Entre mes­sages ré­pu­bli­cains et bonnes sur­prises

Avant son dé­part pour le cher, Ca­the­rine Fer­rier, Pré­fète, a trans­mis quelques unes de ses convic­tions aux Lo­tois...

Le Petit Journal - L'hebdo local du Lot - - LA UNE - MP

« Je vous quitte avec émo­tion ; je vous quitte parce que le de­voir m’ap­pelle à ser­vir dans le cher ; .../... ; je se­rais bien res­tée plus long­temps... »

« Je vous quitte avec émo­tion ; je vous quitte parce que le de­voir m’ap­pelle à ser­vir dans le cher ; je vous quitte parce qu’il faut bien par­tir un jour ; je se­rais bien res­tée plus long­temps, mais dans le Corps pré­fec­to­ral on va là ou l’on nous le dit et quand on nous le dit. C’est fi­na­le­ment un très bon moyen de culti­ver l’ab­né­ga­tion si né­ces­saire à notre mé­tier » C’est par ce pre­mier mes­sage lun­di 30 que Ca­the­rine Fer­rier à pré­sent Pré­fète du Cher a dé­bu­té son « au re­voir » aux Lo­tois. Elle pour­sui­vait par le bi­lan de ses 2 an­nées et de­mie pas­sées dans le dé­par­te­ment « Je vois beau­coup de tra­vail ac­com­pli, de chan­tiers ou­verts, beau­coup de pro­jets abou­tis aus­si. Mon pre­mier mes­sage se­ra un mes­sage de re­con­nais­sance à tous les fonc­tion­naires Etat que j’ai eu l’hon­neur de pi­lo­ter : chers col­lègues, vous avez fait du bon tra­vail ».

Une mise au point

Sans sur­prise, Ca­the­rine Fer­rier des­ti­nait quelques rap­pels dont elle a le se­cret aux élus pré­sents « On n’en­tend beau­coup de cri­tiques de l’Etat : cri­tiques bien fa­ciles et sur­tout in­justes. Vous pou­vez le cri­ti­quer si nous man­quons de ré­ac­ti­vi­té (quoique, nous fai­sons du mieux pos­sible avec les moyens dont nous dis­po­sons), si nous ne te­nons pas nos en­ga­ge­ments (mais il nous ar­rive d’avoir des ur­gences à trai­ter...), si l’on tranche en votre dé­fa­veur (mais il faut bien tran­cher). Mais ne cri­ti­quez pas l’E quand : il fait res­pec­ter l’Etat de droit, quand ap­plique les consignes gou­ver­ne­men­tales ; s’il ne peut ré­gler des conflits hors du champs de sa com­pé­tence ; s’il ne re­met pas en cause dé­ci­sion col­lec­tive lo­cale même si elle vous dé­plait, dés lors qu’elle est lé­gale et quand il baisse les fa­meuses do­ta­tions de l’Etat (ce n’est pas nous qui en dé­ci­dons ! ) L’Etat : C’est des hommes et des femmes re­cru­tés en rai­son de leur seule com­pé­tence ; des hommes et des femmes qui servent avec loyau­té le gou­ver­ne­ment, parce qu’il est choi­si par le Pré­sident, élu au suf­frage uni­ver­sel di­rect (...) Voi­là ce qu’est l’Etat : le ci­ment de la mai­son com­mune/ notre na­tion/ qui es­saye de pré­ser­ver notre bien com­mun ; Nos li­ber­tés in­di­vi­duelles, col­lec­tives, et le bon fonc­tion­ne­ment de nos ins­ti­tu­tions ré­pu­bli­caines »... Pas une mouche ne vo­lait...

« Les bonnes sur­prises »

