Glis­ser tous les bons atouts dans son as­siette pour être at­ten­tif à l’école

Le Populaire du Centre (Creuse) - - C'est la rentrée... -

Évi­ter les cé­réales trop su­crées au pe­tit dé­jeu­ner, pen­ser à la col­la­tion avant une ac­ti­vi­té spor­tive et sur­tout, écou­ter ses en­vies… Bien pré­pa­rer sa ren­trée, ça passe aus­si par l’as­siette.

Et donc par l’es­to­mac. Car pour te­nir toute la jour­née sur les bancs de l’école, la case « alimentation » fait par­tie de celle à ne pas né­gli­ger. « 80 % des coups de pompe sont dus à un manque d’hy­dra­ta­tion, ex­plique la nu­tri­tion­niste bri­viste Cé­cile Dou­ce­lin. Au pe­tit­dé­jeu­ner, les deux com­po­santes es­sen­tielles sont la bois­son et le fé­cu­lent. Pen­dant la nuit, le corps est ap­pau­vri et le fé­cu­lent per­met d’as­su­rer l’éner­gie né­ces­saire à une ma­ti­née de classe ». Des grosses tar­tines de pain beur­ré, un bol de cé­réales avec du lait, un fruit ou un jus… « Ce qu’il faut évi­ter, c’est le “trop su­cré”. Ces ali­ments vont se di­gé­rer trop ra­pi­de­ment et li­mi­ter l’ef­fet de sa­tié­té, cette non­faim pro­lon­gée ». Pour­tant, dif­fi­cile par­fois de ne pas cé­der dans les rayons de cé­réales ou de bis­cuits al­lé­chants qui oc­cupent la ma­jeure par­tie du rayon pe­tit­dé­jeu­ner au su­per­mar­ché. « Les cé­réales crous­tillantes, pleines de bulles, ont un ef­fet bru­tal sur le pas­sage du sucre dans le sang, re­prend la pro­fes­sion­nelle. Le mües­li flo­con­neux est moins ap­pré­cié des en­fants mais le taux en sucre est bien moins éle­vé. Des com­pro­mis sont pos­sibles en ajou­tant en quan­ti­té rai­son­nable des graines, des fruits secs, ou d’autres cé­réales plus crous­tillantes ». Pour ceux pour qui pe­tit­dé­jeu­ner rime avec cor­vée, Cé­cile Dou­ce­lin dé­con­seille le pas­sage en force : « For­cer l’en­fant à man­ger s’il n’a pas faim, c’est un contre­sens nu­tri­tion­nel. Il faut ap­prendre à écou­ter son corps, et ne pas man­ger avec la tête. Si l’on saute le pe­tit­dé­jeu­ner, on es­saie de ca­ler un mo­ment dans la ma­ti­née pour man­ger une com­pote en gourde ou un fruit par exemple ».

La ba­nane, al­liée des en­fants spor­tifs

Autre casse­tête pour les en­fants sco­la­ri­sés : la can­tine. « Il y a un vrai tra­vail des pa­rents à faire à la mai­son, com­plète Va­lé­rie Bayle, dié­té­ti­cienne à do­mi­cile. Si le re­pas a été un peu riche le mi­di, avec des frites ou un cor­don­bleu, on pense au pois­son et aux lé­gumes le soir ». À Cé­cile Dou­ce­lin de com­plé­ter : « La mise en pra­tique est par­fois com­pli­quée. Il faut se ren­sei­gner des re­pas de mi­di, pré­voir en consé­quence… La di­ver­si­té, c’est la pre­mière dé­fi­ni­tion de l’équi­libre ali­men­taire, mais il peut se tra­vailler sur la se­maine ». La di­ver­si­té en pre­mier, le plai­sir, en se­cond. « Il faut man­ger en sa­vou­rant. Il n’est pas ques­tion de comp­ter le nombre de coup de mâ­choire pour bien mas­ti­quer, mais il ne faut pas glou­ton­ner non plus ! ». Cô­té col­la­tion, on évite éga­le­ment le piège du « trop su­cré ». « Les no­tions d’in­ter­dic­tion et de frus­tra­tion sont à ban­nir. En re­vanche, il faut gar­der en tête que les bois­sons su­crées et les su­cre­ries sont des ca­lo­ries vides et n’ap­portent rien à l’or­ga­nisme, à part du sucre », pré­vient Va­lé­rie Bayle. Le so­da avant le match de foot ? On ou­blie. En re­vanche, une ba­nane une heure avant l’ef­fort, et c’est l’as­su­rance d’un match réus­si. « C’est un fruit riche en glu­cides. Et les glu­cides, c’est de l’éner­gie en plus ! »

PHO­TO F. LHERPNIÈRE

PE­TIT DÉ­JEU­NER. Bois­son et fé­cu­lents sont à pri­vi­lé­gier.

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