Les Avey­ron­nai­se­ries de Ton­ton Léon

Le Petit Journal - L'hebdo local de l'Aveyron - - LA UNE -

IL Y A MI­NISTRE… ET MI­NISTRE !

Sous l’im­pul­sion de l’an­cien maire d’Onet le Châ­teau Fa­brice Ge­niez, sou­cieux de se re­lan­cer po­li­ti­que­ment, la Fé­dé­ra­tion du Par­ti So­cia­liste Avey­ron­nais a or­ga­ni­sé sa réu­nion an­nuelle, sa­me­di 8 oc­tobre, dans la salle de La Ba­leine (près de 500 places). Nom d’un fa­non, nostalgie, quand tu nous tiens !… Mais l’af­fluence pro­mise n’a pas été au ren­dez-vous : 100 per­sonnes à peine ont ré­pon­du à cet ap­pel. L’ab­sence re­mar­quée de cer­tains té­nors Avey­ron­nais n’est pas la seule cause de cette mé­diocre af­fluence. Il faut dire que le pro­gramme fleu­rait bon la nostalgie, avec en ve­dette… Jean-Louis Bian­co, ex mi­nistre de la « Mit­te­ran­die » du siècle der­nier.

De plus, les ri­va­li­tés in­ternes au P.S. dé­par­te­men­tal et le dis­cré­dit du gou­ver­ne­ment Valls n’ont pas vrai­ment in­ci­té les mi­li­tants et les sym­pa­thi­sants à se mo­bi­li­ser. On les com­prend ! Cer­tains élus n’ont pas man­qué de re­le­ver que ce congrès au­rait pu se dé­rou­ler dans une salle plus mo­deste, sur­tout vu le contexte am­biant.

Ap­pa­rem­ment, l’ex-maire d’Onet n’est pas en­core gué­ri de ses ten­dances à la dé­me­sure ! Nou­veau siècle, nou­velles mé­thodes : le maire ac­tuel, JPK, vient lui aus­si d’in­vi­ter un mi­nistre so­cia­liste sur Onet. Mais pour par­ler de l’ave­nir de la Bosch, le plus gros em­ployeur pri­vé de l’Avey­ron. Nul doute que si Mi­chel Sa­pin, mi­nistre de l’Eco­no­mie et des Fi­nances, se dé­place, La Ba­leine risque alors d’être trop pe­tite pour ac­cueillir tout le monde...

MA­DAME LA PRESIDENTE

Le ré­sul­tat des élec­tions à la Chambre de Mé­tiers de l’Avey­ron ac­corde la vic­toire à la liste : « Ac­tion, Ar­ti­sans, Avey­ron » conduite par la pré­si­dente sor­tante Ch­ris­tine Sa­huet qui a de­van­cé de 277 voix la liste « Ar­ti­sans, Ci­toyens » conduite par Lau­ren Bon. Le taux de par­ti­ci­pa­tion à ces élec­tions est par­ti­cu­liè­re­ment faible, puis­qu’il est de 31,6 %. La liste Sa­huet a ob­te­nu 1230 suf­frages, celle de Bon 953. La pré­si­dente sor­tante se re­trouve donc pour cinq ans à la tête de la Chambre.

A no­ter que ce suc­cès ré­serve 19 sièges au con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion à la liste de la pré­si­dente et six pour celle de son ad­ver­saire.

Pour Mme Sa­huet c’est le tra­vail qui a payé. Elle a seule­ment re­gret­té que la cam­pagne n’ait pas été très fair-play, mais ce n’est pas une nou­veau­té.

Du cô­té de Laurent Bon les can­di­dats re­grettent de ne pas avoir été as­sez per­for­mants du­rant la cam­pagne, et ils at­tendent de voir les feuilles d’émar­ge­ment pour voir où ils ont per­du du ter­rain. Vrai­sem­bla­ble­ment dans la branche bâ­ti­ment.

