Un col­lec­tif pour dé­fendre l’éco-mo­bi­li­té

Le Pays Roannais (Tarare) - - La Une - Fa­bien Gau­vin fa­bien.gau­vin@cen­tre­france.com

De­puis le 19 sep­tembre est né un col­lec­tif de ci­toyens dé­si­reux de s’en­ga­ger en fa­veur de l’éco-mo­bi­li­té dans le pays ar­bres­lois, un su­jet qu’ils es­timent dé­lais­sé par les élus lo­caux.

La date ne pou­vait pas mieux tom­ber. Alors qu’à Pa­ris s’ou­vraient, le 19 sep­tembre, les As­sises na­tio­nales de la mo­bi­li­té, un pe­tit groupe d’une di­zaine de per­sonnes se réunis­sait à l’Arbresle avec le même des­sein à l’échelle lo­cale : ré­flé­chir aux modes de dé­pla­ce­ment et à leur bonne connexion dans un sou­ci éco­lo­gique évident. « Il y a plein de choses qui se font sur cette ques­tion du chan­ge­ment cli­ma­tique mais ce­la reste très pauvre en so­lu­tions en terme de mo­bi­li­té », re­grette Thierry Man­ceau, l’un des fon­da­teurs du col­lec­tif.

Di­vi­sé en plu­sieurs groupes de tra­vail char­gés de ré­flé­chir à dif­fé­rentes pro­blé­ma­tiques, le col­lec­tif éco­mo­bi­li­té es­père donc pe­ser dans les prises de dé­ci­sion des élus en la ma­tière. Des élus avec les­quels ils ne se montrent pas tendres con­cer­nant leurs ac­tions sur ce thème des dé­pla­ce­ments. « La ré­gion est un peu si­nis­trée au ni­veau de la dé­mo­cra­tie lo­cale, on a l’im­pres­sion qu’il ne se passe pas grand­chose sur ce ter­ri­toire », es­time ain­si Jean­Claude Chausse, autre membre fon­da­teur du col­lec­tif éco­mo­bi­li­té Bré­venne­Tur­dine. « On a du po­ten­tiel, mais il ne se fait pas grand­chose au ni­veau des connexions entre les dif­fé­rents tran­sports », pour­suit ce­lui qui a aus­si fon­dé l’as­so­cia­tion Dar­ly à Lyon. Pri­vi­lé­gier le vé­lo, les tran­sports en com­mun ou en­core le co­voi­tu­rage pour li­mi­ter le tra­fic rou­tier sont quelques­uns des grands prin­cipes dé­fen­dus. Sur­tout, les membres du col­lec­tif veulent en­ga­ger une ré­flexion en pro­fon­deur afin d’éta­blir comment vé­ri­ta­ble­ment fa­vo­ri­ser ces modes de trans­port doux. « Il y a plein de pe­tites

choses mal faites car il n’y a pas de ré­flexion glo­bale », dé­plore ain­si Thierry Man­ceau.

La tâche semble im­mense et les chan­tiers nom­breux, le col­

lec­tif dé­si­rant éga­le­ment s’op­po­ser au ser­pent de mer qu’est la pos­sible dé­via­tion rou­tière entre l’Arbresle et Sain­Bel : un autre exemple se­lon eux du manque de vi­sion à long terme des dé­ci­deurs, l’ob­jec­tif de­vant de­meu­rer de ré­duire le tra­fic rou­tier quand la mise en place de cette dé­via­tion ne per­met­trait que de le dé­pla­cer.

« Faire des pro­po­si­tions concrètes »

As­so­cié à de nom­breuses as­so­cia­tions lo­cales et na­tio­nales dé­fen­dant les mêmes idées, le col­lec­tif en­tend « faire des pro­po­si­tions concrètes » et en­tendre sa voix dans les pro­chaines dé­ci­sions ayant trait à la mo­bi­li­té. Des évé­ne­ments de­vraient éga­le­ment être or­ga­ni­sés, à l’image d’une pos­sible ba­lade à vé­lo afin de « mon­trer les in­co­hé­rences ». « On a plein de choses à dire », pré­vient JeanC­laude Chausse.

Cri­tiques en­vers les po­li­tiques, ils veulent faire en­tendre leur voix

AC­TIONS. Le col­lec­tif veut illus­trer ses cri­tiques ac­tuelles et pro­po­si­tions fu­tures par des ba­lades ur­baines.

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