Quand prendre ses van­cances ?

Le Petit Journal - L'hebdo local du Lot - - Magazine -

Les sai­sons cette in­con­nue

C’est l’ex­pres­sion que l’on en­tend tous les jours, ou presque : « Y’a plus de sai­sons, ma bonne dame »… Mai trop chaud, juin pas­sable, juillet fris­quet, août ora­geux, sep­tembre nua­geux : chaque an­née, les Fran­çais râlent parce qu’ils « ne savent plus com­ment s’ha­biller », per­sua­dés que « c’était mieux avant. Avant, il y avait des sai­sons ». Vrai­ment ? Eh bien pas vrai­ment, se­lon Fré­dé­ric De­cker, mé­téo­ro­logue chez Me­teoNews : « L’ex­pres­sion Il n’y a plus de sai­sons a tou­jours exis­té. Et les chauds et froids conti­nue­ront de se suc­cé­der n’im­porte com­ment dans les temps à ve- nir». N’en dé­plaise à Vi­val­di, nos quatre sai­sons – qui ne sont que deux sous les tro­piques – ne sont pas im­muables. Le spé­cia­liste est même re­mon­té loin pour le prou­ver… en jan­vier 1795. « Des re­le­vés mé­téo avaient lieu, et ils montrent que ce mois de jan­vier est le plus froid de 1781 à nos jour s . Les sai­sons étaient des vraies sai­sons en ce temps là ! Sauf que l’an­née sui­vante, en 1796, jan­vier était ex­cep­tion­nel­le­ment chaud, le plus chaud jus­qu’à ce que 2007 le dé­trône de… 0,1 de­gré. Ça ne s’in­vente pas ! Le prin­temps en hi­ver, c’était dé­jà pos­sible, il y a bien long­temps ».

Des va­cances au so­leil… ou pas

Après un mois de juin es­ti­val dans l’en­semble, juillet se­ra-t-il beau et chaud ? Oui, de l’avis de Ré­gis Cré­pet, pré­vi­sion­niste sur La Chaîne Mé­téo : « On table sur un mois de juillet dans la moyenne, voire avec des tem­pé­ra­tures lé­gè­re­ment su­pé­rieures à la nor­male. A prio­ri, ce se­ra le plus beau mois de l’été », se mouille-til.

Le mer­cure de­vrait al­lè­gre­ment flir­ter avec les 30°C, no­tam­ment dans la moi­tié Est de la France. Ça de­vrait se gâ­ter, en re­vanche, à par­tir de la mi-août : « L’an­ti­cy­clone risque de quit­ter l’Eu­rope de l’ouest pour se di­ri­ger vers l’Eu­rope cen­trale et la rus­sie». L’Hexa­gone se­rait alors en proie aux per­tur­ba­tions, avec leur lot de fraî­cheur et d’hu­mi­di­té. La Côte d’Azur, grâce au Mis­tral, chas­seur de nuages par ex­cel­lence et le Golfe du Lion, de­vrait néan­moins être épar­gnée par ces aléas. Pour les va­can­ciers de sep­tembre, il est en­core trop tôt pour se pro­non­cer, se­lon le spé­cia­liste. « Pour l’ins­tant, il n’y a pas d’ano­ma­lie qui se des­sine », concède-t-il.

Hé­las , il semble que l’on ne pro­fi­te­ra pas d’un été in­dien tel qu’on l ’ a connu ces der­nières an­nées. « Seules la Côte d’Azur et la Corse pour­raient connaître un temps plus chaud qu’ha­bi­tuel­le­ment », avance Fré­dé­ric De­cker, car « la proxi­mi­té de l’an­ti­cy­clone sur le proche At­lan­tique risque fort d’amoin­drir les pas­sages per­tur­bés ».

Et la suite ?

Oc­tobre s’an­nonce per­tur­bé avec de fré­quentes pré­ci­pi­ta­tions dans l’ouest et le sud du ter­ri­toire.

Le ther­mo­mètre af­fi­che­ra des va­leurs de sai­son, voire fraîches dans le nord-est.

No­vembre , lui, se­ra a prio­ri conforme aux nor­males.

Le quart nord-ouest du pays de­vrait être la cible d’une plu­vio­mé­trie im­por­tante alors que l’est du pays au­ra les fa­veurs d’un mer­cure un peu au-de­là des chiffres ha­bi­tuels. Un sem­blant d’été en au­tomne ? Y’a plus de sai­son, on vous dit…?

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