LE PARC A OURS DE PRA­DI­NAS

Dans cinq jours, le 1er No­vembre, le parc ani­ma­lier de Pra­di­nas ferme ses portes pour cinq mois. Jean-Phi­lippe Ro­man et Ca­the­rine n’en se­ront pas pour au­tant en va­cances, car l’hi­ver st gé­né­ra­le­ment consa­cré aux tra­vaux. Le dres­seur qui dé­clare, qu’il ne se se­rait peut-être pas en­ga­gé dans cette aven­ture en 2010, s’il avait su qu’il lui fau­drait tout re­mettre aux normes dans ce parc de plus de 12 ha où vivent 280 ani­maux. Mais dit-il : « Le plus dur est der­rière nous. »

Son ob­jec­tif pour la sai­son pro­chaine, c’est ce­lui d’ou­vrir son Parc à ours. Pour Ro­man, qui est le seul dres­seur d’ours brun eu­ro­péen, cet ani­mal est sa grande pas­sion. Dé­jà avec Ma­lek, il a tra­vaillé pour le 7ème art.

Sha­dow, 12 ans est le digne suc­ces­seur de son père. D’ailleurs, l’ours et son dres­seur étaient à Prague, où ils ont tour­né pour Ca­nal + « Le Dé­bar­que­ment ». Jean-Phi­lippe Ro­man a en­chaî­né à l’Alpe d’Huez avec les loups et conti­nue de tra­vailler avec les aigles, mais dit-il : « J’ai bien peur que le mé­tier de dres­seur dis­pa­raisse peu à peu… »

GALLIARD SUC­CES­SEUR DE LUCHE ?

Du cô­té de la pré­si­dence du Con­seil dé­par­te­men­tal où le pré­sident JeanC­laude Luche, élu sé­na­teur, doit lais­ser sa place, en rai­son de la loi an­ti-cu­mul de man­dats, au prin­temps pro­chain, il est de plus en plus ques­tion de nomme un pré­sident in­té­ri­maire. Il sem­ble­rait que l’his­toire des pri­maires dé­par­te­men­tales ait été aban­don­née. Le can­di­dat qui tien­drait ac­tuel­le­ment la corde se­rait Jean-Fran­çois Galliard, le vice-pré­sident, conseiller dé­par­te­men­tal de Millau 2. Voi­là qui fe­rait sû­re­ment plai­sir aux Avey­ron­nais du Sud qui n’ont ja­mais eu de Pré­sident à Ro­dez. Il est évident qu’une pré­si­dence in­té­ri­maire se­rait une rampe de lan­ce­ment pour po­ser sa can­di­da­ture à la pré­si­dence dé­fi­ni­tive dès Sep­tembre 2017, et la re­com­po­si­tion du Con­seil dé­par­te­men­tal. Re­trai­té, ex di­rec­teur des Ser­vices Fis­caux, Conser­va­teur des hy­po­thèques ho­no­raire, âgé de 68 ans, char­gé de la Culture dans le dé­par­te­ment, Jean-Claude Galliard re­pré­sen­te­rait fort bien l’Avey­ron.

LE TRIPOU C’EST SAVY !

« La Nau­cel­loise », ou si vous pré­fé­rez la Mai­son Charles Savy à Nau­celle col­lec­tionne de­puis des an­nées les pre­miers prix pour son « tripou », la re­cette de la mé­mée Fraysse, de l’Hô­tel Fraysse. Toute une époque ! Le « tripou » de Charles a ob­te­nu la pre­mière pace au Concours na­tio­nal an­nuel or­gan­sé par l’Aca­dé­mie du Tripou, de­vant une di­zaine de par­ti­ci­pants. Cette ma­ni­fes­ta­tion s’est dé­rou­lée à Tours. Ce sont des cui­si­niers ré­pu­tés qui ont dé­gus­té les tri­pous avec un (s) à l’aveugle. Le di­rec­teur de « La Nau­cel­lo­sie » est ra­vi de fê­ter avec ce Prix, le cin­quan­tième an­ni­ver­saire de son en­tre­prise.

RO­DEZ CENTRE DE CONGRES ?

