Yan­nick Se­guier en confé­rence

Com­mé­mo­ra­tion de 14/18

Le Petit Journal - L'hebdo local de l'Aude - - NARBONNAIS -

A l’ini­tia­tive de la mu­ni­ci­pa­li­té, et du col­lec­tif d’as­so­cia­tion nis­sa­nais, dans le cadre de la com­mé­mo­ra­tion de la pre­mière guerre mon­dial Ou­ver­ture des ani­ma­tions 2018. Ven­dre­di der­nier, Yan­nick SE­GUIER a pro­po­sé au pu­blic Nis­sa­nais une confé­rence dont le thème était « et pen­dant ce temps­là dans le mi­di ». C’est le pre­mier pas dans un conflit mon­dial que les his­to­riens dé­fi­ni­ront comme une guerre to­tale. Guerre to­tale car elle mo­bi­lise toute la po­pu­la­tion fran­çaise, les hommes pour être sol­dats, les femmes et les en­fants, à l’ar­rière pour contri­buer à l’ef­fort de guerre et rem­pla­cer les hommes par­tis au com­bat. Elle mo­bi­lise aus­si toutes les res­sources agri­coles et in­dus­trielles pour ali­men­ter le front. L’éco­no­mie est mise au ser­vice de la guerre. Les usines se trans­forment pour pro­duire des mu­ni­tions et du ma­té­riel mi­li­taire. Des res­sources fi­nan­cières éga­le­ment pour sou­te­nir la pro­duc­tion et les achats à l’étran­ger. L’état fait ap­pel à l’em­prunt pu­blic Pour que l’ar­rière garde le mo­ral, la pro­pa­gande de guerre mo­bi­lise les es­prits et la cen­sure contrôle les écrits (plus de 10 mil­liards de lettres entre 14 et 18). La France est ma­jo­ri­tai­re­ment ru­rale, les nou­velles cir­culent en­core len­te­ment et es­sen­tiel­le­ment par voie de presse écrite. Il y a 200 quo­ti­diens en 1914.

Les femmes rem­placent alors les hommes dans les tra­vaux des champs (agri­cul­ture et vi­ti­cul­ture), dans les usines et les ate­liers, dans les trans­ports et ac­ti­vi­tés de bu­reau. Ce­pen­dant si elles re­pré­sentent un quart de la main d’oeuvre to­tale soit 400 000 ou­vrières dé­but 1918, cette mo­bi­li­sa­tion de main d’oeuvre fé­mi­nine reste li­mi­tée. On re­trou­ve­ra da­van­tage les femmes dans des ac­ti­vi­tés tra­di­tion­nelles, in­fir­mières, dames d’oeuvres et mar­raines de guerre. Les condi­tions de vie sont dif­fi­ciles tant au tra­vail dans les usines qu’à la mai­son où elles ont ob­te­nu par la force des choses da­van­tage de res­pon­sa­bi­li­tés. En­fin l’écri­ture des lettres, la confec­tion des co­lis et la prière leur per­mettent de te­nir, face à l’ab­sence des hommes, la peur per­ma­nente d’une mau­vaise nou­velle et le be­soin de ras­su­rer les en­fants. Les en­fants sont éga­le­ment et pour la pre­mière fois concer­nés di­rec­te­ment par la guerre.

Pour conclure le col­lec­tif a of­fert le verre de l’ami­tié et du par­tage. Ci­né­ma, théâtre, confé­rence et ex­po­si­tion, le pro­gramme com­plet ar­ri­ve­ra dans les jours qui suivent pour ar­ri­ver au 11 no­vembre 2018.

Le pu­blic at­ten­tif

Mi­chel BONFIL et Yan­nick SE­GUIER

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