver la chaus­sée avec leur vé­hi­cule in­cen­die. L’opé­ra­tion a pris une bonne par­tie de la nuit. « Alors qu’on pen­sait tous de­voir an­nu­ler, au pe­tit ma­tin, l’épreuve a pu se cou­rir », sa­lue en­core au­jourd’hui Chrystèle Pe­tit, la pré­si­dente de l’ASA Beau­jo­lais. Joël Lon­ge­fay, qui avoue qu’il était « plu­tôt cas­ca­deur » dans sa jeu­nesse, n’a ja­mais fran­chi le pas de s’ins­tal­ler un jour au vo­lant, de s’ins­crire un jour au dé­part comme son voi­sin, Mar­cel Sa­pin, l’un des émi­nents pi­lotes de l’ASAB, spé­cia­liste de la dis­ci­pline dont il a en­core rem­por­té la Coupe de France 2016.

A 160 km/h en tra­vers dans les vi­rages

Le violent orage de 2000 ba­layé en une nuit

« L’un de mes meilleurs sou­ve­nirs, c’est en 2014 quand j’ai fait la mon­tée avec Marc Fleu­ry, le cham­pion d’Eu­rope de drift (dé­pa­rage.N.D.L.R. ) et sa BMW 300 cv à 160 km/h et en tra­vers dans tous les vi­rages. »

DAIM PHO­TO LU­DO­VIC

BÉ­NÉ­VOLES. Joël et Éliane Lon­ge­fay, leur mai­son do­mine Mar­champt et le circuit.

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