Der­niè­re­ment, le dé­pu­té de la pre­mière cir­cons­crip­tion Yves Cen­si a res­sor­ti de ses ti­roirs le dos­sier con­cer­nant la créa­tion d’un Centre de Congrès à Ro­dez. Un dos­sier vieux de­puis plu­sieurs di­zaines d’an­nées et qui re­vient ré­gu­liè­re­ment comme un ser­pent de mer. Une pre­mière ten­ta­tive avait dé­jà eu lieu du cô­té de la Chambre de Com­merce et d’In­dus­trie, mais elle a échoué. Et pour­tant c’état d temps des fa­meuses « 30 Glo­rieuses ». Se­rait-ce la ve­nue de l’an­cien mi­nistre de la Culture Jean-Jacques Ailla­gon qui au­rait ré­veillé le fils Cen­si, obli­gé de dire quelque chose ? Ce qui est sûr en France, c’est que les Congrès sont de plus en plus nom­breux, mais qu’ils ac­cueillent de moins en moins de congres­sistes. Et puis ve­nir à Ro­dez, quand on vous pro­pose Pa­ris, la Côte d’Azur, Deau­ville ou Biar­ritz, quand ce n’est pas le Ma­roc ? Et ve­nir comment, en tor­tillard ? On at­tend avec grande im­pa­tience les étoiles du Pa­lais Epi­sco­pal…

LES SINISTRES DU LOT

A Es­pa­lion, l’As­so­cia­tion des si­nis­trés de la val­lée du Lot est dé­sor­mais pré­si­dée par Alain Ca­las as­sis­té de Jean-Fran­çois Ga­lan. Pour eux cette as­so­cia­tion, née au len­de­main des inon­da­tions de dé­cembre 2003 qui ont si­nis­tré 800 foyers Es­pa­lion­nais, doit res­ter une force de sou­tien, car si on ne peut pas ar­rê­ter la mon­tée des eaux du Lot inon­da­tions, que l’on es­saie au moins d’amoin­drir les dé­gâts. Rap­pe­lons que cette As­so­cia­tion avait été créée à l’ini­tia­tive de Ch­ris­tian Ca­viale.

ELEC­TIONS LEGISLATIVES

Le PS a ré­ser­vé la pre­mière et la deuxième cir­cons­crip­tion de l’Avey­ron à des can­di­dates pour les élec­tions lé­gis­la­tives de 2017. Ain­si donc, dans la se­conde, l’élue sor­tante Ma­rie-Lou Mar­cel de­vrait re­par­tir en cam­pagne. Elle au­ra comme concur­rent le vice-pré­sident du Con­seil dé­par­te­men­tal, maire de Cres­pin, An­dré At (LR) as­so­cié à un autre élu dé­par­te­men­tal, ce­lui du Lot et Dour­dou, Ch­ris­tian Tieu­lié. Mais voi­là que va faire le PRG ? An­dré At a des chances de l’em­por­ter, sur­tout que le bi­lan de la dé­pu­tée sor­tante ne casse pas trois pattes à un ca­nard.

Dans la pre­mière cir­cons­crip­tion, le dé­pu­té sor­tant Yves Cen­si de­vrait se re­trou­ver, et pour la se­conde fois, de­vant Mo­nique Herment Bul­tel (PS) pre­mière ad­jointe du maire de Ro­dez et Conseillère ré­gio­nale. Cen­si dit-on dor­mi­rait sur ses deux oreilles, mais voi­là que l’on parle de plus en plus d’un autre can­di­dat à droite : JeanP­hi­lippe Ké­ros­lian, le maire d’Onet le Châ­teau, vice-pré­sident de l’Ag­glo ru­thé­noise.

TROIS VOIES…

Un axe rou­tier à trois voies, avec une por­tion à deux voies of­frant la pos­si­bi­li­té de dou­bler est gé­né­ra­le­ment mis en place pour de rai­sons de sé­cu­ri­té, et non pour ver­ba­li­ser les au­to­mo­bi­listes qui doublent, et qui sont sou­vent obli­gés d’ac­cé­lé­rer pour dé­pas­ser… Ces deux voies sont ma­té­ria­li­sées dans les mon­tées et ra­re­ment dans les des­centes. Ce qui n’est pas le cas entre Liou­jas et Bo­zouls. Si vous rou­lez en di­rec­tion de Bo­zouls, et si vous dé­si­rez dou­bler en des­cente, à hau­teur de Liou­jas vous êtes obli­gé de mon­ter à cent à l’heure, pour dé­pas­ser la moindre bé­taillère avant d’être ver­ba­li­sé à hau­teur de la route des Brunes. Il sem­ble­rait que la gen­dar­me­rie ait com­pris qu’il s’agis­sait d’une nasse. Aus­si, a-t-elle or­ga­ni­sé ré­cem­ment une opé­ra­tion « Al­ter­na­tive aux pour­suites ». A quand une cor­rec­tion de cette trois voies, avec deux voies dans le bon sens, c’est à dire en di­rec­tion de Ro­dez.

