Les foyers, dom­mages col­la­té­raux

Le Pays Roannais (Tarare) - - Vie Régionale - E. C.

Les 1.100 va­can­ciers tou­chés par l’an­nu­la­tion des sé­jours ve­naient d’Ada­pei, d’éta­blis­se­ment de tra­vail pro­té­gé ou bien en­core de foyers. À Bus­sières, une di­zaine de ré­si­dents du foyer des Mu­riers, ont ain­si dû ti­rer une croix sur leurs va­cances.

Pour Jean­Mi­chel Lo­pez, res­pon­sable de la struc­ture ou­verte en 2009, hé­ber­geant 40 ré­si­dents, ce bru­tal chan­ge­ment de plans a été une sur­prise. « On a été pré­ve­nu le ven­dre­di pour des dé­parts pré­vus le mar­di », re­late­t­il. Comme d’autres, il au­rait ap­pré­cié être aler­té à l’avance de pos­sibles dys­fonc­tion­ne­ments.

Contrai­re­ment à d’autres foyers, la struc­ture li­gé­rienne n’a, par chance, pas été trop bous­cu­lée. « Cer­tains ferment leurs portes pendant les va­cances des ré­si­dents… En terme de ges­tion du per­son­nel, plu­sieurs col­lègues m’ont confié que ça a été un casse­tête », rap­porte Jean­Mi­chel Lo­pez. « Chez nous, le plus dur, c’est sur­tout la dé­cep­tion de ces ré­si­dents qui n’ont pas pu par­tir. Bien sou­vent, il s’agit de leur seul plai­sir de l’an­née. Et ils payent cher pour ça… »

En ce qui concerne les faits re­pro­chés à Rêves et dé­cou­vertes, le, le di­rec­teur du foyer, tem­père : « Nous tra­vaillons avec eux de­puis 2009, comme avec d’autres struc­tures du même type. Il y a tou­jours eu des pe­tits sou­cis avec ce genre de so­cié­té qui gère le han­di­cap sur des pé­riodes courtes. Leur per­son­nel manque peut­être de qua­li­fi­ca­tion et n’est pas for­cé­ment bien for­mé. Mais à chaque fois, ce sont des sou­cis qui se sont tou­jours ré­glés fa­ci­le­ment », ex­plique­t­il.

Chaque au­tomne, les di­rec­teurs de foyers et les res­pon­sables de Rêves et dé­cou­vertes fai­saient le bi­lan pour poin­ter les er­reurs po­ten­tielles et cor­ri­ger le tir à l’ave­nir. « Sur des mil­liers de dé­parts, il y a for­cé­ment des ra­tés. Moi­même je fais des er­reurs tous les jours. Mais ça tour­nait », as­sure Jean­Mi­chel Lo­pez.

« Si il y avait eu des griefs plus im­por­tants, on au­rait ar­rê­té de tra­vailler avec eux ».

« Si il y avait eu des griefs plus im­por­tants, on au­rait ar­rê­té de tra­vailler avec eux »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.