L’es­thé­ti­cienne et les jeunes tra­vailleurs

La Trade School des Ré­si­dences Ha­bi­tats jeunes or­ga­ni­sait un ate­lier soin du vi­sage jeu­di soir

Le Populaire du Centre (Creuse) - - La Une - Vir­gi­nie Mayet vir­gi­nie.mayet@cen­tref­rance.com

Un ate­lier d’échanges à la Trade School du foyer de jeunes tra­vailleurs, Ma­ryse Con­roix a tout de suite ac­cep­té de re­le­ver le dé­fi. Cette es­thé­ti­cienne a joué le jeu en pro­po­sant un ate­lier soin du vi­sage et en trans­met­tant un peu de son sa­voir-faire… et de son sa­voir-vivre.

Une pe­tite femme brune et pim­pante dé­barque avec sa va­lise rouge au ca­fé­la­ve­rie de la Ré­si­dence ha­bi­tat jeune où l’at­tendent dé­jà plu­sieurs jeunes femmes. La brune dy­na­mique c’est Ma­ryse Con­roix, es­thé­ti­cienne à do­mi­cile. Ce soir, elle vient gé­né­reu­se­ment trans­mettre un peu de son sa­voir et pro­po­ser des “soins vi­sage mi­nute” aux par­ti­ci­pants.

« Le vi­sage, c’est le plus im­por­tant »

Il ne lui faut que dix mi­nutes pour dé­bal­ler tout son ma­té­riel. Ma­ryse s’adapte à la si­tua­tion. « Ha­bi­tuel­le­ment, il me faut une heure pour un soin com­plet. Pour ce soin en ac­cé­lé­ré, je vais tout de même pro­cé­der à un gom­mage, ap­pli­quer un masque puis une crème. » Im­pa­tiente, San­dra Gouelle est la pre­mière à s’avan­cer. La jeune femme de dix­ neuf ans s’ins­talle dans le fau­teuil avant d’être pa­rée d’une ser­viette ain­si que d’un ban­deau de pro­tec­tion pour domp­ter ses che­veux. L’es­thé­ti­cienne com­mence par en­le­ver toutes les im­pu­re­tés du vi­sage. Mais elle net­toie très vite. San­dra s’in­ter­roge… « Cette étape doit être très ra­pide de ma­nière à ne pas faire pé­né­trer les im­pu­re­tés dans la peau. Mieux vaut in­sis­ter avec le gom­mage », ex­plique Ma­ryse. San­dra, plu­tôt ner­veuse de na­ture, est dé­jà dé­ten­due : « C’est agréable ! » Fré­dé­ric M’sa entre dans la salle. Il de­vra at­tendre son tour. Pour le jeune homme, fille ou gar­çon, tout le monde a le droit de prendre soin de lui. Et puis « le vi­sage c’est le plus im­por­tant. Il faut en prendre soin pour cher­cher du tra­vail. » Mais Fré­dé­ric se re­tourne car Ma­ryse est en train de pas­ser à l’étape sui­vante. Après le gom­mage, il ne faut pas ou­blier d’en­le­ver les co­mé­dons, ou points noirs. Et là, les masques tombent. Au­cun par­ti­ci­pant ne connaît les bons gestes. Ma­ryse les met en garde : « il ne faut sur­tout pas ten­ter de les re­ti­rer avec les ongles ! Mal­heur ! « Il faut coin­cer un co­ton dé­ma­quillant au­tour de chaque in­dex. » Pas­sion­née, Ma­ryse ex­plique que les co­mé­dons peuvent éga­le­ment ap­pa­raître à cause de che­veux trop gras, de l’ali­men­ta­tion. Les fac­teurs sont va­riés.

« On de­vient des confi­dentes »

Pour ce soin mi­nute, Ma­ryse ne réa­li­se­ra pas le mo­de­lage à l’huile. Elle passe di­rec­te­ment au masque, tout en ra­con­tant aux jeunes gens qu’elle adore son mé­tier d’es­thé­ti­cienne à do­mi­cile. « Il est plus agréable que quand j’étais en ins­ti­tut. Quand on ar­rive chez quel­qu’un, on rentre dans son co­con. On boit un ca­fé. On parle. On de­vient des confi­dentes. » Sans ou­blier tout le bien­être qu’elle ap­porte aux gens ! Après le rin­çage, Ma­ryse ap­plique en­suite une crème de jour. Et là en­core, elle en ap­prend beau­coup à son au­di­toire qui gros­sit au fil des mi­nutes. « Je ne vends pas de pro­duits et je pri­vi­lé­gie les pro­duits na­tu­rels mais je peux vous dire qu’il n’est pas for­cé­ment né­ces­saire de mettre très cher dans une crème. » De même, Ma­ryse tient à ré­ta­blir la vé­ri­té : « les crèmes an­ti­rides sont à ban­nir. Au contraire, il faut hy­dra­ter la peau. » Au bout d’une de­mi­heure, San­dra cède sa place à Je­hanne, la peau douce et le vi­sage ra­dieux. « Elle a des doigts de fée. Je re­vien­drai la voir ! »

PHO­TOS BRU­NO BARLIER

BEAU­TÉ. Ma­ryse Con­roix aux pe­tits soins avec San­dra avant de ré­pondre à ses in­ter­ro­ga­tions.

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