AR­NAUD VIALA MECONTENT

Le dé­pu­té du Sud Avey­ron s’est dit ou­tré, quand il a ap­pris qu’un cin­quan­taine de mi­grants de­vaient s’ins­tal­ler dans l’Avey­ron dont une tren­taine dans la ré­gion de Pont de Sa­lars. « Je suis très mé­con­tent, voir ou­tré de la mé­thode du gou­ver­ne­ment qui, sur un su­jet aus­si grave, ne nous a pas in­for­més. J’ai même adres­sé une lettre ou­verte au Pre­mier mi­nistre, pour lui de­man­der des ex­pli­ca­tions…» Quant aux pri­maires de la droite, le dé­pu­té Ara­nud Viala n’a pas en­core don­né son par­rai­nage à qui­conque. « Et ce pour deux rai­sons : je ne suis pas un homme d’ap­pa­reil, les poids lourds de cette pri­maire ont dé­jà suf­fi­sam­ment de sou­tiens. Je trouve aus­si que ce vote tourne à la que­relle d’égo, alors que l’on a be­soin de ras­sem­ble­ment. »

DU COTE DE LA BOSCH

A Ro­dez, dans cer­tains­mi­lieux éco­no­miques on craint la ca­tas­trophe du cô­té de l’usine Bosch qui tra­vaille uni­que­ment pour le die­sel à la fa­bri­ca­tion d’in­jec­teurs. Le re­pré­sen­tant de la CGT Yan­nick An­gla­rès ne se cache pas pour faire part de ses in­quié­tudes. Il at­tend tou­jours des ré­ponses de Mme Royal. Il rap­pelle aus­si qu’un in­ves­tis­se­ment est pro­gram­mé dé­but 2017 pour une deuxième ligne d’in­jec­teurs à Ro­dez. Mais il n’y a pas eu de con­fir­ma­tion de la di­rec­tion. En­fin le Con­seil fé­dé­ral al­le­mand a vo­té pour la fin des vé­hi­cules ther­miques dès 2030.

Pour l’ins­tant, le seul élu qui ait osé ti­rer le si­gnal d’alarme est le maire d’Onet le Châ­teau. Il ne s’agit pas de crier au loup, mais de prendre ses res­pon­sa­bi­li­tés. Sans Bosch et avec un centre ville mo­ri­bond, Ro­dez se­rait obli­gé de re­voir ses dos­siers d’ave­nir et de mettre de cô­té la po­li­ti­caille­rie.

UNE USINE A CO­CHONS

Pré­oc­cu­pés par le pro­jet d’agran­dis­se­ment de la por­che­rie de Bru­no Mon­tour­cy au Viala, com­mune du Fel, une qua­ran­taine d’ha­bi­tants de la ré­gion d’En­traygues se sont réunis au Ca­fé l’In­dé­pen­dant. Au cours de cette réu­nion, ils ont pu ex­pri­mer leur in­quié­tude face à cette nou­velle usine à co­chons et de son im­pact sur l’en­vi­ron­ne­ment.

Le pro­jet Mon­tour­cy a été ana­ly­sé et cer­taines im­pré­ci­sions ont re­te­nu l’at­ten­tion des par­ti­ci­pants, en par­ti­cu­lier l’épan­dage du li­sier sur le pla­teau de Gi­nol­hac.

Les par­ti­ci­pants se sont concer­tés et se sont mis d’ac­cord sur la créa­tion d’une as­so­cia­tion de dé­fense char­gée de co­or­don­ner les di­verses ac­tions à me­ner, à com­men­cer par la ré­dac­tion d’une lettre à adres­ser au pré­fet de l’Avey­ron lui si­gna­lant l’état sa­ni­taire dé­jà très in­quié­tant des sources aux abords du Viala. Et un par­ti­ci­pant de nous avouer que Bru­no Mon­tour­cy ne pou­vait pas faire n’im­porte quoi, pour la simple rai­son qu’il était un syn­di­ca­liste agri­cole…

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