Un par­cours ci­toyen

Ren­contre avec Paul An­dré

Le Petit Journal - L'hebdo local de l'Aude - - LAURAGAIS - MONTAGNE NOIRE -

Paul An­dré, 88 prin­temps, na­tif de Sal­signe est de ces per­son­nages ; tou­jours alerte avec un es­prit vif, qui a mar­qué son pas­sage sal­si­gno­lais. Au bé­né­fice d’un li­vret qu’il a édi­té ‘’à tire pri­vé et à compte d’au­teur’’, le main­te­nant Li­mouxin est in­ta­ris­sable.

Dif­fi­cile de syn­thé­ti­ser son écrit ‘’ mon par­cours ci­toyen’’ en quelques phrases, la ri­chesse de ses mots et son style en fond un livre de ré­flexions per­son­nelles. Son idée de se mettre de­vant une feuille vierge pour la rem­plir de mots et d’anec­dotes est ve­nue as­sez tard d’ailleurs. Mais avant ce­la, en avait-il vrai­ment le temps ? ‘’ La re­traite pèse à qui ne sait rien faire, mais l’es­prit qui s’oc­cupe goûte un vrai bon­heur’’. La citation prê­tée à Vol­taire marque les pre­mières pages de son livre ou il ra­conte en toute sim­pli­ci­té ses sou­ve­nirs et ses ré­flexions. Il ra­conte tout d’abord la com­mune de sa nais­sance, ses 1500 ha­bi­tants à l’époque, ses com­merces et la proxi­mi­té de la mine d’or. C’était éga­le­ment la foire d’oc­tobre et l’in­ter­mi­nable cor­dons de fo­rains, mais c’était éga­le­ment les ren­contres spor­tives sur le stade du Jun­cas ou le rugby à treize et le football re­trou­vaient des adversaires tou­jours dé­pi­tés par l’union Spor­tive des Mineurs.

“C’était la li­ber­té à l’âge où la fleur éclot ; mais j’étais une ca­naille, je me bat­tais sou­vent’’ sou­ligne l’écri­vain et de pour­suivre ‘’ Sal­signe était bien autre chose qu’un vil­lage : c’était une pro­vince.’’ Avec des mots simples et em­plis de poé­sie, Paul An­dré, amou­reux de la langue fran­çaise, sait vous em­por­ter dans le dé­dale de ses aven­tures per­son­nelles. Une vie bien rem­plie

Son livre au­to­bio­gra­phique nous ap­prend ses dé­buts à l’école ma­ter­nelle sal­si­gnoise, son dé­part vers le ly­cée ‘’Bas­tion’’ à Car­cas­sonne, ses dé­buts comme ins­pec­teur du tré­sor et ses ré­flexions sur l’uti­li­sa­tion des finances publiques, et il fus­tige les don­neurs de le­çons qui se re­fusent à re­con­naitre leurs er­reurs.

Sa vie pro­fes­sion­nelle l’em­mè­ne­ra vers d’autres cieux : à Alen­çon tout d’abord, puis Thiers puis en­fin à Li­moux et 1959 ou il s’ins­tal­le­ra dé­fi­ni­ti­ve­ment ; et où il se ma­ni­fes­te­ra sur le stade de l’ai­guille de la lo­ca­li­té. Son an­crage li­mouxin, lui vaut aus­si de se re­trou­ver au poste de pre­mier ad­joint au­près de Jean­paul Du­pré ‘’pen­dant une man­da­ture’’ pré­cise le per­son­nage ; mais aus­si il est à la créa­tion de la FNACA de l’aude, poste qu’il a quit­té il y a peu.

C’est une vie bien rem­plie pour cet écri­vain au style per­son­nel et qui pré­cise :’’ La va­leur de la langue Fran­çaise ré­side dans le choix des mots et de ce qu’on en fait.’’cet amou­reux de la na­ture et des ani­maux, qui mise beau­coup sur ses ami­tiés a voulu conclure notre en­tre­tien en sou­hai­tant ‘’que les hommes vivent en com­plète har­mo­nie entre eux ; c’est le plus im­por­tant pour que la paix règne’’.

Pour pré­ci­sion, l’ou­vrage a été édi­té par l’im­pri­me­rie Ca­no & Franck à Li­moux ; dé­pôt lé­gal au 2e tri­mestre 2015. Il peut être consul­té à la bi­blio­théque de Sal­signe

Paul An­dré (au centre) en­tou­ré de Eve­lyne Poi­ret (à gauche) et Sté­phane Bar­thas (à droite)

Le livre de Paul An­dré pour­ra être consul­té à la bi­blio­théque de Sal­signe

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.