Pierre Si­caud a par­ti­ci­pé au congrès na­tio­nal des maires

Le Petit Journal - L'hebdo du Lot-et-Garonne - - PAYS AGENAIS -

-Pierre Si­caud, vous êtes maire de­puis 2008, avez­vous as­sis­té à plu­sieurs congrès des maires ?

Pierre Si­caud : Oui, j’es­saie d’y al­ler au moins une fois sur deux, j’en suis à ma cin­quième par­ti­ci­pa­tion. C’est chaque fois dif­fé­rent ! Les pré­oc­cu­pa­tions changent au fil des an­nées, et de nou­veaux pro­jets ap­pa­raissent… c’est ce qui fait ré­flé­chir à l’ave­nir. Cette an­née, je dois re­con­naître que l’am­biance était ten­due, les en­jeux qui se pro­filent à l’ho­ri­zon nous in­ter­pellent et nous in­quiètent, tels que la baisse des do­ta­tions même si l’on nous as­sure que nous ne per­drons rien, la mo­di­fi­ca­tion des em­plois ai­dés etc. Ce qu’il y a de plai­sant dans ce congrès, c’est que toutes les ten­dances po­li­tiques sont ou­bliées et igno­rées. Le sou­ci prin­ci­pal de cha­cun est de s’adap­ter, de faire preuve d’ima­gi­na­tion et de créa­ti­vi­té face au monde qui bouge et change très ra­pi­de­ment.

-Avez-vous ren­con­tré des maires lot-et- ga­ron­nais ?

PS :Oui, beau­coup ! Il faut dire que l’Ami­cale des Maires or­ga­nise et pré­pare le voyage avec une re­mar­quable ef­fi­ca­ci­té.

Est-ce que ce genre de congrès est utile pour un maire du monde ru­ral ?

PS /Oui ! Cer­tai­ne­ment, c’est un lieu de ren­contre et d’échange. C’est aus­si un sa­lon où des four­nis­seurs pro­posent des nou­veau­tés. Il y a des par­te­naires qui donnent des idées !

Es-ce que vous avez tra­vaillé en par­ti­ci­pant à des com­mis­sions ? Et si oui, dans les­quelles ?

Oui, et elles sont nom­breuses : les mai­sons de san­té, le tra­vail sur la ru­ra­li­té, la Dé­fense Nationale, la po­lice, la gen­dar­me­rie la té­lé­pho­nie, l’eau, l’élec­tri­ci­té et l’éco­lo­gie avec une in­ter­ven­tion de Ni­co­las Hu­lot. Per­son­nel­le­ment j’ai tra­vaillé sur la ru­ra­li­té, les éner­gies nou­velles et l’eau.

Comment avez-vous vé­cu les in­ter­ven­tions des per­son­na­li­tés qui sont au som­met de l’État ?

Édouard Phi­lippe s’est pré­sen­té en tant qu’an­cien maire du Havre donc en tant que col­lègue, il connaît nos su­jets de pré­oc­cu­pa­tion. Cet homme d’écoute avait très cer­tai­ne­ment mis­sion de dé­mi­ner le ter­rain pour la fu­ture vi­site du Pré­sident de la Ré­pu­blique. Em­ma­nuel Macron a été ac­cueilli par des sif­flets, ce que je désap­prouve to­ta­le­ment. Ce n’est pas être digne de se com­por­ter ain­si. Si­non, il a été fi­dèle à lui-même, calme, et dé­ter­mi­né dans ses pro­jets de ré­forme ! Il a pro­mis que les do­ta­tions se­raient main­te­nues pour 2017/18. Et pour conclure, il a de­man­dé de le suivre mal­gré les dif­fi­cul­tés et de lui faire confiance! PS :Le fe­rez-vous ? Oui, en tant que ré­pu­bli­cain ! Je se­rai loyal. Il faut ab­so­lu­ment faire un ef­fort l’in­té­rêt de la France passe avant tout ! Je ne peux donc que sou­hai­ter la pleine réus­site de ce gou­ver­ne­ment.

-En re­ve­nant à Castillonnès, quels sen­ti­ments rap­por­tez-vous ?

Il y a énor­mé­ment de tra­vail où la créa­ti­vi­té et l’ima­gi­na­tion sont de ri­gueur ! Ce­pen­dant, il faut sa­voir valoriser nos ac­quis : l’équi­pe­ment, le col­lège, l’EH­PAD. Il faut garder en mé­moire l’har­mo­nie de l’en­semble.

-Se­lon-vous est ce que le monde ru­ral est sa­cri­fié au monde ur­bain?

PS: Non, je ne le pense pas. Nous n’en sommes pas là. Le monde ru­ral souffre c’est vrai … Il y a ce­pen­dant un es­poir cer­tain avec le nu­mé­rique. Nous com­men­çons à en­tre­voir une trans­for­ma­tion qui per­met­tra de mieux vivre dans un proche ave­nir.

Donc, op­ti­miste pour l’ave­nir de Castillonnès ?

PS: Oui bien-sûr ! Il faut que la ré­gion puisse di­ri­ger, il faut une dé­cen­tra­li­sa­tion, et lais­ser aux villes vil­lages leur au­to­no­mie ! Il faut un état gi­ron­din et non ja­co­bin !

Pierre Si­caud

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