La rec­trice tente de cal­mer les in­quié­tudes

Le Populaire du Centre (Haute-Vienne) - - La Une - Flo­rence Cla­vaud-Pa­rant

Alors que se pro­file une fu­sion des aca­dé­mies, la rec­trice Ch­ris­tine Ga­vi­ni-Che­vet, en at­tente d’ins­truc­tions mi­nis­té­rielles, en­tend pri­vi­lé­gier le dia­logue avec des syn­di­cats in­quiets.

De­puis la pu­bli­ca­tion du rap­port mi­nis­té­riel (*) pré­co­ni­sant une nou­velle carte des aca­dé­mies cal­quée sur celle des grandes ré­gions (donc la dis­pa­ri­tion de l’aca­dé­mie de Limoges), les in­quié­tudes sont vives, no­tam­ment par­mi les per­son­nels. Dans ce contexte sen­sible, la rec­trice d’aca­dé­mie Ch­ris­tine Ga­vi­niC­he­vet a mul­ti­plié ces der­niers jours les ren­contres avec les syn­di­cats (FSU et Un­sa). En l’ab­sence d’ins­truc­tions pré­cises de la part de son mi­nis­tère, elle dit vou­loir pri­vi­lé­gier le dia­logue so­cial, alors qu’en Li­mou­sin, 300 agents et cadres ad­mi­nis­tra­tifs sont concer­nés par une ré­or­ga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale aux contours en­core flous.

Le mi­nistre nous a dit qu’il an­non­ce­rait ses dé­ci­sions fin mai. Dans l’at­tente, je n’ai pour l’heure aucune feuille de route. En tant que rec­teurs, on nous a pré­sen­té le rap­port et nous en avons aus­si­tôt in­for­mé les syn­di­cats. Le rap­port es­time que l’or­ga­ni­sa­tion in­ter­mé­diaire, qui consis­tait à créer des grandes ré­gions aca­dé­miques avec des “grands rec­teurs” tout en conservant les aca­dé­mies ac­tuelles, ne fonc­tionne pas bien. Pour ma part, je trouve qu’en Nou­vel­leA­qui­taine, ce­la marche plu­tôt pas mal… Mais quoi qu’il en soit, le mi­nis­tère en­tend ne plus faire du­rer ce sta­tu quo. Mais il est im­por­tant de pré­ci­ser que les so­lu­tions en­vi­sa­gées se­ront dif­fé­rentes se­lon les ré­gions et se­lon leur taille. Il y au­ra une vraie concer­ta­tion. Et il faut rap­pe­ler que le rec­teur de Nou­velle­Aqui­taine, qui se­ra un ac­teur es­sen­tiel de la mise en place du pro­jet, connaît bien les en­jeux ter­ri­to­riaux, et connaît aus­si très bien le Li­mou­sin. C’est un peu ça. En tout cas, le pro­blème mé­rite qu’on y ré­flé­chisse. Et nous sommes en­core dans l’ex­pec­ta­tive. C’est­à­dire que les so­lu­tions en­vi­sa­geables peuvent al­ler de la fu­sion pure et simple des trois aca­dé­mies… à un nou­veau par­tage des com­pé­tences qui pour­rait ac­cor­der da­van­tage de pou­ C. GA­VI­NI-CHE­VET. voir au grand rec­teur. Rien n’est dé­ci­dé. Nous ver­rons aus­si quel rôle peuvent jouer les dé­par­te­ments, qui pour­raient de­ve­nir un éche­lon stra­té­gique dans cette nou­velle or­ga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale. Non, il n’y au­ra pas de mo­bi­li­té im­po­sée par­mi les per­son­nels ad­mi­nis­tra­tifs. Nous ne lais­se­rons au­cun cadre sans so­lu­tion. Tous ceux qui se­ront concer­nés se ver­ront pro­po­ser soit une mo­bi­li­té fonc­tion­nelle, soit une mo­bi­li­té géo­gra­hique en fonc­tion de leurs sou­haits et de leur si­tua­tion.

Il n’y au­ra pas de change­ ment dans le pé­ri­mètre de ges­tion des en­sei­gnants jus­qu’en 2022.

J’ai lu cette date comme vous. Je n’ai pas da­van­tage d’information. Vous sa­vez, on a cou­tume de dire : Or l’Edu­ca­tion Na­tio­nale n’est pas un sys­tème po­li­tique, c’est une ad­mi­nis­tra­tion d’État. Notre rôle n’est pas de pri­vi­lé­gier un tel ou un tel, mais au contraire de res­treindre les in­éga­li­tés ter­ri­to­riales et de veiller à as­su­rer un maillage co­hé­rent. De la même fa­çon, nous avons bien en tête le risque d’iso­le­ment des per­son­nels. Nous al­lons conser­ver l’éche­lon dé­par­te­men­tal et il n’est pas ex­clu qu’il prenne d’ailleurs de l’im­por­tance…

Non. S’il s’agis­sait d’une simple ques­tion de gou­ver­nance, ce­la ne né­ces­si­te­rait pas beau­coup de temps. Or, l’en­jeu d’une ré­or­ga­ni­sa­tion des ser­vices, avec toute la di­men­sion hu­maine qu’il re­vêt, va bien au­de­là d’une seule ques­tion de ca­len­drier… AC­TION. Afin de dé­non­cer les avan­cées et ga­ran­ties in­suf­fi­santes au sor­tir des états gé­né­raux de l’agri­cul­ture, la FDSEA et les Jeunes agri­cul­teurs (JA) de Cor­rèze ont me­né hier soir une ac­tion sym­bo­lique à Tulle. Qua­rante­cinq syn­di­ca­listes agri­coles se sont ain­si réunis vers 21 heures au pied de la per­ma­nence du dé­pu­té LREM Ch­ris­tophe Jer­re­tie. Après avoir dé­vis­sé la plaque de l’élu de la ma­jo­ri­té pré­si­den­tielle, les agri­cul­teurs ont bâ­ti avec des par­paings un mur à l’en­trée du bâ­ti­ment. « Nous vou­lions une ac­tion sym­bo­lique afin de rap­pe­ler les dé­pu­tés à leurs obli­ga­tions. Le chef de l’Etat s’était en­ga­gé à re­don­ner de la va­leur au pro­duit agri­cole et au sor­tir des états gé­né­raux de l’agri­cul­ture, le compte n’y est pas », a re­gret­té le pré­sident de la FDSEA 19 Da­niel Cou­derc, qui ap­pelle de ses voeux « une ré­vi­sion de la baisse bud­gé­taire qui se pro­file et un meilleur ac­com­pa­gne­ment sur les vo­lets en­vi­ron­ne­men­taux ». Pour son ho­mo­logue des JA Em­ma­nuel Lis­sa­joux, « il faut ab­so­lu­ment que les prix de nos pro­duits soient en fonc­tion de leur coût de pro­duc­tion ». Et de sou­li­gner : « Le pro­jet de loi se­ra pré­sen­té à l’as­sem­blée le 22 mai, on at­tend des mo­di­fi­ca­tions. »

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