Un par­le­men­taire au che­vet des Fé­dé­ra­tions du Sud…

Le Petit Journal - L'hebdo local du Gers - - DÉPARTEMENT -

dé­fla­gra­tion pro­vo­quée par l’élec­tion d’Em­ma­nuel Ma­cron à la pré­si­dence de la Ré­pu­blique, la no­mi­na­tion de son gou­ver­ne­ment et les lé­gis­la­tives qui ont sui­vi, au­cun des mou­ve­ments po­li­tiques tra­di­tion­nels, dont «Les Ré­pu­bli­cains», n’a été épar­gné. Si l’on reste dans un camp, di­sons ce­lui de la droite mo­dé­rée, dans chaque fé­dé­ra­tion on en a su­bit les contre­coups… Dé­jà, une élec­tion au ni­veau na­tio­nal : “fal­lait bien trou­ver un nou­veau Pré­sident ! Les mi­li­tants ont choi­si et ont vo­té (avec un bon score) pour Laurent Wau­quiez, entre autres, ex­cellent Pré­sident de la Ré­gion Au­vergne Rhô­neAlpes et son 1er sou­ci était de res­ser­rer les rangs au­tour d’une ligne de conduite et d’éva­luer la mo­ti­va­tion dans les fé­dé­ra­tions dé­par­te­men­tales”. C’est dans ce cadre-là que la Fé­dé­ra­tion ger­soise, conduite par Gré­go­ry Bob­ba­to, se­con­dé par Pierre Ta­ba­rin (se­cré­taire dé­par­te­men­tal), re­ce­vait der­niè­re­ment Ber­nard Reynes, Dé­pu­té des Bouches-du-Rhône (de­puis 2007) et an­cien Maire (ré-élu) de Cha­teau­re­nard, au­tant dire que cet élu connaît bien le ter­rain. On leur re­proche sou­vent d’être hors sol… en tous cas, pas lui! Et il n’est pas non plus adepte de ce que l’on ap­pelle la langue de bois…

Bref, une vi­site dans le Gers «le tour des fé­dé­ra­tions qui ont des dif­fi­cul­tés : je viens écou­ter, com­prendre l’his­toire po­li­tique lo­cale et je pré­sen­te­rai un rap­port « à Pa­ris » avec quelques pré­co­ni­sa­tions afin d’en­ta­mer un dia­logue construc­tif… En gé­né­ral c’est as­sez sui­vi, je reste dans la pru­dence car nous ne sommes pas là pour « fli­quer » qui que ce soit ; nous nous char­geons éga­le­ment de por­ter la voix des res­pon­sables lo­caux et j’es­père donc être utile ! ». Et de dres­ser un 1er constat sur le plan na­tio­nal afin de com­prendre les dif­fi­cul­tés lo­cales : « Après une si­tua­tion dé­li­cate « Les Ré­pu­bli­cains » sont tou­jours là, avec un très beau contin­gent d’élus, et mal­gré la communication et la ma­gie d’Em­ma­nuel Ma­cron ! Les fran­çais vont se rendre compte des li­mites de ce mi­roir aux alouettes ! Nous sommes le seul par­ti d’op­po­si­tion qui re­pré­sente en même temps d’al­ter­nance et au­jourd’hui, nous de­vons al­ler dans la re­con­quête ! Laurent Wau­quiez à la vo­lon­té de re­le­ver le par­ti, il y a un es­pace, mais c’est au ter­rain de faire le tra­vail car c’est de là qu’il faut se re­mettre à l’ou­vrage ! Certes, il faut faire de la po­li­tique au­tre­ment mais oui, c’est sur les ter­ri­toires qu’il faut s’ap­puyer et c’est aus­si un atout de notre mouvement ! « Pa­ris » doit l’en­tendre, l’en­jeu qui est ici, sur le ter­rain, est es­sen­tiel ! ».

Bien sûr, Ber­nard Reynes n’élu­de­ra au­cun su­jet ni les Eu­ro­péennes ni les mu­ni­ci­pales « et nous sommes convain­cus que nous y avons notre carte à joueur ! ». Une ren­contre qui ra­vis­sait Pierre Ta­ba­rin : « C’est une très bonne idée à quelques jours de nos élec­tions internes pour les­quelles nous sen­tons un nou­vel in­té­rêt : 37 can­di­dats sont ins­crits pour le Co­mi­té dé­par­te­men­tal, dont 24 nou­veaux ! Nous sommes très heu­reux d’ac­cueillir Ber­nard Reynes, un dé­pu­té de ter­rain, c’est un bel en­cou­ra­ge­ment pour nous !». L’élu des Bouches-du-Rhônes ré­pè­te­ra : « Je suis ve­nu vous en­cou­ra­ger à vous battre, nous avons un socle, une his­toire, des mi­li­tants. Nous de­vons ban­nir les ran­coeurs et les ai­greurs, ce­la nous a sur­tout ai­dé à perdre ! Je ne suis pas ve­nu pour don­ner des mau­vaises notes, juste écou­ter et vous ai­der à re­tis­ser des liens avec l’élec­to­rat grâce à une re­mise en ques­tion de cha­cun ».

Et si on l’in­ter­roge quant à une nou­velle Cons­ti­tu­tion, il ré­torque : « Est-ce vrai­ment le pro­blème au­jourd’hui compte te­nu de l’état éco­no­mique et social du pays ? ». Il rap­pe­lait éga­le­ment quelques er­reurs du pas­sé : le non-cu­mul des man­dats (« ce­la a per­mis à des gens hors sol d’être élus ! ») ; le quin­quen­nat…

L’Eu­rope ? Rien n’est ar­rê­té pour l’ins­tant, le temps est de construire un pro­jet eu­ro­péen. Nous sommes un par­ti pro­fon­dé­ment eu­ro­péen, mais nous ne sommes pas dans l’eu­ro­béa­ti­tude ! Nous ne vou­lons pas de cette Eu­rope, mais une Eu­rope des peuples ! Elle doit se re­cen­trer sur la stra­té­gie pas s’im­mis­cer dans le quo­ti­dien du grand pu­blic. Oui à une Eu­rope dif­fé­rente ! ». Mais de res­ter ferme : « ce qui est im­por­tant pour nous, pour notre mouvement, ce sont les mu­ni­ci­pales. Le Pré­sident Ma­cron a mon­tré combien il était dé­con­nec­té des ter­ri­toires. C’est là que se re­cons­trui­ra l’al­ter­nance ! ».

Dans la soi­rée, une réunion était pré­vue avec les mi­li­tants qui avaient be­soin d’une pa­role d’un élu de ter­rain…

Ber­nard Reynes, un par­le­men­taire « de com­bat » !

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