L’Ar­bresle doit en­core pé­da­ler fort

Grâce à la mo­bi­li­sa­tion de 60 ci­toyens, la ville fi­gure au Ba­ro­mètre des villes cy­clables

Le Pays Roannais (Tarare) - - Pays De L'arbresle - Jeanne Ber­nar­don jeanne.ber­nar­don@cen­tre­france.com

Fait-il bon cir­cu­ler à vé­lo à l’Ar­bresle ? La ré­ponse est non, se­lon les ré­sul­tats qui viennent d’être pu­bliés au Ba­ro­mètre des villes cy­clables. Mais le po­ten­tiel est là.

Il ne faut pas se mé­prendre, les condi­tions pour l’usage du vé­lo à l’Ar­bresle sont en­core loin d’être réunies pour se dé­pla­cer sans dan­ger en ville, le nez au vent. La cir­cu­la­tion au­to­mo­bile est l’un des prin­ci­paux points noirs des cy­clistes. Sans sur­prise.

La note glo­bale at­tri­buée par plus de 60 éco­ci­toyens et cy­clistes oc­ca­sion­nels ou ré­gu­liers du Pays de l’Ar­bresle, qui ont ré­pon­du à l’en­quête du Ba­ro­mètre des villes cy­clables de France, dé­passe à peine les 2 points (sur 6, la note maxi­mum). Mais pour la pre­mière fois, l’Ar­bresle fi­gure au clas­se­ment. Preuve que les usa­gers at­tendent que les choses évo­luent.

À com­men­cer par le Col­lec­tif ci­toyen pour le dé­ve­lop­pe­ment de l’éco­mo­bi­li­té dans les val­lées de la Bré­venne et de la Tur­dine, qui sou­haite main­te­nant que les col­lec­ti­vi­tés pro­fitent de ce trem­plin pour faire pro­gres­ser l’en­vi­ron­ne­ment cy­clable dans le Pays ar­bres­lois. « Le Ba­ro­mètre, c’est une base avec des ou­tils sta­tis­tiques, des points forts, des points faibles. Main­te­nant, on dit aux élus :” Ren­dez­vous dans 2 ans pour voir ce qui a pro­gres­sé” », ex­pose JeanC­laude Chausse, membre du col­lec­tif. Face « au manque ac­tuel de ré­flexion po­li­tique glo­bale sur la ques­tion » et « de pi­lote à bord », le col­lec­tif ré­pond par des idées et du concret, en se ba­sant sur les ré­sul­tats de l’étude. « Le Ba­ro­mètre montre que les gens du coin se dé­placent à vé­lo prin­ci­pa­le­ment pour leurs achats, des vi­sites, etc. et en ba­lade. On sait que les com­merces de centre­ville ne vont pas bien, le vé­lo peut être un atout pour les pe­tits com­merces », sou­met Jean­C laude Chausse.

« Pour­quoi ne pas créer une voie verte le long de la Bré­venne ? »

Thierry Man­ceau, éga­le­ment membre du Col­lec­tif d’éco­mo­bi­li­té, voit plus loin en­core : « Le tou­risme à vé­lo est en plein es­sor, pas seule­ment sur de grandes dis­tances. Les gens pour­raient ve­nir pas­ser leur wee­kend à vé­lo, en fa­mille, le tout cou­plé à une offre train de­puis Lyon. Il y a un vé­ri­table po­ten­ (1) (2) (1)Test à but non mé­di­cal. (2) Sur pres­crip­tion mé­di­cale. Prêt gra­tuit et sans en­ga­ge­ment jus­qu’à 30 jours, moyen­nant le ver­se­ment d’un dé­pôt de ga­ran­tie res­ti­tuable au terme du prêt. tiel de dé­cou­verte de la val­lée de la Bré­venne. Pour­quoi ne pas créer une voie verte le long de la ri­vière ? »

À plus brève échéance, le col­lec­tif dé­fend l’idée que des amé­na­ge­ments peu coû­teux

Ils ont en­four­ché leurs vé­los entre Sain-Bel et l’Ar­bresle pour poin­ter les ano­ma­lies sur le par­cours et pré­co­ni­ser des amé­lio­ra­tions.

« Ils », ce sont les cy­clistes de Pra­tique et usages du vé­lo, l’un des 4 groupes de tra­vail du Col­lec­tif ci­toyen pour l’éco­mo­bi­li­té sur les val­lées Bré­venne et Tur­dine. C’était en dé­cembre der­nier.

La rue Claude-Ter­rasse. La pré­sence de nom­breuses chi­canes est un point po­si­tif. Mais la vi­tesse li­mi­tée à 50 km/h pour­rait être abais­sée à 30 km/h et un pic­to­gramme de cy­cliste peint au sol. À l’en­trée de la zone com­mer­ciale, la voie cy­clable est sur le trot­toir. Une co­ha­bi­ta­tion dan­ge­reuse avec les pié­tons. Deux so­lu­tions se pré­sentent : sé­pa­rer la voie pié­tonne de celle cy­clable, cha­cune d’un cô­té de la route par exemple. Ou re­mettre les vé­los sur la route et li­mi­ter la cir­cu­la­tion à 30 km/h.

Sur la piste cy­clable de Sain-Bel à l’Ar­bresle. Elle croise le par­king de la cave à vins mais ab­sence de si­gna­li­sa­tion au sol. La voie conti­nue rive droite de la Bré­ sont pos­sibles pour amé­lio­rer l’exis­tant (voir ci­des­sous) : « un pan­neau 30 km/h, un coup de pein­ture, ça ne coûte rien », plaide Thierry Man­ceau qui ne cache pas que pour voir se dé­ve­lop­per une vraie po­li­tique au­tour du vé­lo, « ce­la né­ces­site de mettre une en­ve­loppe der­rière ». Et cette po­li­tique ne peut pas­ser « que par l’in­ter­mo­da­li­té », dé­fend Jean­Claude Chausse. « L’Ar­bresle a cette chance d’être des­ser­vie par 2 lignes de train, le dé­ve­lop­pe­ment du sta­tion­ne­ment vé­lo et de la lo­ca­tion courte et longue du­rées pour­raient fa­vo­ri­ser l’usage du train et du vé­lo ». ■

VÉ­LO PARADE

Dans le cadre des Na­tu­ro­fo­lies or­ga­ni­sée par l a MJC de l’Ar­bresle, le 2 juin, le Col­lec­tif pour l’éco­mo­bi­li­té or­ga­nise une vé­lo parade qui par­ti­ra de SainBel (rdv place de l a mai­rie à 13 h 30) pour re­joindre l’Ar­bresle. Un évé­ne­ment pour tous les âges et, pour le­quel dé­gui­sé (ou non), cha­cun amène son vé­lo. Un dé­part de Ste-Foy-l’Ar­gen­tière est pré­vu pour les plus mo­ti­vés.

« Un manque de ré­flexion po­li­tique glo­bale »

PHO­TO ILLUSTRATION CHRISTELLE BESSEYRE

PISTES. « Des amé­lio­ra­tions sont pos­sibles dans le sec­teur de l’Ar­bresle, no­tam­ment pour fa­vo­ri­ser les ac­cès à vé­lo vers Sain-Bel, Éveux, Saint-Ger­main », af­firme le Col­lec­tif pour le dé­ve­lop­pe­ment de l’éco-mo­bi­li­té dans les val­lées Bre­venne Tur­dine.

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