L’Obe­jump, ou l’art d’édu­quer son chein

Le Petit Journal - L'hebdo local de l'Aveyron - - LA UNE - PJM

At­ten­tion, si vous par­lez de dres­sage, Syl­vie Goi­goux, vous re­pren­dra, gen­ti­ment et sou­riante, certes, mais elle vous re­pren­dra, pour vous ex­pli­quer et vous par­ler, d’édu­ca­tion.

L’Obe­jump, Obe comme OBEis­sance, et JUMP comme JUMPing, fran­chis­se­ment d’obs­tacles.

Cette ré­cente dis­ci­pline d’édu­ca­tion ca­nine en mi­lieu ur­bain, créée par JC La­ber­nade, édu­ca­teur tou­lou­sain, est en­sei­gnée, dans le cadre d’une as­so­cia­tion, loi 1901, par le club ca­nin d’Obe­jump du Causse, à Orth­loés.

Avoir un chien avec un maxi­mum d’écoute de d’obéis­sance, pro­me­ner en ville en toute sé­ré­ni­té avec son com­pa­gnon à quatre pattes, même faire les ma­ga­sins, quel pro­prié­taire n’en a pas rê­ver.

Com­bien laisse leur ani­mal de com­pa­gnie, faute de n’avoir que deux bras, oc­cu­pés à re­te­nir leur chien, ti­rant sur sa laisse ?

« Pour édu­quer son chien, il faut un an », ex­plique Syl­vie, mais at­ten­tion, on parle ici d’édu­ca­tion, un an, ce­la peut sem­bler long, mais le ré­sul­tat est bluf­fant, l’ani­mal, (ou le maître), mé­ta­mor­pho­sé.

Pas de bruit, pas de cris, pas d’éner­ve­ment, un pe­tit signe, une pa­role, et le chien saute, se couche, s’as­sied, rend son jouet.Pas une re­la­tion de maître ou de do­mi­nant, non non, une re­la­tion de jeu, de com­pli­ci­té réelle, une re­la­tion har­mo­nieuse.

« Je prends, en prin­cipe le pre­mier ren­dez vous, en ville bien sur, puis­qu’il s’agit d’édu­ca­tion ur­baine, mais sur­tout, avec un seul chien et son maître », conti­nue l’édu­ca­trice ca­nine, « Et en­suite, l’ani­mal une fois so­cia­li­sé, on tra­vaille par groupe de deux ou trois per­sonnes ».Et pour le lieu, ce­la peut être en ga­le­rie mar­chande, avec les au­to­ri­sa­tions né­ces­saires bien en­ten­du, en ville, dans un parc, dans la rue, le but de l’édu­ca­tion étant d’avoir un chien se­rin en dé­pla­ce­ments ur­bains, mais aus­si, calme et obéis­sant à la mai­son, avec les en­fants, etc, etc....

Syl­vie Goi­goux, le ré­pète, « Nous pre­nons tous les chiens, les ra­cés ou pas, au- cune dis­tinc­tion, et même nos com­pé­tions sont ou­vertes à tous les chiens ».

Car il existe un cham­pion­nat de France de la dis­ci­pline.

Et Syl­vie Goi­goux, connaît bien son dé­rou­le­ment, d’ailleurs, elle a ter­mi­né troi- sième, du der­nier cham­pion­nat, mé­daille de bronze 2017.

Pour tous ren­sei­gne­ments, le club pos­sède une page Fa­ce­book, club ca­nin d’obe­jump du causse, et un tel, au : 06.78.07.55.90.

«Édu­ca­tion, pas dres­sage» Syl­vie Goi­goux.

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