Des em­plois me­na­cés avec la fin des contrats ai­dés

Le Petit Journal - Catalan - - LE POINT FORT -

Mu­riel Pe­ni­caud ose le dire «la fin des contrats ai­dés n’au­ra pas d’im­pact sur le chô­mage». Celle qui tra­vaillait dans le ca­bi­net de Mar­tine Au­bry­quand elle mi­nistre des Af­faires so­ciales semble sa­voir de quoi elle parle. En 1997, elle avait par­ti­ci­pé à la mise en oeuvre les em­plois jeunes. Une in­no­va­tion re­prise plus tard avec les contrats d’ave­nir de Fran­çois Hol­lande. Au­jourd’hui, en­vi­ron 4 000 per­sonnes bé­né­fi­cient dans les Py­ré­néesO­rien­tales d’un contrat ai­dé, toutes ca­té­go­ries et struc­tures confon­dues. D’où les nom­breuses ques­tions que pose le coup d’ar­rêt an­non­cé.

Quelles consé­quences pour les as­so­cia­tions ? Pour la vie sco­laire ? Pour le lien so­cial dans les quar­tiers ? Il y a ceux qui dé­plore cette si­tua­tion et pensent que le gou­ver­ne­ment ne me­sure pas à quel point il va dé­gra­der la vie dans les quar­tiers.

Et les autres qui voient là une dé­pense mal uti­li­sée est bien trop cou­teuse pour un ré­sul­tat très moyen.

Com­bien pré­ci­sé­ment ? La ville co­fi­nance à hau­teur de 30 % les postes en contrat ai­dé. L’État paye 70 %, mais la par­ti­ci­pa­tion de la ville est obli­ga­toire pour per­mettre à l’as­so­cia­tion de re­cru­ter. La fac­ture pour la ville et l’État peut alors être sa­lée en re­vanche les as­so­cia­tions en bé­né­fi­ciant sont les grandes ga­gnantes. Des em­plois dé­sor­mais clai­re­ment me­na­cés. Ces contrats font pour­tant l’ob­jet de pro­jets bien dé­fi­nis et sont condi­tion­nés à des for­ma­tions, plaident ses dé­fen­seurs.

La fin pro­gram­mée des contrats ai­dés, ju­gés « coû­teux et in­ef­fi­caces » par le gou­ver­ne­ment, in­quiète. Le tis­su as­so­cia­tif pour­rait être par­ti­cu­liè­re­ment tou­ché et des son­nettes d’alarme bien­tôt ti­rées. Du cô­té des écoles, en re­vanche, l’im­pact de­vrait être faible.

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