Pour­sui­vant son bi­lan et ses res­sen­tis après son pas­sage dans le Lot, Ca­the­rine Fer­rier ne sou­hai­tait re­te­nir « Que les bonnes dé­cou­vertes » : Elle y a eu de bonnes sur­prises « Des en­tre­prises de toutes tailles (...) pleines d’au­dace dans le sec­teur ar­ti­sa­nal et in­dus­triel. J’ai vu de l’ex­cel­lence, de la com­pé­tence, de la ré­si­lience » Rap­pe­lant « L’en­jeu du Lot qui est d’ac­cro­cher son wa­gon à la lo­co­mo­tive mé­tro­po­li­taine et ré­gio­nale en tis­sant des ré­seaux, trou­vant com­plé­men­ta­ri­tés, des dé­bou­chés, de la sous-trai­tance, des clients com­muns, des es­paces de dé­ve­lop­pe­ment ; de la re­cherche ap­pli­quée... ». Elle sa­luait « La ré­si­lience, le cou­rage et la di­gni­té des agri­cul­teurs ... Ce fut une très belle sur­prise : je leur adresse un mes­sage d’es­time fra­ter­nelle : ici, ils font le choix res­pon­sable de ser­vir les in­té­rêts des agri­cul­teurs en res­pec­tant l’Etat de droit, ici ils ont donc eu ac­cès à l’Etat à toutes heures du jour et de la nuit, et au­tant que né­ces­saire ». Autre sa­lut par­ti­cu­lier aux maires. « Vous avez un rôle dif­fi­cile, et in­grat, un rôle es­sen­tiel : ani­mer la dé­mo­cra­tie ré­pu­bli­caine, c’est pour ce­la que j’ai mi­li­té pour les fu­sions de com­munes, parce qu’un maire ne doit pas être im­puis­sant et pes­si­miste, c’est trop grave pour notre Ré­pu­blique. A tous les élus, je de­mande de mon­trer l’exemple du res­pect des va­leurs et ins­ti­tu­tions ré­pu­bli­caines, et de n’avoir de cesse de les ré­ex­pli­quer avec hon­nê­te­té à nos conci­toyens, c’est notre bien com­mun à tous ». Ca­the­rine Fer­rier concluait par cer­taines va­leurs qui lui sont chères : « Vous avez été aus­si une très belle sur­prise par votre convi­via­li­té, vos sou­rires, votre cha­leur hu­maine qui res­te­ront cher à mon coeur. Je vous sou­haite pros­pé­ri­té, bon­heur, et sé­ré­ni­té » et à tous les Lo­tois elle lan­çait : « Vous aus­si faites vivre se­rei­ne­ment les va­leurs de la Ré­pu­blique en com­pre­nant la com­plexi­té du monde qui nous en­toure, rien n’est simple... Vive lot, vive la Ré­pu­blique, et vive la France »

Un ca­rac­tère bien trem­pé et une mé­thode

Chose sûre, Ca­the­rine Fer­rier a prou­vé qu’elle pos­sé­dait une « Main de fer dans un gant de ve­lours » très tôt après avoir pris connais­sance de sa tâche et ap­pré­hen­dé notre ter­ri­toire et les Hommes qui le peuplent. Ses ser­vices peuvent en faire foi, les élus aus­si... Achar­née au tra­vail, ci­blant prio­ri­tai­re­ment « Les en­jeux des dos­siers » comme elle ai­mait à le dire, re­fu­sant « La fa­ta­li­té », ai­mant « la ré­si­lience » des uns signe de qua­li­té et d’an­ti­ci­pa­tion, cher­chant avec les élus les plus ob­tus une so­lu­tion équi­table, ré­tive à toute confron­ta­tion conflic­tuelle avant de dé­battre, Ca­the­rine Fer­rier n’a eu de cesse de pri­vi­lé­gier fon­da­men­ta­le­ment le dia­logue avec res­pect des va­leurs Ré­pu­bli­caines. Digne re­pré­sen­tante de l’Etat dans un dé­par­te­ment sou­vent ap­pe­lé à juste titre « La pe­tite Corse », elle sa­vait faire ou­blier la froi­deur de sa fonc­tion par une convi­via­li­té et un sou­rire à toute épreuve. Aus­si exi­geante avec ses col­la­bo­ra­teurs qu’avec el­le­même Ca­the­rine Fer­rier prô­nait éga­le­ment à tous les Lo­tois l’une de ses de­vises : « En­ga­gez-vous, conti­nuez de ré­flé­chir en­semble, conti­nuez d’écou­ter, de par­ta­ger, d’oser, de per­sé­vé­rer... ». Aus­si à l’aise avec le pro­fane ou l’ini­tié, l’Ins­pec­teur Gé­né­ral de l’Ad­mi­nis­tra­tion qu’elle est, fut sur­pre­nante d’hu­mi­li­té ; chose rare dans le corps des hauts fonc­tion­naires... Bous­cu­lant les codes sans al­té­rer la fi­na­li­té d’une ren­contre de tra­vail, elle a cette ca­pa­ci­té à sur­prendre son pu­blic par sa spon­ta­néi­té et sa fran­chise. En ses grades et qua­li­tés elle a me­né sa charge de fa­çon ap­pli­quée et ap­pré­ciée avec de­voir et loyau­té en­vers le Gou­ver­ne­ment et les Lo­tois. « Je vous quitte parce que dans le Corps pré­fec­to­ral on va là ou l’on nous le dit et quand on nous le dit » Avan­çait la Pré­fète en dé­but de dis­cours. Tou­jours étant, « On sait ce que l’on quitte et non pas ce que l’on prend » dit le proverbe. Nous, Lo­tois, sa­vons qui nous per­dons....

Elus, re­pré­sen­tants de l’Etat et fonc­tion­naires ve­nus par­ta­ger les der­niers mes­sages ré­pu­bli­cains de Ca­the­rine Fer­rier

Le « Club Sans Non » était pré­sent lors de cette cé­ré­mo­nie

La Pré­fète sa­luait cha­leu­reu­se­ment lors de son dé­part Ma­ryse Mau­ry vice-pré­si­dente du conseil dé­par­te­men­tal

Thier­ry Couve, di­rec­teur ter­ri­to­rial de Pôle Em­ploi lui-même sur le dé­part pour le Tarn, ve­nu re­mer­cier la Pré­fète pour son tra­vail ef­fec­tué dans le Lot

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