En vi­site des ci­me­tières de la ville

Le Petit Journal - L'hebdo local de l'Aude - - CARCASSONNE -

Il y a un peu plus d’un an, Phi­lippe Ma­riou, so­cié­taire de l’aca­dé­mie des Arts et des Sciences de Car­cas­sonne avait pré­sen­té une in­té­res­sante confé­rence, for­te­ment do­cu­men­tée, sur les ci­me­tières de la ville et l’on y ap­pre­nait beau­coup de choses.

- Le ci­me­tière de la Ci­té. Au 16ème siècle , il se trou­vait à l’in­té­rieur du mo­nu­ment, proche des tours nar­bon­naises. C’est en 1776 qu’il a été trans­fé­ré où il se trouve au­jourd’hui. La pre­mière tombe fut celle de l’evêque Ar­mand Ba­zin de Be­zons. A côte de lui, on peut voir la tombe de l’evêque Be­sau­celle, in­hu­mé en 1801. De­ve­nu vite trop pe­tit, un nou­veau ci­mé­tière a été créé au lieu dit: La Gra­vette. Il fut fer­mé en 1956 et les corps furent ex­hu­més, puis ré-in­hu­mains dans l’os­suaire du ci­me­tière La Conte.

A la ci­té, par­mi les noms cé­lèbres, on peut trou­ver ce­lui d’hen­ri Tort-nou­guès, pro­fes­seur de phi­lo­so­phie, An­cien Grand Maître de la Grande Loge de France.

- Le Ci­me­tière La Conte. Il de­vint opé­ra­tion­nel en 1953. En 1962, à la fin de la guerre d’al­gé­rie, nombre de fa­milles de ra­pa­triés y ont ache­té un ca­veau. Il y a , en ce lieu de nom­breux gloires du rug­by in­hu­mées.

- Le ci­me­tière St Mi­chel. Bé­ni en 1784, ce lieu ré­ser­vait au dé­part de sé­pul­ture aux prêtres et cha­noines de la ca­thé­drale. Dans les an­nées fut im­plan­té là, le car­ré mi­li­taire. On peut y voir les tombes de Ga­me­lin, d’achille Mir, Hen­ri Mou­ton ( le fon­da­teur de la lo­te­rie Na­tio­nale), Fritz Lauer ( pro­duc­teur de bière), le Cha­noine Ver­rier, La­per­rine ( qui a don­né son nom à la ca­serne toute proche). C’est là que la fa­mille Tal­mier ( grande fa­mille car­cas­son­naise) pos­sède un ca­veau.

- Ci­me­tière St Vincent ( le plus an­cien). Au Moyen Age, le ci­me­tière joux­tait l’édi­fice re­li­gieux de l’eglise St Vincent par le Nord. Suite à l’ar­rêt Royal in­ter­di­sant les sé­pul­tures dans les villes, il fut trans­fé­ré, Jar­din des Plantes, tout d’abord, puis à Gra­zailles, où il se trouve. Il fal­lut at­tendre 1934, cor­res­pon­dant à l’achat d’une par­celle de M.mal­rieu, en­tre­pre­neur fu­né­raire de père en fils, pour agran­dir ce ci­me­tière , où l’on peut voir les tombes du ba­ron Pey­russe, ar­gen­tier de Na­po­léon 1er, la cha­pelle d’al­bert To­mey ( an­cien Maire), Dan­toine, le des­si­na­teur, le chif­fon­nier La­mou­relle, An­toine Mar­ty, Mar­cou, Paul Sa­ba­tier, le chi­miste.

Phi­lippe Ma­riou a long­temps tra­vaillé dans les ci­me­tières, d’où l’ac­qui­si­tion de connais­sances, de dé­cou­vertes qu’il a pré­sen­tées dans cette confé­rence dont nous par­lions , en pré­am­bule, avec force dé­tails et pré­ci­sions.

Phi­lippe Ma­riou, un tra­vail do­cu­men­té

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