Un drôle de Cu­ré

Sais­sac et les Sais­sa­gais dans l’his­toire

Le Petit Journal - L'hebdo local de l'Aude - - LAURAGAIS - MONTAGNE NOIRE -

Ca­vail­hès An­toine Ma­rie Hippolyte Etienne Jacques né à Sais­sac le 12 fé­vrier 1770, était fils de Jean Pierre fa­bri­cant de draps et d’elisabeth Ma­rie de Li­go­nier. Il fut or­don­né sous-diacre, diacre et prêtre par l’évêque in­trus en 1792 et nom­mé par lui vi­caire à La­grasse, d’où il fut chas­sé. Élu cu­ré d’ar­quettes le 11 oc­tobre 1792, il re­fu­sa le poste et se re­ti­ra d’abord à Puy­lau­rens , au­près de l’ab­bé Roux, puis au­près de ses parent à Sais­sac. Il ne se ma­ria pas, mais il était de no­to­rié­té pu­blique qu’il vi­vait avec une femme qui avait aban­don­né son ma­ri. Dès le 21 fruc­ti­dor an VI (7 sept 1797) il pa­raît avoir quit­té l’ha­bit ec­clé­sias­tique, à cette date il signe un acte de nais­sance sans au­cune qua­li­fi­ca­tion. Plus tard le 1er no­vembre 1798, il est se­cré­taire de mai­rie, le 23 no­vembre 1803 il est gref­fier de la Jus­tice de Paix, con­seiller mu­ni­ci­pal en 1803. Le 16 août 1811, il s’op­pose seul au vote d’un sup­plé­ment de 300 f pour par­faire le trai­te­ment du cu­ré et il s’en­tend dire par le maire « qu’on ne doit s’ar­rê­ter au dire de ce membre qui de­vrait rendre hom­mage à cet état (de mi­nistre du culte), quoi­qu’il l’ait ab­ju­ré”. Dès le 27 mai 1827, tout au moins, Ca­vail­hès a re­pris l’ha­bit et les moeurs ec­clé­sias­tiques, car il signe l’acte du dé­cès de Gaillar­don, son parent, en tant que prêtre, 67 ans, do­mi­ci­lié à Sais­sac ; En­fin en l’an 1835 et le 17 sep­tembre, Hippolyte Ca­vail­hès prêtre est in­hu­mé dans le ci­me­tière de la pa­roisse par Bos­viel cu­ré. J Mi­chel

Com­mu­nion 1961 avec l’ab­bé Ray­naud

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