Af­faire Joya­nae : un de­voir de lu­ci­di­té

Conseil mu­ni­ci­pal du 27 no­vembre

Le Petit Journal - L'hebdo du Lot-et-Garonne - - LA UNE -

Le viol et le meurtre atroce de la pe­tite Joya­nae ont pro­fon­dé­ment cho­qué et meur­tri les Age­nais. La mu­ni­ci­pa­li­té a te­nu à ex­pri­mer son res­sen­ti sur cette ter­rible af­faire alors que la Jour­née in­ter­na­tio­nale des Droits de l’en­fant s’est dé­rou­lée le 20 no­vembre der­nier. Des am­bas­sa­drices du club Uni­cef 47 du ly­cée Pa­lis­sy et des en­fants se sont ex­pri­més lors du conseil mu­ni­ci­pal de lun­di der­nier.

Les en­fants des éta­blis­se­ments sco­laires ont tra­vaillé sur leurs droits qu’ils ont ins­crit sur un arbre : droit de jouer, droit au bon­heur, droit de man­ger, d’avoir des vê­te­ments... Le club Uni­cef 47 de Pa­lis­sy a pro­po­sé des ventes de gâ­teaux les 20 et 21 no­vembre. Cette ac­tion a per­mis aux am­bas­sa­deurs de s’ex­pri­mer sur la cause des en­fants dans le monde et de pro­mou­voir l’Uni­cef. Les jeunes am­bas­sa­deurs de l’Uni­cef ont te­nu un stand, place Wil­son, mer­cre­di der­nier, afin de sen­si­bi­li­ser les pas­sants aux droits des en­fants par le biais d’un ques­tion­naire, tou­jours en cours de dé­pouille­ment. Des réunions sont or­ga­ni­sées les lun­dis et mar­dis par le club Uni­cef 47 au cours des­quelles sont éla­bo­rées des pro­jets don­nant la pa­role aux en­fants comme des ate­liers­dé­bats, un concours d ‘élo­quence ain­si qu’un atelier lit­té­raire pré­sen­tant les ou­vrages dé­fen­dant les droits des en­fants dans le monde. Lors du conseil, les jeunes am­bas­sa­drices pré­sentes ont émis le sou­hait que leurs opi­nions soient prises en compte lors des dé­ci­sions prises en fa­veur de la jeu­nesse.

Ou­vrir les yeux

Jean Dio­nis du Sé­jour, maire d’Agen a te­nu à s’ex­pri­mer sur le ter­rible drame qui a se­coué la ville et bien au­de­là. “Il ne faut pas ou­blier ce côté lu­mière et pro­grès de la so­cié­té, a-t-il dé­cla­ré en ré­fé­rence aux en­fants, mais mal­heu­reu­se­ment ce n’est pas le seul côté et l’évé­ne­ment tra­gique qui s’est pro­duit la se­maine der­nière à Agen a tou­ché la ville en plein coeur”. In­di­gna­tion, colère, stu­peur ... “On a tous pris un coup sur la tête avec cette nou­velle hor­rible. Ce drame de la vie quo­ti­dienne nous rap­pelle la so­li­tude, la souf­france, la dé­tresse de nombreux Age­nais et aus­si la pré­sence un peu ver­ti­gi­neuse du mal dans notre so­cié­té. Au­jourd’hui plus qu’hier, nous, élus mu­ni­ci­paux, al­lons avoir un de­voir de lu­ci­di­té sur ce qui est la réa­li­té dans notre ville”. Le maire in­vite cha­cun “à ou­vrir les yeux et à être lu­cide sur ce qu’est notre ville”. Le maire pro­met que la mu­ni­ci­pa­li­té se mon­tre­ra at­ten­tive quant à la pro­gres­sion et aux conclu­sions de la jus­tice sur cette af­faire “hors norme par son côté vio­lence écoeu­rante et lorsque les faits se­ront éta­blis, il fau­dra avoir le cou­rage de la lu­ci­di­té sur ce qui les ont per­mis. Ce soir, c’est le temps du deuil et le temps du si­lence. Dans quelques jours, nous ré­flé­chi­rons à toutes les consé­quences de tels faits” mais le maire in­vite cha­cun à ne pas s’en­ga­ger dans des ac­tions pré­coces. Une mi­nute de si­lence a, par la suite été res­pec­tée, à la mé­moire de la pe­tite Joya­nae.

L’un des ques­tion­naires de l’Uni­cef dis­tri­bué. Les jeunes et les adultes n’ont pas rem­pli le même ques­tion­naire

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