Ré­vi­sion des lois de bioé­thique en 2018. Que peut es­pé­rer l’ADMD

Le Petit Journal - L'hebdo local de l'Hérault - - Béziers - MB

Anne Bert, qui souffre d’une ma­la­die dé­gé­né­ra­tive in­cu­rable et a choi­si d’avoir bien­tôt re­cours à l’eu­tha­na­sie dans un hô­pi­tal belge, dé­fend la li­ber­té de “choi­sir sa fin de vie” dans un livre à pa­raître le 4 oc­tobre.

In­vi­tée à don­ner son sen­ti­ment per­son­nel face à cette dé­ci­sion, Mme Bu­zyn a ad­mis: “je la com­prends bien en­ten­du. J’ai eu l’oc­ca­sion de m’en­tre­te­nir lon­gue­ment avec elle au té­lé­phone avant l’été”.

“C’est un choix in­di­vi­duel. Au­jourd’hui notre so­cié­té n’a pas fait ce choix-là”, a-t-elle tou­te­fois ajou­té.

En France, il y a eu beau­coup de dé­bats sur la fin de vie qui ont abou­ti à une loi, la loi Claeys-Leo­net­ti, qui per­met une sé­da­tion pro­fonde et pro­lon­gée pour les pa­tients en fin de vie. Ce­la a dé­jà sus­ci­té des dé­bats très com­pli­qués. Et cette loi n’est pas en­core com­plè­te­ment dé­ployée par­tout. J’ai ex­pli­qué à Mme Bert que pour l’ins­tant je sou­hai­tais d’abord faire une éva­lua­tion de la fa­çon dont cette loi était mise en oeuvre dans notre pays”, a dit Mme Bu­zyn sur France In­ter.

Pro­mul­guée le 2 fé­vrier 2016, la loi Claeys-Leo­net­ti pré­voit un “droit à la sé­da­tion pro­fonde et conti­nue” jus­qu’à la mort pour cer­taines per­sonnes et rend contrai­gnantes les “di­rec­tives an­ti­ci­pées”, par les­quelles cha­cun peut faire connaître son re­fus d’un achar­ne­ment thé­ra­peu­tique. Elle n’au­to­rise pas l’eu­tha­na­sie et le sui­cide as­sis­té.

“Les dé­bats sur la loi de bioé­thique (pré­vus en 2018) pour­ront éven­tuel­le­ment rou­vrir ce su­jet”, a sug­gé­ré à ce pro­pos la mi­nistre.

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