Perche ave­nir en­vi­ron­ne­ment : « C’est no­cif pour la san­té »

Le Perche - - Environnement -

Pour l’as­so­cia­tion per­che­ronne, « la ques­tion ne se pose même plus » . Le gly­pho­sate n’a plus sa place dans l’en­vi­ron­ne­ment. « Sa no­ci­vi­té pour la san­té hu­maine est claire » . Comme le prouve le rap­port du CIRC (Centre In­ter­na­tio­nal de Re­cherche sur le Can­cer) dé­pen­dant de l’OMS (Or­ga­ni­sa­tion Mon­diale de la San­té) Le gly­pho­sate est clas­sé can­cé­ro­gène pro­bable. « Les eaux du Perche sont pol­luées »

Pour les membres de la struc­ture, « il faut ar­rê­ter de re­pous­ser les échéances. Nous sa­vons pour­quoi les né­go­cia­tions du re­trait dé­fi­ni­tif du gly­pho­sate bloquent : les lob­bies ».

Se­lon l’as­so­cia­tion, « le pre­mier uti­li­sa­teur du pro­duit, c’est l’agri­cul­ture. Nous nous de­vons d’ac­com­pa­gner les agri­cul­teurs vers une tran­si­tion agri­cole, plus res­pec­tueuse de l’en­vi­ron­ne­ment. La tran­si­tion dans le Perche, c’est pos­sible ! C’est un pays ru­ral avec des atouts ex­tra­or­di­naires » .

Le pire, pointe du doigt Perche ave­nir en­vi­ron­ne­ment, « c’est que ce sont les agri­cul­teurs, les pre­mières vic­times. Les condi­tions d’uti­li­sa­tion du Roun­dup pré­co­nisent de mettre des gants et un masque. Or, ce n’est pas le cas » .

Et les consé­quences sur l’en­vi­ron­ne­ment sont « réelles. Il faut sa­voir que les eaux du Perche sont pol­luées. Cer­taines par­ti­cules du pro­duit se re­trouvent dans les airs, au gré du vent… On le res­pire, on le boit, on le mange… » .

Cer­taines ma­la­dies telles que « Par­kin­son ou Alz­hei­mer ont un lien prou­vé et fort avec l’ex­po­si­tion aux pes­ti­cides, entre autres, avec le gly­pho­sate », PAE se base pour ce­la sur une ex­per­tise col­lec­tive de 2013 de l’INSERM (l’ins­ti­tut na­tio­nal de la san­té et de la re­cherche mé­di­cale). 377,2 tonnes dans l’Orne

Autre ré­sul­tat dé­vas­ta­teur : la cou­leur des champs. « On l’ap­pelle le fa­meux agent orange. Une cou­leur que l’on re­trouve sur cer­taines par­celles de pro­duc­tion cé­réa­lière » .

Et les sta­tis­tiques avan­cées par l’as­so­cia­tion sont ré­vé­la­trices. « En 2016, 377,2 tonnes de gly­pho­sate ont été uti­li­sées dans l’Orne. De 2009 à 2016, 6 618 tonnes dans l’Orne contre 5 363 tonnes, la moyenne na­tio­nale » .

Ces chiffres que Me­dia­ci­tés a réus­si à se pro­cu­rer pro­viennent de la BNV-d, la banque na­tio­nale des ventes des dis­tri­bu­teurs.

Mal­gré ce­la, « il y a des pe­tites avan­cées. A l’image du plan éco-phy­to. Mais nous sommes en­core loin d’être à la me­sure des at­tentes de la po­pu­la­tion » .

En cause : le mo­dèle agri­cole. « Il faut prendre le pro­blème à bras-le-corps et le chan­ger. C’est pos­sible de nour­rir la po­pu­la­tion de fa­çon saine » . Pre­nant l’exemple de pays étran­gers qui « ont eu le cou­rage d’in­ter­dire dé­fi­ni­ti­ve­ment ces pes­ti­cides » .

Une prise de conscience qu’il faut éveiller, « en évi­tant les in­co­hé­rences de nos res­pon­sables po­li­tiques. Comme les agri­cul­teurs ’’bio’’ qui n’ont pas tou­ché leurs aides de­puis 2015 » .

Les consé­quences du Roun­dup sont réelles sur l’en­vi­ron­ne­ment.

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