Cé­cile Cante, la bat­tante

La jeune ma­man court après les sen­sa­tions

Le Pays Roannais (Tarare) - - Auto 56e Course De Côte De Marchampt -

Cé­cile a cette pas­sion qui fait les bat­tantes. La jeune ma­man a re­pris le vo­lant seule­ment cinq mois après la nais­sance de sa fille Jeanne, en juin 2015. De­puis, elle n’a de cesse de re­trou­ver son meilleur ni­veau.

Pour ce­la, Cé­cile sait qu’elle peut comp­ter sur sa Dal­la­ra de 2006 avec la­quelle elle fait corps. « On a de très bonnes sen­sa­tions avec ce genre de voi­ture et je m’y sens très à l’aise », dit­elle avec convic­tion. En Formule 3 de­puis 2004, la jeune femme court dans cette ca­té­go­rie en fa­mille avec son conjoint Al­banT­ho­mas et son beau­frère, Rai­nald. Mais c’est son frère, Gilles, qui l’a lui a in­suf­flé le feu sa­cré en l’em­me­nant sur les Grands Prix et, chaque mois de juin, à Mar­champt.

« Mar­champt, une de mes courses pré­fé­rées »

« À 8 ans, je me suis dit que je vou­lais rou­ler comme Anne Ba­ve­rey ! (pi­lote lyon­naise ap­pe­lée la Reine de la Mon­tagne. N.D.L.R.) », se sou­vient­elle et l’en­vie ne l’a pas quit­tée. « Dès que j’ai eu mon per­mis de conduire, j’ai mis de l’ar­gent de cô­té pour m’ache­ter ma pre­mière voi­ture de course ; c’était une Su­per 5 GT Tur­bo avec la­quelle j’ai cou­ru, dé­jà en course de côte, pen­dant deux ans. » Ce n’était que le dé­but des sa­cri­fices pour bou­cler les sai­sons de com­pé­ti­tion : « Les va­cances, on ne connaît pas ! » Et tout na­tu­rel­le­ment, la jeune femme de Saint­Di­dier­au­Montd’Or a re­joint l’ASA Beau­jo­lais où elle aligne 16 li­cences. C’est là qu’elle a ren­con­tré le re­gret­té Lio­nel Ré­gal : « Il m’a un peu pris sous son aile et m’a en­sei­gné beau­coup de choses sur le pi­lo­tage. » Deux ans plus tard, la voi­ci en ca­té­go­rie Formule Re­nault pour le bon­heur de rou­ler en mo­no­place avant de re­joindre la F3 où elle dé­croche en 2012 le titre de Cham­pionne de France de la Mon­tagne. À l’heure ac­tuelle, de­puis son ar­rêt ma­ter­ni­té en 2014, le nombre an­nuel de courses a un peu bais­sé, mais l’amour de la vi­tesse ne l’a pas quit­té : « Je suis très exi­geante avec moi­même ; quand je n’at­teins pas mes ob­jec­tifs, je le vis mal », dit Cé­cile Cante dans un grand sou­rire qui cache sa dé­ter­mi­na­tion. Pour Mar­champt, elle sait qu’elle va de­voir ba­tailler dur face à la Lyon­naise Sa­rah Lou­vet avec qui elle fait jeu égal. « Ici, c’est une de mes courses pré­fé­rées : on est un peu à la mai­son avec la fa­mille qui vient nous voir et, en plus, c’est une des épreuves les plus ra­pides du cham­pion­nat!»■

EXI­GENCE. Cé­cile Cante avoue être « mau­vaise per­dante ».

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