Pas si simple de s’y re­trou­ver

LES CINQ CONSEILS DU SPÉ­CIA­LISTE

Le Petit Journal - Catalan - - LA UNE -

Loupe en main et veste mul­ti­poches, Gé­rard a l’au­to­ri­té de ceux qui savent.

Il ne faut pas se fier à la res­sem­blance avec une pho­to, se pro­me­ner avec un livre ne suf­fit pas. Et suivre des cri­tères pré­cis avec des ques­tions à doubles ré­ponses : y at-il des lames sous le cha­peau ? Le pied casse-t-il fa­ci­le­ment ? Le lait qui sort sèche-t-il vite ? « Les cri­tères d’iden­ti­fi­ca­tion d’un cham­pi­gnon sont ex­trê­me­ment pré­cis. Il ne faut pas hé­si­ter à se mu­nir d’une loupe. » At­ten­tion aux lieux de cueillette. Comme les cham­pi­gnons concentrent les pol­luants et no­tam­ment les mé­taux lourds, il faut être très vi­gi­lant par rap­port aux en­droits de cueillette. « Les bords des champs, par exemple, ne sont pas for­cé­ment à re­com­man­der. On ne sait pas ce que l’agri­cul­teur a pu uti­li- ser comme pro­duits. Idem pour les bords d’au­to­route. » De la fraî­cheur. Un cham­pi­gnon qui n’est pas frais peut de­ve­nir toxique. « Je re­com­mande aus­si de les trans­por­ter dans des pa­niers ri­gides. Les sacs peuvent les cas­ser et créer une étuve qui les abîme. » En pe­tite quan­ti­té. Se­lon le spé­cia­liste, le cham­pi­gnon doit être Les cèpes font par­tie de la fa­mille des bo­lets. Il existe une cen­taine d'es­pèces de bo­lets dont quatre sont des cèpes. Les cèpes sont sou­vent consi­dé­rés comme les bo­lets nobles.

Les quatres es­pèces de cèpes sont les sui­vantes: Bor­deaux, Bron­zé, des pins et d'été. Ils ont une chair blanche, non bleuis­sante, leur pied est ven­tru à obèse et leurs pores blancs jau­nissent avec l'age. consi­dé­ré comme un condi­ment et consom­mé en pe­tite quan­ti­té : « Il contient des sub­stances que notre tube di­ges­tif as­si­mile mal et, en grosses quan­ti­tés, il peut rendre ma­lade, même en étant co­mes­tible. » Res­tez grou­pés. Parce qu’avec les cham­pi­gnons, les cri­tères d’iden­ti­fi­ca­tion sont nom­breux, il est re- com­man­dé de cueillir en groupe. « Il vaut tou­jours mieux prendre l’avis d’autres cueilleurs. En plus, c’est plus convi­vial ! »

La meilleure ga­ran­tie est évi­dem­ment d’être ac­com­pa­gné d’un spé­cia­liste. D’ailleurs, la règle est simple : en cas de doute, on ne consomme pas. La gi­rolle. Tous les ra­mas­seurs de cham­pi­gnons gardent se­crè­te­ment la place où, chaque an­née, va "éclore" cette manne tant dé­si­rée. La Chan­te­relle com­mune pré­sente de nom­breux avan­tages : elle pousse en abon­dance (bien que cer­tains my­co­logues évoquent sa ra­ré­fac­tion), elle est ra­re­ment at­ta­quée par les vers, et son trans­port ne pro­voque pas son des­sè­che­ment. Il est pru­dent de no­ter la dé­cou­verte d'un "fi­lon" et d'y re­ve­nir de temps en temps.

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