Marche Blanche pour Cin­tia, tuée par un ré­ci­di­viste

Le Petit Journal - L'hebdo du Pays Toulousain - - DÉPARTEMENT -

Roses blanches à la main, der­rière une ban­de­role por­tant les mots “Hom­mage à Cin­tia”, la fa­mille de la jeune femme et des ha­bi­tants du quar­tier ont mar­ché dans le centre-ville, en criant “Jus­tice pour Cin­tia” et “Cin­tia, on est là, on ne t’aban­donne pas”.

Les roses blanches ont quit­té la place des Tier­ce­rettes, où ha­bi­tait la jeune fille dont le corps avait été re­trou­vé dans une mare de sang, le 27 juillet der­nier. Ma­ria et Al­ber­to Lu­nim­bu, la ma­man et le pa­pa de Cin­tia, pleurent pour ex­pli­quer : “Pour­quoi la jus­tice a li­bé­ré cet homme après son pre­mier crime ? Il a tué notre fille, ce crime n’est pas le fait du hasard. Il est ve­nu pour tuer, c’est pré­mé­di­té ! Il faut que la jus­tice fasse son tra­vail”. La re­pré­sen­tante du col­lec­tif lut­tant contre les vio-

lences faites aux femmes est ve­nue ap­por­ter son sou­tien et son in­di­gna­tion. “On vient ré­af­fir­mer de faire en sorte que ce qu’il vient de se pas­ser avec Cin­tia ne se re­pro­duise plus ja­mais. Que les peines pro­non­cées contre des cri­mi

nels soient ap­pli­quées”, as­sure Nan­cy Diouf de l’as­so­cia­tion des Femmes d’Ar­naud Ber­nard.

Cin­tia et son meur­trier se connais­saient-ils ? Non, c’est un fou dan­ge­reux qui avait dû la re­mar­quer. Cet homme de 49 ans est à moi­tié SDF. Il est violent et souvent ivre. Un dro­gué et al­coo­lique. Il boxait souvent les pas­sants sans rai­son. “Pour­quoi la po­lice n’a pas fait dé­guer­pir ce SDF de la Place Ar­naud Ber­nard”, rage Ca­the­rine. Elle sait de quoi elle parle. Elle est re­trai­tée de la PJ et elle le voyait tous les jours sur la

place. Elle conti­nue, elle ne dé­co­lère pas “le quar­tier reste dan­ge­reux. La Po­lice est peu pré­sente, les actes cri­mi­nels ces­se­ront quand la jus­tice et la loi y se­ront plus ef­fi­caces”.

Jean-Bap­tiste Rambla était sor­ti du centre de dé­ten­tion de Mu­ret dé­but 2015, à l’oc­ca­sion d’une li­ber­té condi­tion­nelle. Il de­vait avoir un vrai tra­vail, un do­mi­cile et était obli­gé de se soi­gner. Mais la pré­ven­tion reste in­dis­pen­sable... Il faut aver­tir les en­fants, les jeunes filles comme Cin­tia ou les femmes, leur in­ter­dire d’ou­vrir la porte à quel­qu’un qu’on ne connaît pas. Et on es­père à chaque fois que c’est la der­nière fois.

Une marche blanche a quit­té la place des Tier­ce­rettes,ou ha­bi­tait Cin­tia.

Ma­ria et Al­ber­to Lu­nim­bu, la ma­man et le pa­pa de Cin­tia

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