Le ré­cit des vic­times et des mé­thodes de voyous

Le Petit Journal - L'hebdo du Pays Toulousain - - LE POINT FORT -

Ces deux affaires font la une des mé­dias tou­lou­sains. Le 6 mars 2012, un in­di­vi­du dis­si­mu­lé sous une ca­goule sur­prend une res­pon­sable de La Poste de Bel­le­fon­taine alors qu’elle sort de son do­mi­cile tou­lou­sain. As­per­gée de la­cry­mo­gène, at­ta­chée, ame­née de force dans un vé­hi­cule, cette em­ployée est obli­gée de don­ner les codes d’ac­cès de son bu­reau. Elle est même as­per­gée d’es­sence et contrainte d’ou­vrir le coffre de l’agence qui re­ferme 360 000 €. Une sale odeur… d’es-

sence

Au­jourd’hui elle a la force de ra­con­ter à la barre de la

cour d’as­sises :” En sor­tant de chez moi, j’ai re­çue tout d’abord du gaz la­cry­mo­gène dans les yeux. Quelques se­condes plus tard, un li­quide coule sur mes jambes. Panique, je vais brû­ler comme une torche ? C’est cette sale odeur… d’es­sence. J’ai de suite com­prise que j’étais pris au piège en priant le Bon Dieu, car il jouait avec son bri­quet”. Puis Yo­lande (1) conti­nue son ré­cit en pleu­rant : “Les coups de poing pleuvent. Je vais au coffre et je fais le code.” Les bra­queurs, au moins deux, prennent la fuite, lais­sant l’em­ployée trau­ma­ti­sée. Puis, la vic­time se li­bère de ses liens et donne l’alerte. Cinq ans après, les sou­ve­nirs sont in­tacts et le film d’épou­vante re­sur­git avec une plaie qui ne se re­fer­me­ra ja­mais. “Je ne peux plus vivre seule. Quand je sors dans la rue, j’ai peur qu’on me frappe”, confie Yo­lande, dans un san­glot. Rien ne s’est ef­fa­cé. In­ter­ro­gé, Fabien Djet­cha dont l’ADN a été re­trou­vé sur le man­teau de cette pos­tière

jure qu’il n’était pas avec elle. Le 2 mai 2013, à Plai­sance-du-Touch

Trois hommes ca­gou­lés sé­questrent une autre em­ployée de La Poste et ses en­fants à son do­mi­cile. Le scé­na­rio se ré­pète. Cette fois, les bra­queurs vident les coffres de l’agence de Saint-Cy­prien. Dans son ar­rêt, la chambre es­time que ces hommes sont ac­cu­sé “d’en­lè­ve­ment sé­ques­tra­tion ex­tor­sion de fonds en bande or­ga­ni­sée”. (1) le pré­nom a été chan­gé

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