D’ac­teur à conteur, il n’y a qu’une voix

Jacques Bon­naf­fé ou­vri­ra le fes­ti­val le 18 août à 20 h 30, avec son spec­tacle Les vieilles Ca­rettes

Le Populaire du Centre (Creuse) - - Paroles De Conteurs A Vassivière - Pau­line Ra­pi­nat

De­puis 2015 sur France culture, Jacques Bon­naf­fé prête sa voix pour re­don­ner vie à des poèmes, qu’il conte à l’an­tenne. Ac­teur, co­mé­dien et donc conteur, l’ar­tiste mul­ti­plie les cordes à son arc. Il se­ra pré­sent le sa­me­di 18 août, au fes­ti­val Pa­roles de conteurs, sur l’île de Vas­si­vière. Ren­contre avec Jacques Bon­naf­fé, tête d’af­fiche de ce fes­ti­val.

Jacques Bon­naf­fé est un homme qui aime ra­con­ter des his­toires. Tan­tôt de­vant la ca­mé­ra, tan­tôt sur les planches de théâtre. La se­maine pro­chaine, il se­ra sur l’île de Vas­si­vière, où il conte­ra son spec­tacle Les vieilles Ca­rettes. Ren­contre avec cet ar­tiste aux mul­tiples fa­cettes.

Vous ve­nez sou­vent en Creuse ?

Oui car j’ai des amis en Creuse. Je viens sou­vent à Royère­de­Vas­si­vière, à Gué­ret, à Fel­le­tin. Tout dé­pend des mai­sons chez qui je vais. Je connais très bien la Creuse et j’ai tou­jours des oc­ca­sions d’y re­ve­nir.

Connais­sez-vous le fes­ti­val

Après avoir joué dans les films Pré­nom Car­men, Es­ca­lier C ou en­core Vio­lette, Jacques Bon­naf­fé s’es­saye aux contes.

Pa­roles de Conteurs ?

Oui je le connais­sais. J’étais dé­jà ve­nu, mais en tant que spec­ta­teur. Il a une très

grande ré­pu­ta­tion. C’est un point de re­père à l’échelle fran­çaise. C’est un des ren­dez­vous im­

por­tants, tant pour la tra­di­tion du conte, que pour les ex­pé­riences qui y sont me­nées.

Vous al­lez conter votre spec­tacle Les vieilles Ca­rettes. Par­lez-nous de cette his­toire.

C’est l’his­toire d’un type qui a per­du son spec­tacle, tout a brû­lé. Il ne lui reste plus que sa vieille ca­rette et puis deux trois his­toires dans sa tête. Quand on perd tout, il nous reste la mé­moire. C’est beau­coup d’em­prunts des poèmes d’au­jourd’hui. J’écris des choses re­la­tives au pa­tois du Nord, au pi­card plus exac­te­ment.

Que faut-il faire pour bien conter ?

Je ne suis pas conteur, je suis co­mé­dien. Je ré­pon­drais sim­ple­ment qu’il faut qu’il y ait de la gé­né­ro­si­té. Il faut se ques­tion­ner. Les gens écoutent nos pro­po­si­tions, ils nous disent “mer­ci, ça fait du bien”.

Quels sou­ve­nirs gar­dez­vous des contes ?

Ce qui me re­vient ce sont des sou­ve­nirs d’ado­les­cence. Non pas l’his­toire qu’on ra­conte pour s’en­dor­mir, mais des his­toires, des gens entre eux qu’ils se ra­content, en com­pé­ti­tion, pour éton­ner l’autre, pour se la pé­ter. L’his­toire d’un con­ te, c’est l’his­toire d’hommes, de femmes, en train de ri­va­li­ser. J’aime bien pen­ser que c’est une af­faire d’adulte, que tout se rat­tache à une fi­lière uni­ver­selle. On re­trouve l’équi­valent d’un conte dans les autres pays.

Quel est votre conte pré­fé­ré?

Je ne sau­rais pas vous dire, c’est tel­le­ment de mé­langes. Je n’ai pas de conte pré­fé­ré. À chaque fois, on y re­tourne, on est éton­né. Il y a des tas d’his­toires que j’aime bien. Je ne pour­rais pas choi­sir.

Si je vous dis « il était une fois… »

J’au­rais ten­dance à dire « Il était une fois, mais pas que »…. Et puis après j’en­chaîne sur une his­toire.

Est-ce que les contes doivent tou­jours bien fi­nir ?

(rires). Quand on me dit « ils vé­curent heu­reux et eurent beau­coup d’en­fants », ça m’an­goisse. Je pense que l’on me joue un mau­vais tour, que c’est une blague. Je pré­fère une his­toire qui ter­mine par un re­bon­dis­se­ment et où on nous dit « mais ça, je vous le ra­con­te­rais de­main ».

DROITS RÉ­SER­VÉS

HIS­TOIRE.

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