La Pi­quette est de re­tour à Ter­re­hort de­puis la se­maine der­nière

Le Petit Journal - L'hebdo local du Gers - - ASTARAC -

Dans le lan­gage cou­rant, la pi­quette dé­signe un vin mé­diocre et acide sou­vent proche de son cou­sin le vi­naigre. En fait, il s’agit d’une bois­son à part en­tière ap­pe­lée Lo­ra par les Ro­mains. Elle était ob­te­nue par la ma­cé­ra­tion avec de l’eau, préa­la­ble­ment chauf­fée et su­crée. C’était en fait un sous-pro­duit de la vi­ni­fi­ca­tion qui ne conte­nait que très peu d’al­cool. Il semble aus­si que ce soit les moines qui ont in­tro­duit ce qua­li­fi­ca­tif pour dé­si­gner un mau­vais vin dans le lan­gage po­pu­laire. Ju­ri­di­que­ment, la pi­quette ne peut pas être un mau­vais vin, puisque ce n’est par un vin tout court ! Lors des der­nières ven­dange à Ter­re­hort chez Jean Mar­rast, en com­pa­gnie de pa­rents et d’amis comme nous l’avions re­la­té dans nos co­lonnes, Yves Saint-Laurent au mo­ment de ren­trer la ven­dange avait émis le sou­hait de faire de la pi­quette. Un breu­vage dont il se rap­pe­lait la fa­bri­ca­tion. Avec l’ac­cord de Jean et après avoir sou­ti­ré la ven­dange voi­la une se­maine, nos 2 com­pères ont donc ver­sé sur le marc une quan­ti­té d’eau et de sucre non né­gli­geable. Une se­maine après, la ma­cé­ra­tion a fait son oeuvre et la pi­quette a été sou­ti­rée et mise à l’abri dans un ton­neau. Ce­la a don­né un breu­vage à la robe pourpre, au goît du terroir pour ac­com­pa­gner un des­sert ou ser­vir d’apé­ri­tif. En fai­sant re­naître ce vin qui en fait n’en est pas un, nos 2 vi­ti­cul­teurs ont fait re­vivre une époque pas si loin­taine, por­tée par ses 2 ir­ré­duc­tibles sou­cieux de re­nouer avec un pan de notre his­toire vi­ti­cole qui a pré­va­lu pen­dant des lustres en Asta­rac.

Les ac­teurs de ce re­tour à Ter­re­hort

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