La nou­velle po­lice est ar­ri­vée…

Les forces de l’ordre mul­ti­plient les pa­trouilles pé­destres pour al­ler à la ren­contre de la po­pu­la­tion

Le Populaire du Centre (Haute-Vienne) - - HAUTE-VIENNE - Franck La­gier

Le pré­fet de la Hau­teVienne a pré­sen­té hier ma­tin la « Po­lice de sé­cu­ri­té du quo­ti­dien ».

Des po­li­ciers pa­trouillant dans les quar­tiers de Li­moges en voi­ture, ob­ser­vant la si­tua­tion der­rière leur vitre, cou­pant ain­si toute re­la­tion avec les ha­bi­tants. Des ha­bi­tants ré­su­mant la po­lice à un uni­forme et pour cer­tains n’éprou­vant qu’un seul sen­ti­ment en­vers eux : l’ani­mo­si­té. En lan­çant of­fi­ciel­le­ment la po­lice de sé­cu­ri­té du quo­ti­dien hier ma­tin à Beau­breuil puis Am­ba­zac, le pré­fet de la Hau­teVienne a vou­lu bri­ser ces images ré­su­mant de­puis long­temps le rap­port po­lice/quar­tier. Le but : re­mettre les fonc­tion­naires de po­lice et les gen­darmes sur le ter­rain, en contact di­rect avec la po­pu­la­tion, via une di­mi­nu­tion de leur charge de tra­vail ad­mi­nis­tra­tif. L’idée, qui res­semble à s’y mé­prendre à la po­lice de proxi­mi­té lan­cée il y a vingt ans par le gou­ver­ne­ment Jos­pin et aban­don­née par le gou­ver­ne­ment Sar­ko­zy, se veut « plus per­ti­nente » que les re­cettes du pas­sé. « Nous nous som­ mes ré­or­ga­ni­sés et ef­fec­tuons beau­coup plus de pa­trouilles pé­destres, pas seule­ment dans les quar­tiers d’ailleurs », as­sure le com­mis­saire Paul Agostini. « En al­lant à la ren­contre des ha­bi­tants, nous pre­nons mieux en compte leurs pro­blé­ma­tiques. » Un tra­vail quo­ti­dien en sy­ner­gie avec les dif­fé­rents ac­teurs comme les bailleurs so­ciaux, la mai­rie, la po­lice municipale per­met de prendre le pouls de la ci­té et d’y ap­por­ter des ré­ponses adap­tées… et qua­si­ment en di­rect avec les té­lé­phones et les ta­blettes tac­tiles dont sont dé­sor­mais mu­nis sur le ter­rain po­li­ciers et gen­darmes. « Le chef de sec­teur donne son nu­mé­ro aux ha­bi­tants et peut être ap­pe­lé di­rec­te­ment par ces der­niers, sans pas­ser par le stan­dard de la po­lice. La ta­blette per­met une consul­ta­tion ins­ tan­ta­née des fi­chiers », conti­nue le com­mis­saire. « C’est un bu­reau por­ta­tif, confirme de son cô­té l’ad­ju­dant­chef Vincent Sou­ma­gnas à la tête de la bri­gade d’Am­ba­zac. On peut tra­vailler de­puis le ter­rain et nous consa­crons plus de temps à la po­pu­la­tion. L’idée est celle d’une meilleure com­pré­hen­sion ré­ci­proque entre gen­darmes et po­pu­la­tion. » Cette mé­thode de tra­vail pré­sen­tée à la presse comme « to­ta­le­ment nou­velle mais à moyens constants » s’ac­com­pagne d’un sui­vi pré­cis. « Un groupe de pi­lo­tage et de sui­vi a été créé à L’Au­rence à Li­moges. Deux autres le se­ront à Beau­breuil et La Bas­tide », a ex­pli­qué le pré­fet Ra­phaël Le Mé­hau­té, as­su­rant que les ef­fets de cette po­li­tique se res­sen­ti­raient sur le moyen terme.

« Une mé­thode nou­velle mais à moyens constants »

PHO­TOS FRANCK LA­GIER

LI­MOGES/AM­BA­ZAC. Le pré­fet Ra­phaël Le Mé­hau­té a pré­sen­té sur le ter­rain la po­lice de sé­cu­ri­té du quo­ti­dien.

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