Res­ca­pée, Jac­que­line dé­cède 73 ans après le mas­sacre

Le Populaire du Centre (Haute-Vienne) - - Limousin -

Jac­que­line Pi­nède, 93 ans, une des der­nières res­ca­pées du mas­sacre d’Oradour en 1944, est in­hu­mée au­jourd’hui à Bayonne.

La jeune femme vient se ré­fu­gier à Oradour­surG­lane avec ses pa­rents, sa grand­mère, son frère et sa soeur fin mai 1943. Le père, Ro­bert, était le re­pré­sen­tant de l’Union gé­né­rale des is­raé­lites de France (UGIF) à Bayonne. Ils s’ins­tallent juste à co­té de la mai­son de Ro­bert Hé­bras, dans le bourg. Le 10 juin 1944, Jac­que­line, sa soeur Fran­cine et leur frère An­dré échap­ pent à la rafle des SS en se ca­chant sous un es­ca­lier. De jeunes sol­dats leur per­mettent alors de fuir par les champs… Ro­bert Hé­bras, qui est gra­ve­ment bles­sé dans le mi­traillage et l’in­cen­die de la grange Lau­dy, trouve re­fuge au châ­teau de La Mar­ti­nière. Il y re­trouve Jac­que­line, qui ex­trait l’une des balles de mi­trailleuse qui l’avait at­teint. Ils sont de­puis res­tés très proches et Ro­bert Hé­bras, qui as­siste aux ob­sèques au­jourd’hui, confie être « af­fec­té » et avoir per­du « une amie chère. »

COLL. PART. - CENTRE DE LA MÉ­MOIRE

LES SOEURS PI­NÈDE. Fran­cine et Jac­que­line Pi­nède à Oradour, peu de temps avant le mas­sacre.

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