De­main en mains une res­sour­ce­rie qui fonc­tionne bien

Le Populaire du Centre (Creuse) - - La Une -

La res­sour­ce­rie De­main en mains de­vrait réus­sir à s’au­to-gé­rer d’ici la fin de l’an­née. Un beau ré­sul­tat pour cette struc­ture créée il y a deux ans seule­ment.

Voi­ci main­te­nant deux ans que la res­sour­ce­rie – dont le nom, De­main en mains, re­flète bien l’am­bi­tion du dis­po­si­tif por­té l’As­so­cia­tion Ser­vice For­ma­tion Em­ploi du Li­mou­sin – oeuvre au site des Pla­nèzes. Les lo­caux avaient été oc­cu­pés dès no­vembre 2015, et la bou­tique avait ou­vert en fé­vrier de l’an­née sui­vante après un pre­mier tra­vail de col­lecte. Grâce aux qua­torze sa­la­riés sous contrat à du­rée dé­ter­mi­née d’in­ser­tion, en­ca­drés par Sté­phane Gi­beau, as­sis­té de Ma­ga­lie Beau­de­quin, nom­breux sont les ob­jets à avoir été re­mis en état, prêts pour une se­conde vie. Ce­la conti­nue au fil des ré­coltes ef­fec­tuées au site de la déchetterie de Mas­ba­raud­Mé­ri­gnat où un contai­ner est mis à dis­po­si­tion de l’as­so­cia­tion par la Com­ com ges­tion­naire du site. À rai­son de quatre jours par se­maine, une équipe est pré­sente pour ré­cu­pé­rer au­près des usa­gers des ma­té­riels pou­vant être réuti­li­sés. Du­rant ce temps, dans les lo­caux même de la res­sour­ce­rie d’autres per­son­nels usent de leurs com­pé­tences et ex­pé­riences. Dans le lo­cal d’ex­po­si­tion et de bu­reau de 360 m2, ceux qui ont une vo­ca­tion plus ter­tiaire s’at­tachent à l’ac­cueil les vi­si­teurs ou ef­fec­tuent des tâches ad­mi­nis­tra­tives. Dans les deux han­gars de sto­ckage, de 446 m2 et 142 m2, ceux qui ont la fibre plus tech­nique net­toient et ré­parent. Ain­si des ap­pa­reils élec­tro­niques, nu­mé­riques, et élec­tro­mé­na­gers, des us­ten­siles de cui­sine, des vê­te­ments et des ac­ces­soires de mode, des meubles et des jouets… sont pré­sen­tés au pu­blic à des prix in­té­res­sants. Afin que le stock soit re­nou­ve­lé ré­gu­liè­re­ment, une bra­de­rie est même or­ga­ni­sée le troi­sième sa­me­di du mois sur les vête­ ments, la vais­selle et les livres. Une ré­duc­tion de 50 % est ap­pli­quée, ce quelques que soit la quan­ti­té ache­tée. Si l’ap­pro­vi­sion­ne­ment de la res­sour­ce­rie se fait par la déchetterie où ses per­ma­nences sont dé­sor­mais connues, il ar­rive que des par­ti­cu­liers viennent di­rec­te­ment dé­po­ser ce dont ils n’ont plus be­soin aux ate­liers de re­va­lo­ri­sa­tion. Cer­tains autres sou­hai­tant vi­der des mai­sons, pré­fèrent pour leur part que l’on vienne di­rec­te­ment chez eux, ré­cu­pé­rer d’in­té­res­sants en­com­brants. Comme le pré­cise Sté­phane Gi­beau « main­te­nant, la res­sour­ce­rie fait par­tie du pay­sage lo­cal. Dès que quel­qu’un veut je­ter, il pense à ve­nir nous voir ». Au­jourd’hui la bou­tique a ses ha­bi­tués. Il y a ceux qui viennent chi­ner pour le plai­sir, d’autres qui cherchent à s’équi­per à moindre prix. En un an, la fré­quen­ta­tion de la res­sour­ce­rie a si bien pro­gres­sé qu’elle a pra­ti­que­ment dou­blé son chiffre d’af­faires. Consé­quence : en cette fin d’an­née la struc­ture de­vrait donc pour la pre­mière fois s’au­to­gé­rer. Et comme une bonne nou­velle n’ar­rive pas toute seule, les res­pon­sables ont no­té que ceux et celles qui avaient tra­vaillé à De­main en mains sont plus de 60 % à re­trou­ver un em­ploi ou une for­ma­tion.

OBSOLESCENCE. L’équipe de la res­sour­ce­rie fait en sorte qu’elle se dé­clenche le plus tard pos­sible.

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