Le blues des va­can­ciers

Ren­trer de va­cances n’est pas tou­jours une par­tie de plai­sir. Un tra­vailleur sur deux ne se­rait pas re­po­sé en re­ve­nant de ses congés

Le Petit Journal - Catalan - - Département -

“Je suis re­ve­nu de va­cances sa­me­di, j’ai re­pris le tra­vail lun­di. Et, nous sommes mar­di et j’ai l’im­pres­sion d’être par­ti au so­leil il y a trois se­maines”, dé­plore Maxime, 37 ans, à la gare de Per­pi­gnan. “Je suis en­core plus fa­ti­gué qu’au mo­ment où je dé­comp­tais les jours pour par­tir. Je n’ai plus de mo­ti­va­tion...” Ce spleen est res­sen­ti par un grand nombre de tra­vailleurs, de nou­veau plon­gés dans leur en­vi­ron­ne­ment de tra­vail. La dé­prime post-va­cances est une réa­li­té. Am­pli­fiée par la mé­téo.

Sté­pha­nie , psy­cho­logue, re­çoit de nom­breuses per­sonnes dans son ca­bi­net : “Ils sont nom­breux à se plaindre de cette sen­sa­tion, de ce sen­ti­ment de fa­tigue, de las­si­tude alors qu’ils de­vraient être re­po­sés en pleine forme après leurs va­cances.

Ils re­grettent aus­si la mé­téo peu clé­mente des deux mois de va­cances. Le ciel cou­vert et les tem­pé­ra­tures peu éle­vées ont joué sur leur mo­ral. Car, quand il fait meilleur, on le voit, ils sortent plus : les va­cances se pro­longent en man­geant en ter­rasse, en se pro­me­nant le soir après le tra­vail ou en al­lant re­joindre des amis pour boire un verre en ex­té­rieur. Je leur conseille de faire le plein de vi­ta­mines, de sor­tir, de voir des gens et, s’ils le peuvent, de pla­ni­fier un ou l’autre week-end en de­hors de chez eux. Les ci­ty­trips, ça fait un bien fou.

Ça casse la mo­no­to­nie dans le couple, la fa­mille et au bou­lot.” Dif­fé­rents cher­cheurs se penchent sur le su­jet de­puis de nom­breuses an­nées.

Se­lon des études pu­bliées dans De Mor­gen, un fonc­tion­naire sur deux ne se­rait pas re­po­sé en re­ve­nant de va­cances. Pire , le stress se­rait en­core plus en­va­his­sant au mo­ment du re­tour de va­cances.

Pour évi­ter de se mor­fondre, les spé­cia­listes conseillent de pen­ser aux pro­chaines va­cances (“ce­la donne un but, on rêve, on pré­pare. Juste se dé­pay­ser et se faire plai­sir”, dé­taille la psy­cho­logue), de “faire une liste des choses po­si­tives du quo­ti­dien” pour se rendre compte qu’il n’est pas aus­si terne que dé­crit et, éven­tuel­le­ment, de re­pen­ser ses jour­nées pour y pla­cer des mo­ments de plai­sirs, si­mi­laires à ceux qu’on peut s’of­frir en va­cances : lire, faire une sieste de 20 mi­nutes, faire du sport ou dé­cou­vrir son quar­tier

Pour évi­ter de dé­pri­mer à la ren­trée au bou­lot, les spé­cia­listes conseillent de pen­ser aux pro­chaines va­cances.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.