Entre l’art et la vigne

Un vi­gne­ron par­ti­cu­lier

Le Petit Journal - L'hebdo local de l'Aude - - CORBIÈRES ET MINERVOIS -

A l’oc­ca­sion de la der­nière fête « une cave, une his­toire » nous avons eu le plai­sir de dé­cou­vrir et d’ad­mi­rer la cave d’un « personnage » par­ti­cu­lier. De qui s’agit-il ? Tout sim­ple­ment, dans la rue du com­merce est ins­tal­lée, de­puis plu­sieurs gé­né­ra­tions, la cave de Ber­nard CANTIE. C’est, bien sûr avant tout, une cave de vi­ni­fi­ca­tion où Ber­nard y élève son vin. Mais pas que ! En ef­fet, au cours de la vi­site, en dé­cou­vrant tout d’abord la cour in­té­rieure, nous sommes ar­ri­vés vers la salle d’ex­po­si­tion. Et quelle salle ! Sont ex­po­sées, en pre­mier, plu­sieurs pho­tos, ter­nies par le temps, re­pré­sen­tant certes des scènes de ven­danges, mais éga­le­ment de la­bour (avec BELOU, la der­nière mule du vil­lage) et de dis­til­le­rie. Le clou de la vi­site n’est pas bien loin ! A ces mo­ments per­dus, Ber­nard ré­cu­père tous les ou­tils ayant ser­vi à tra­vailler la terre, le rai­sin et le foin. Et c’est avec un art que nous ne lui connais­sions pas qu’il confec­tionne plu­sieurs per­son­nages ma­gni­fi­que­ment sculp­tés où autres ani­maux et ob­jets di­vers que nous ne re­voyons plus. Et quand nous qua­li­fions tout ce­la d’oeuvres ar­tis­tiques nous sommes dans la réa­li­té, ni plus, ni moins. Il y a du gout, certes, mais aus­si de l’ap­pli­ca­tion et sur­tout, un cer­tain sa­voir-faire. Nous ne pou­vons qu’en­cou­ra­ger Ber­nard à pour­suivre dans ces oeuvres, il mé­rite notre ad­mi­ra­tion.

Si nous ajou­tons à tout ce­la la pré­sence de Mi­reille et ses zo­zios, le dia­po­ra­ma dé­fi­lant dans une bar­rique amé­na­gée as­tu­cieu­se­ment à cet ef­fet nous ne pou­vons qu’être ad­mi­ra­tif après la dé­cou­verte de la cave, en cette jour­née par­ti­cu­liè­re­ment riche.

Afin de cou­ron­ner le tout, la dé­gus­ta­tion des dif­fé­rents breu­vages se hisse sans pro­blème au ni­veau de ce que nous ve­nons de dé­crire, c’est-à-dire à un très bon ni­veau. En conclu­sion, nous ne pou­vons qu’adres­ser un grand sa­tis­fé­cit à Ber­nard et à l’en­semble de sa fa­mille et l’in­vi­ter à pour­suivre avec un égal bon­heur son mé­tier de vi­gne­ron, mais aus­si son im­pli­ca­tion dans cet art par­ti­cu­lier de la sculp­ture qu’il af­fec­tionne. Lou Ba­daïre

L’ex­po­si­tion des di­verses sculp­tures.

La fa­mille lors des dé­gus­ta­tions.

Ber­nard sur­veille son vin.

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