Zoom sur Pierre Si­caud

Le Petit Journal - L'hebdo du Lot-et-Garonne - - Périgord Vallée Du Lot -

La Bas­tide est ré­pu­tée de­puis des an­nées pour son dy­na­misme cultu­rel, ses re­pas fes­tifs sur les places de l’Or­mière ou des Cor­nières. S’y mé­langent de très nom­breuses autres ani­ma­tions … Ce qui si­gni­fie en un mot comme en cent que tout le monde, homme du pays ou tou­riste- que tout le monde trouve son bon­heur lorsque se lève le ri­deau des « mer­cre­dis de la bas­tide »

LPJ : Pierre Si­caud, vous êtes le Deux ex ma­chi­na de ces « Mer­cre­dis » com­ment l’idée vous en est-elle ve­nue ?

Pierre Si­caud : J’ai tou­jours été gui­dé par l’émo­tion. Je suis né et j’ai pas­sé de nom­breuses an­nées à Ber­ge­rac. Je me sou­viens des nom­breux spec­tacles qui s’y dé­rou­laient tout au long de l’an­née… C’était la ma­gie. Le pe­tit bon­homme que j’étais a eu la chance ma­gni­fique de voir pas­ser, de ren­con­trer de très nom­breux ar­tistes. J’étais en­core mi­not et j’ai eu la chance d’ en ad­mi­rer tant et tant sur scène. Ils ont tous je­té sur l’en­fant que j’étais un re­gard plein de ten­dresse… Il était nor­mal que toute cette culture de la fête, de la chan­son, de la mu­sique qu’ils m’ont of­ferte si gé­né­reu­se­ment je la « re­trans­crive » en de­ve­nant maire de Cas­tillonnes…. J’ai eu une autre chance lors de mes jeunes an­nées celle de dé­cou­vrir la mu­sique, d’étu­dier le pia­no… Tous ces plus -ajou­tés à cette chance mer­veilleuse que l’on me re­con­naît : un ta­lent d’ ani­ma­teur - m’ont per­mis de par­ta­ger et d’of­frir aux cas­tillon­né­siens « Les mer­cre­dis de la bas­tide »

LPJ : Vous avez un lieu ma­gni­fique

Pierre Si­caud : Oui, c’est vrai… Le maire que je suis a la chance im­mense d’avoir une mai­rie ins­tal­lée dans un hô­tel du XVIII° siècle … A l’intérieur : une cour car­rée où l’acous­tique est d’une qua­li­té in­com­pa­rable… Un lieu ma­gique qu’il n’est pas dif­fi­cile de mettre en lu­mière… Les ar­tistes qui viennent faire « le show » sont sur­pris et ra­vis de s’ex­pri­mer dans un tel en­droit

LPJ : Quand et com­ment sont nés ces « mer­cre­dis de la bas­tide » ?

Pierre Si­caud : Tout a com­men­cé il y a 8 ans grâce à l’aide pré­cieuse de Ma­ry et Bertrand Ma­li­farges. Ils connais­saient de nom­breux ar­tistes et ils ont com­men­cé à m’ai­der. Mais ce­la ne s’est pas fait tout seul… Nous avons bras­sé beau­coup d’idées. Nous ve­nions de mi­lieux dif­fé­rents, nous avions des sen­si­bi­li­tés dif­fé­rentes. Ils m’ont ap­pris à choi­sir des chan­teurs, des ar­tistes en de­hors de la sphère où j’évo­luais. Je ne peux que leur rendre hom­mage car c’est bien grâce à eux que ces mer­cre­dis pro­gressent tou­jours dans le sens d’une pro­gram­ma­tion éclec­tique et de qua­li­té.

LPJ : La sai­son 2017 est terminée. Est ce que vous avez dé­jà des idées pour 2018 ?

Pierre Si­caud : Des idées ? Bien sûr, des cer­ti­tudes aus­si. Il y au­ra certes en­core de la chan­son, mais le théâtre de­vrait trou­ver sa place. Et puis je pense que la ve­nue de nos amis Al­sa­ciens dans le cadre du ju­me­lage de­vrait ap­por­ter une touche ar­tis­tique ré­gio­nale tel­le­ment dif­fé­rente à la nôtre. Je ré­flé­chis beau­coup à cette neu­vième édi­tion… Je vou­drais qu’elle soit cette an­née en­core pro­messe de sen­sa­tion, d’émo­tion, de vi­ta­li­té ! Cette neu­vième édi­tion se­ra comme la pre­mière des­ti­née à of­frir des spec­tacles de qua­li­té… et je tiens à le sou­li­gner le bé­né­fice de ces soi­rées est des­ti­né à ai­der la re­cherche mé­di­cale… A l’is­sue de la sai­son, nous of­frons tou­jours un chèque à l’ins­ti­tut Ber­go­nié !

LPJ : Pierre Si­caud nul ne l’ignore vous êtes un in­con­di­tion­nel ad­mi­ra­teur de Charles Az­na­vour. Qu’avez vous pen­sé lors­qu’il a dé­cro­ché une Étoile sur la cé­lèbre ave­nue Walk of Fame à Hol­ly­wood. C’est le 21 éme fran­çais à avoir re­çu cet hom­mage après Sa­rah Bern­hardt, Mi­chèle Mor­gan, ou en­core Mau­rice Che­va­lier….

Pierre Si­caud : Je suis très heu­reux pour lui ! C’ est l’ au­teur com­po­si­teur fran­co/ar­mé­nien le plus ré­pu­té au monde… Il a of­fert tout au long de sa car­rière d’ar­tiste à toutes les gé­né­ra­tions son ex­cep­tion­nel ta­lent ! Cette étoile n’est qu’une juste ré­com­pense. Les amé­ri­cains ont su re­con­naître et ho­no­rer le ta­lent de ce­lui -il ne fau­drait pas l’ou­blier- qui a vé­ri­ta­ble­ment ap­pris son mé­tier d’ar­tiste sur les scènes amé­ri­caines… Et puis ne l’ou­blions pas Charles Az­na­vour est l’un des rares fran­çais a par­fai­te­ment par­ler et chan­ter en amé­ri­cain !

Pierre Si­caud et Ber­na­dette Tou­quette ac­cueillent les es­ti­vants

Pierre Si­caud et le groupe de l’as­so­cia­tion qué­bé­coise

Pierre Si­caud pré­sente les mer­cre­dis de la bas­tide

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