Un Pi­cas­so à l’ely­sée ? "Ce se­rait for­mi­dable" (Ma­cron)

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Un Pi­cas­so à l’ely­sée ? "Ce se­rait for­mi­dable", a dé­cla­ré di­manche soir Em­ma­nuel Ma­cron, ren­dant hom­mage à un peintre "in­tem­po­rel" et "conscience d'un siècle", lors de sa vi­site de l'ex­po­si­tion "Pi­cas­so 1932: An­née éro­tique" au mu­sée Pi­cas­so à Pa­ris.

"Il faut le faire dans un en­droit où il faut aus­si qu’il puisse vivre. (L'ely­sée) est un lieu qui peut en­fer­mer des ta­bleaux", a-t-il re­mar­qué.

"Il y a quelques très beaux ar­tistes qui sont dans les murs mais j’ai­me­rais ou­vrir en ef­fet l'ely­sée à la fois à des peintres mo­dernes, contem­po­rains, aus­si à d’autres ar­tistes. C’est en pro­jet", a pré­ci­sé Em­ma­nuel Ma­cron.

Les sé­ries des bai­gneuses et les por­traits de sa maî­tresse Ma­rie-thé­rèse Wal­ter sont no­tam­ment ex­po­sés. "C'est ce que j’aime chez ce peintre, c’est-à-dire une très grande sen­sua­li­té et im­mé­dia­te­té, et une ca­pa­ci­té à re­trou­ver la force du mythe, qu’il s’agisse d’ailleurs d'un mythe païen ou d’un mythe chré­tien", a t-il sou­li­gné. Un sa­la­rié mis à pied ne peut plus être vic­time d'un ac­ci­dent du tra­vail puisque son contrat est sus­pen­du.

La Cour de cas­sa­tion a ju­gé ain­si dans le dos­sier d'un sa­la­rié vic­time d'un ma­laise car­diaque alors qu'il se trou­vait dans les lo­caux de l'en­tre­prise pour ve­nir jus­te­ment dis­cu­ter de sa mise à pied avec sa hié­rar­chie.

Pour la Cour, même si l'ac­ci­dent a eu lieu sur le lieu de tra­vail, il n'est pas en lien avec un ordre qui lui au­rait été don­né. Le contrat étant sus­pen­du, le sa­la­rié ne pou­vait se trou­ver dans l'en­tre­prise que de sa propre ini­tia­tive, ont es­ti­mé les juges.

La jus­tice a donc don­né rai­son à la caisse de sé­cu­ri­té so­ciale qui re­fu­sait d'en­re­gis­trer l'ac­ci­dent comme "ac­ci­dent du tra­vail". Le sa­la­rié n'a pas été convo­qué et n'a d'ailleurs re­çu au­cune in­jonc­tion jus­ti­fiant sa pré­sence dans les lo­caux, confirme la Cour.

Elle a écar­té aus­si l'ar­gu­ment se­lon le­quel l'ac­ci­dent car­diaque du sa­la­rié était lié à sa sanc­tion, c'est-à-dire en lien avec le tra­vail. Ils se sont ar­rê­tés à l'heure de l'ac­ci­dent qui ne se trou­vait pas dans l'ho­raire de tra­vail.

Le Code de la sé­cu­ri­té so­ciale ne pré­sume "ac­ci­dent du tra­vail" que l'ac­ci­dent sur­ve­nu sur le lieu de tra­vail et pen­dant le temps de tra­vail. En pé­riode de sus­pen­sion de contrat, il n'y a plus de temps de tra­vail, tranche la Cour.

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