Re­vivre 200 ans d’his­toire de Ta­rare au ci­me­tière

La mé­moire de la ville à tra­vers les tombes

Le Pays Roannais (Tarare) - - La Une -

LSi­tué au pied de la mon­tagne de Bel Air, le ci­me­tière de Ta­rare ren­ferme deux siècles d’his­toire.

e ci­me­tière fut construit après la Ré­vo­lu­tion, au dé­but du XIXe siècle lorsque l’an­cien ci­me­tière, si­tué au­tour de la cha­pelle de Sainte­Ma­de­leine, est de­ve­nu trop pe­tit, en même temps que la ville de Ta­rare se dé­ve­lop­pait.

Pour la par­tie tech­nique,

c’est l’an­cien mar­brier An­dré Mar­tin de la so­cié­té du même nom, créée en 1869 et re­prise en 1997 par les PFG (Pompes fu­nèbres gé­né­rales), qui fait dé­cou­vrir les dif­fé­rents ma­té­riaux per­met­tant de da­ter les époques.

Au sein du ci­me­tière, on re­trouve en ef­fet plu­sieurs ma­té­riaux : la pierre de Vol­vic, le marbre de Car­rare (Ita­lie), les gra­nits de France, des Indes, du Bré­

sil, de Nor­vège ou en­core de Suède (le socle de la sta­tue de Si­mo­net si­tué de­vant le théâtre est aus­si en gra­nit de Suède). Les dif­fé­rentes tech­niques uti­li­sées per­mettent de dé­cou­vrir le tra­vail d’au­tre­fois comme les ro­saces ou les des­sus de ca­veaux de la ré­gion de Cré­mieu Ville­bois qui ont des di­men­sions as­sez consé­quentes. An­dré Mar­tin met en avant le tra­vail du car­rier : « Il faut ex­traire des blocs suf­fi­sam­ment grands et sans dé­faut et les tra­vailler. Et à une cer­taine époque, il n’y avait pas les moyens mé­ca­niques d’au­jourd’hui ».

On peut ad­mi­rer dif­fé­rentes croix re­mar­quables, comme celle si­tuée au mi­lieu du ci­me­tière. C’est en 1830 qu’elle a été pla­cée à cet en­droit alors qu’elle se trou­vait sur la place de Sainte­Ma­de­leine.

SÉ­PUL­TURES. Le ci­me­tière de Ta­rare a été créé il y a plus de 200 ans.

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