Le CSP a fait jeu égal mais a cé­dé face à Kras­no­dar

Le Populaire du Centre (Creuse) - - La Une -

Bou­teille et Li­moges ont échoué d’un rien contre l’ogre russe.

Ce ma­tin, le peuple vert peut être fier de son équipe. Il a as­sis­té à un vrai match de Coupe d’Eu­rope. Un match comme il les aime : âpre et in­dé­cis. Presque suf­fo­cant. Hier soir, Beau­blanc a eu le droit à ce genre de ren­contre où, sur l’ins­tant, chaque pos­ses­sion vous pa­raît dé­ci­sive. Où chaque tir vous semble à la fois condam­ner l’ad­ver­saire et consa­crer votre équipe. Où le pu­blic se sou­lève comme un seul homme au moindre coup de sif­flet. La beau­té de l’Eu­rope à son zé­nith. Celle qui a écrit la lé­gende du Li­moges CSP au fil des an­nées et des titres gla­nés. Dans cette arène li­mou­geaude re­de­ve­nue in­fer­nale à dé­faut d’être pleine, les hommes de Kyle Milling ont sans doute dé­pas­sé les at­tentes de leurs fans en li­vrant un vé­ri­table com­bat pen­dant 40 mi­nutes. Ils se sont brûlé les jambes et le coeur en dé­fense pour ten­ter de conte­nir l’ar­ma­da russe du fu­rieux Sa­sa Obra­do­vic. Au coup de sif­flet fi­nal Dan­ny Gib­son et les siens au­raient pu res­sen­tir le même sen­ti­ment de fier­té que leurs sup­por­ters in­con­di­tion­nels. Mais non. On ne livre pas ce genre de pres­ta­tion face à l’un des fa­vo­ris de la com­pé­ti­tion si on se contente d’avoir eu entre les mains le shoot de la gagne. « Un spor­tif n’est ja­mais content quand il perd », rap­pelle Kyle Milling. « C’est la dé­cep­tion qui do­mine, confirme Axel Bou­teille. On a fait ce qu’il fal­lait pour les te­nir mais on ne peut pas être content après une dé­faite. » Il était en­core trop tôt, hier soir, mais l’ai­lier li­mou­geaud re­trou­ve­ra peut­être le sou­rire et cer­tai­ne­ment beau­coup d’es­poir quand il vi­sion­ne­ra ce match. Jean­Fré­dé­ric Mo­ren­cy, lui, non plus n’était pas en­core ar­ri­vé à ce stade où le po­si­tif fi­nit par res­sor­tir. Mais l’in­té­rieur du CSP par­ve­nait tout de même à déce­ ler quelques mo­tifs de sa­tis­fac­tion suite à ce re­vers : « Là tout de suite, je suis dé­çu. Cette dé­faite est frus­trante. Mais elle est aus­si en­cou­ra­geante. On a joué les yeux dans les yeux face à une équipe d’un très gros calibre… » « Des dé­tails qui pèsent des tonnes » Seuls quelques dé­tails mais qui pèsent des tonnes à ce ni­veau ont em­pê­ché les Li­mou­geauds de si­gner un re­ten­tis­sant ex­ploit et de pou­voir ap­pré­cier à sa juste va­leur leur per­for­mance. « Je suis très content de la men­ta­li­té des gars. Les mecs étaient par­tout en dé­fense pen­dant 40 mi­nutes mais on a per­du cinq­six bal­lons qu’on n’au­rait vrai­ment pas dû perdre. On peut en perdre un ou deux comme ça mais pas au­tant », parce qu’ils ont su­bi phy­si­que­ment face à un ad­ver­saire ca­li­bré pour les joutes eu­ro­péennes fi­nales. Ce­la laisse évi­dem­ment des re­grets mais sus­cite aus­si beau­coup d’es­poir. ana­lyse l’en­traî­neur du Li­moges CSP vo­lon­tai­re­ment exi­geant avec ses jeunes troupes. Au­de­là de ces pe­tites er­reurs qui vous font pas­ser en moins de 24 se­condes d’une soi­rée in­ou­bliable à une soi­rée en­ra­geante, le CSP a éga­le­ment dû faire face à un aléa. L’ab­sence d’AJ En­glish, of­fi­ciel­le­ment ma­lade de­puis lun­di, a sans doute comp­té face à un ad­ver­saire à la pro­fon­deur de banc abys­sale. Mais ne sau­ra ja­mais si Li­moges se­rait par­ve­nu à faire chu­ter l’ogre russe avec un me­neur de plus pour sou­la­ger un Dan­ny Gib­son ir­ré­pro­chable mais aux jambes sans doute un peu lourdes et à la lu­ci­di­té peut­être al­té­rée au mo­ment d’ar­mer le shoot de la gagne à la der­nière se­conde. Tant pis. Hier soir, les Li­mou­geauds ont aus­si et sur­tout es­suyé ce re­vers Les hommes de Kyle Milling ont li­vré un vé­ri­table com­bat pour te­nir tête au Lo­ko­mo­tiv Ku­ban sans par­ve­nir à créer la sur­prise. Mat­thieu Ma­rot Twit­ter : @Mat­thieuMa­rot7

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