Plouasne et Saint-Ju­vat tem­po­risent

Le dé­cret du nou­veau mi­nistre de l’Edu­ca­tion Na­tio­nale laisse la li­ber­té aux mu­ni­ci­pa­li­tés d’or­ga­ni­ser le temps sco­laire. Pa­no­ra­ma dans le sec­teur d’Evran.

Le Petit Bleu - - DINAN AGGLO DE -

Le nou­veau mi­nistre de l’Edu­ca­tion Na­tio­nale, Jean-Mi­chel Blan­quer, a je­té un « pa­vé dans la marre » en per­met­tant aux maires de re­ve­nir sur la ré­forme des rythmes sco­laires. Les com­munes du sec­teur d’Evran ont ré­agi dif­fé­rem­ment face à la pos­si­bi­li­té qui leur est dé­sor­mais lais­sée d’or­ga­ni­ser la se­maine des en­fants : 4 jours et de­mi, comme c’était le cas jus­qu’aux va­cances ? Ou quatre jours ?

Des ap­pré­cia­tions dif­fé­rentes

Évran, a été la pre­mière com­mune à se po­si­tion­ner « pour un re­tour à la se­maine de quatre jours. La très grande ma­jo­ri­té des ac­teurs, en­sei­gnants, fa­milles, élus et agents mu­ni­ci­paux, n’était pas en­thou­siaste avec ces Temps d’ac­ti­vi­tés pé­ri­sco­laires (TAP) et cette or­ga­ni­sa­tion. Les en­sei­gnants n’ont pas consta­té une amé­lio­ra­tion des ap­pren­tis­sages et ont consta­té une fa­tigue ac­crue le jeu­di. Par ailleurs, de­puis 2014, les contri­bu­tions fi­nan­cières de nos 5 com­munes pour le fonc­tion­ne­ment des écoles aug­mentent chaque an­née. Ce­la ne pou­vait pas conti­nuer », ex­plique Pa­rice Gau­tier, maire d’Evran.

À Saint-Ju­vat, où l’on main­tien­dra la se­maine de 4,5 jours, l’ap­proche du pro­blème a été un peu dif­fé­rente : « À quelques se­maines de la ren­trée sco­laire, il est ap­pa­ru pré­fé­rable de prendre le temps de la ré­flexion, et d’at­tendre la ren­trée de sep­tembre 2018. Cer­tains pa­rents au­raient ai­mé un re­tour à la se­maine de 4 jours dès sep­tembre pro­chain, mais d’autres avaient dé­jà pris leurs dis­po­si­tions de garde pour le mer­cre­di sur la base de l’or­ga­ni­sa­tion ac­tuelle. La mai­rie a éga­le­ment fait va­loir qu’en termes d’or­ga­ni­sa­tion et no­tam­ment au ni­veau du per­son­nel, il était pré­fé­rable de ne pas tout cham­bou­ler. Il est à no­ter que sur Saint-Ju­vat, l’en­semble du per­son­nel in­ter­ve­nant du­rant les temps d’ac­ti­vi­té pé­ri­sco­laire est éga­le­ment mo­bi­li­sé sur le temps sco­laire (ATSEM, AVS) », sou­ligne pour sa part Do­mi­nique Ra­mard, maire de Saint-Ju­vat.

A Plouasne aus­si, il a été dé­ci­dé de ne rien chan­ger pour l’ins­tant : « Pour la ren­trée 2017-2018, nous conser­vons l’or­ga­ni­sa­tion telle qu’elle a été mise en place, en res- pec­tant l’obli­ga­tion qui nous avait été faite par le pré­cé­dent gou­ver­ne­ment. Nous met­trons à pro­fit l’an­née sco­laire qui vient pour échan­ger avec le corps en­sei­gnant, les pa­rents d’élèves et les élus afin de don­ner une suite à ce que le nou­veau gou­ver­ne­ment met en place », pré­cise Mi­chel Dau­gan, maire de Plouasne.

Une ré­forme oné­reuse

Ar­naud Car­ré, maire du Quiou et Axel Bré­vet, son ad­joint pour les af­faires sco­laires, se sont réunis pour fixer les der­niers dé­tails sur la ques­tion : « Le con­seil mu­ni­ci­pal du Quio a pris la même dé­ci­sion que ce­lui d’Evran. Nous avons la chance d’avoir l’ALSH (Ac­cueil de Loi­sirs Sans Hé­ber­ge­ment) de Di­nan-Ag­glo­mé­ra­tion sur la com­mune pour as­su­rer la garde des en­fants le mer­cre­di », ex­plique Axel Bré­vet.

« Si l’or­ga­ni­sa­tion des TAP était glo­ba­le­ment sa­tis­fai­sante, nous ne pou­vions plus en as­su­rer le fi­nan­ce­ment. L’état nous a im­po­sé une ré­forme sans la fi­nan­cer. Nous avons un grand pro­jet pour l’école du Quiou, qui est ac­tuel­le­ment à l’étude », a conclu Ar­naud Car­ré.

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